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Aux villes saintes de l'islam / Suivi de Notes de mon voyage à La Mecque
Cherif Mohamed Ben
DU FELIN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782866458584
En octobre 1913, l'officier algérien Mohamed Ben Cherif s'embarque pour La Mecque afin d'accomplir son pèlerinage. Sobrement intitulé aux Villes Saintes de l'Islam, son récit de pèlerinage est l'un des tout premiers textes écrits et publiés en langue française par un musulman d'Algérie. Servi par un style alerte et poétique à la fois, ce récit dresse le tableau du dernier grand pèlerinage de l'Empire ottoman avant la Première Guerre mondiale. L'auteur nous dévoile un monde en pleine effervescence, où de nombreux musulmans cherchent à fuir la colonisation pour se réfugier en Syrie ou à Médine. C'est dans ce contexte que Ben Cherif fut chargé par le gouvernement général d'Alger d'une mission politique : celle d'enquêter sur le devenir de ses compatriotes ayant fait le choix de partir en Syrie. Resté inédit jusqu'à ce jour, le rapport d'information rédigé par Ben Cherif a la veille de la Grande Guerre nous permet de mieux saisir la réalité de son pèlerinage en même temps qu'il constitue une source de première main pour comprendre les motivations et les conditions de vie des exilés algériens en Orient, leurs espoirs mais aussi leurs désillusions.
Résumé : L'avènement de la démocratie a remis en question la conception commune à toutes les traditions religieuses où l'ordre politique "juste" et "légitime" doit être l'incarnation d'un ordre supérieur selon la volonté de(s) Dieu(x). Les autorités religieuses ont alors recherché des principes de démocratie dans les faits fondateurs des différentes religions, après et en même temps que d'autres adeptes des mêmes traditions continuaient à la rejeter comme un système de gouvernement "sans Dieu(x)", "sans foi ni loi" et ne pouvant que conduire à la "perdition" des sociétés qui l'adoptent. Les contributions ici réunies montrent, chacune à sa façon et par-delà les différences inhérentes à chaque tradition, époque ou pays, de profondes similitudes. Partout, depuis le XVIIIe siècle, les processus de démocratisation, et la sécularisation qui les ont accompagnés, ont engendré une idéologisation de la religion en conflit avec les institutions et les formes traditionnelles. Pour certaines traditions, cette réaction est encore dominante ; les processus de démocratisation n'étant encore qu'à leur début. Pour d'autres, les conquêtes démocratiques et les échecs enregistrés par les idéologies religieuses ont conduit à une marginalisation de ce dernier phénomène au profit de l'apparition d'expressions politiques se référant à la religion tout en intégrant l'idée démocratique. Qu'en sera-t-il à l'avenir, avec l'accélération et l'intensification des processus de mondialisation ?
Résumé : L'auteur de ce livre est une des figures de la gauche tunisienne. les témoignages qu'il nous livre ici racontent une tranche de vie qui tourne autour de la parole : donnée, tenue, lancée comme une bouteille à la mer, enseignée, hurlée à la face des pouvoirs, jamais reprise, jamais tue... C'est l'histoire d'une conversion à l'idée démocratique solidement amarrée à l'engagement premier. le projet en filigrane de ce témoignage c'est l'émergence d'une autre subjectivité, d'un autre paradigme : ni les douces chimères, ni l'utopie forcenée mais l'attachement à deux exigences complémentaires et indissolubles : la liberté pour chacun et l'égalité pour tous.
Dans la plupart des pays musulmans, l'islam est proclamé religion d'Etat et source principale ou exclusive de toute législation. Depuis les années 1970, l'impasse des modernisations autoritaires et des politiques de développement qu'elles ont inspirées a fait le lit de mouvements qui revendiquent le "retour à l'islam" et rejettent les modèles qualifiés d'occidentaux. Dès lors, l'approche des réalités islamiques s'est trouvée piégée par une opposition manichéenne entre un islam éternel qui serait par essence réfractaire à la séparation entre le politique et le religieux, à la démocratie et aux droits de l'homme, et un Occident tout aussi éternel et dont l'essence aurait été à l'origine de la modernité. S'inscrivant contre cette vision essentialiste commune aux partisans de l'islam politique et à une certaine islamophobie "savante", ce livre fait le point sur la genèse et l'évolution des doctrines et des conceptions politiques qui se réclament de l'islam, en restituant les catégories qu'elles mobilisent (Califat, sharî'a, ûmma, etc.) dans les contextes culturels et historiques de leurs usages. L'approche historique et comparative adoptée ici conduit à la relativisation des schémas au nom desquels l'islam se trouve opposé à la "modernité occidentale"; elle permet de saisir les enjeux sociaux et politiques des débats actuels autour de questions comme la laïcité, le statut des femmes, la liberté de conscience, l'évolution du droit et des institutions, etc.
La pensée chinoise a trois fondements: le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme. Selon les époques, l'un de ces courants a prédominé, laissant les deux autres jouer en sourdine. Et aujourd'hui? Ni le taoïsme et son "laisser faire" (Wou wei), ennemi de tous les artifices de la civilisation, sceptique face au progrès, ni le bouddhisme, prêchant l'évasion hors de ce monde, ne paraissent aptes à assurer la stabilité d'un système politique et les règles de la vie sociale. On n'est pas surpris d'observer un regain du confucianisme, illustré par une dizaine de grands penseurs, parfaits connaisseurs de la philosophie occidentale. Bien sûr, on s'interroge sur les soubassements idéologiques d'un tel renouveau. Cinquante années après le marxisme maoïste, dans une Chine préoccupée essentiellement par son développement économique, cette réhabilitation du confucianisme peut être interprétée, tantôt comme une utopie, tantôt comme le témoignage d'un nationalisme rétrograde. Que ce retour aux sources ne soit en rien une stagnation stérile, mais qu'il manifeste la vivacité d'une philosophie riche de possibles, voilà l'enjeu de ce livre. Biographie: Régine Pietra est professeur de philosophie à l'université de Grenoble. Elle est l'auteur d'un essai sur Paul Valéry (Valéry, directions spatiales et parcours verbal, Minard, 1981) et de Sage comme une image, figures de la philosophie dans les arts (Le Félin, 1992).
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. " Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera déporté en 1944 à Buchenwald. " Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer ? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Jacques Lusseyran deviendra un brillant conférencier et enseignera la littérature française dans différentes universités américaines. En 1971, il meurt dans un accident de voiture. Il a alors 47 ans. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté intérieure face à l'adversité.
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera. déporté en 1944 à Buchenwald. Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté face à l'adversité.
Biographie de l'auteur Jean-Marie Vincent (1934-2004). Philosophe et sociologue, il fonde en 1968 et dirige jusqu'en 2002 le département de sciences politiques de l'Université Paris VIII. Il lance les revues Futur antérieur en 1990 puis Multitudes en 2001. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont La théorie critique de l'École de Francfort, Paris, Galilée, 1976 ; Critique du travail, Paris, PUF, 1987 ; Vers un nouvel anticapitalisme (avec Michel Vakaloulis et Pierre Zarka), Paris, Le Félin, 2003.