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La ville ouest-africaine. Modèles de planification de l'espace urbain
Chenal Jérome
METISPRESSES
44,00 €
Épuisé
EAN :9782940406180
Croissance rapide, villes ingérables, crise urbaine, macrocéphalies: les villes d'Afrique de l'Ouest ne seraient plus planifiables, du moins pas avec les instruments classiques de l'urbanisme. Sans nier le rôle des méthodes participatives pour faire la ville, il semble nécessaire de revenir sur les plans, sur les modèles de villes, sur ce qu'ils véhiculent et sur la manière dont ils sont construits. Mais il faut également descendre dans la rue, à même le sol, pour appréhender la ville dans toute son épaisseur. La ville ouest-africaine propose un regard sur une double échelle. A l'échelle urbaine, il s'agit d'analyser les parcours historiques, le développement spatial, les documents d'urbanisme, afin de faire émerger les grandes tendances qui se dessinent au-delà des plans. A l'échelle de l'espace public, la rue est analysée comme lieu de fixation des enjeux de la ville. En innovant dans les méthodes, en testant des protocoles nouveaux, La ville ouest-africaine fait émerger une vision peu classique de Nouakchott, de Dakar et d'Abidjan, les trois terrains de cette investigation. La ville d'aujourd'hui, en Afrique ou ailleurs, doit réinterroger ses multiples dimensions sociales, économiques, culturelles, politiques, spatiales: pour cela, la recherche urbaine remet en question ses propres méthodes.
Résumé : Depuis 40 ans, l'Ecole suisse d'archéologie en Grèce conduit des investigations dans le Sanctuaire d'Apollon Daphnéphoros, divinité poliade de la cité d'Erétrie. L'exploration en 1978 du secteur nord du sanctuaire permit la découverte d'une aire sacrificielle contenant un matériel d'une abondance et d'une richesse exceptionnelles. Cet espace sacré que l'auteur interprète comme un lieu de culte dédié à Artémis est, avec le Sanctuaire d'Apollon Daphnéphoros, le plus ancien sanctuaire urbain attesté à ce jour dans le monde grec. Les Erétriens y vénéraient sans doute la déesse en qualité de patronne des activités féminines, de régulatrice des eaux qui inondaient parfois leurs maisons et de protectrice des navigateurs. Si fragmentaires que soient les données recueillies, l'Aire sacrificielle constitue une source essentielle pour notre connaissance de la cité eubéenne et des pratiques cultuelles aux époques géométrique et archaïque. Les rites, organisés dès la fin du VIIIe siècle avant J.-C. autour d'un autel, s'y déroulèrent durant plus de deux siècles et furent sans doute l'?uvre des femmes de la cité. L'analyse du mobilier laisse apparaître une évolution du répertoire des offrandes: à l'époque géométrique, des hydries, des objets personnels d'origine surtout orientale et des ossements de viandes brûlées sur l'autel en l'honneur de la divinité; à l'époque archaïque, des hydries miniatures, des cruches à haut col, de rares objets personnels liés en majorité au travail de la laine, ainsi que des ossements de viandes cuisinées à l'intention des participants au rituel. Cette évolution traduit le changement des mentalités, mais aussi la modification du statut de l'individu au sein de la cité.
Résumé : Votre enfant ne tient pas en place ? Il peine à se poser ? Il souffre de la discipline scolaire ? Efficace, ce guide aborde les notions de l'attention en profondeur pour permettre à l'adulte accompagnant de comprendre et d'accompagner l'enfant et l'adolescent. Il propose des exercices de techniques psychocorporelles (sophrologie, yoga, massages, méditation, etc.) pour pratiquer à la maison afin d'instaurer des pratiques permettant de cultiver l'attention de manière créative.
Depuis la Réforme, les collections d'art à Genève connaissent une tension constante entre les valeurs morales du protestantisme et les idées cosmopolites issues du réseau européen. Histoire des collections genevoises du XVe au XIXe siècle se penche sur ce rapport dialectique en réunissant les actes d'une journée d'étude organisée le 7 mai 2010 à l'Université de Genève. Ce volume est le premier jalon d'un programme de recherche universitaire qui cherche à valoriser le patrimoine genevois dans une perspective internationale.
La carrière du peintre Georges Chaix (1784-1834) est similaire à celle de nombreux artistes qui ont étudié chez les grands maîtres parisiens entre la fin du XVIIIe et le premier tiers du XIXe siècle et qui sont injustement tombés dans l'oubli. Elle est révélatrice de la dureté du métier qui, bien souvent, permet difficilement d'en vivre, et des nombreux sacrifices que doivent concéder les artistes qui rêvent de devenir peintres d'histoire. Elève de Jacques-Louis David à Paris à l'apogée du néoclassicisme, Chaix est témoin des mutations que connaît la peinture d'histoire jusqu'au triomphe du romantisme. Arrivé à Genève en 1815, il y tente sa chance comme successeur de Jean-Pierre Saint-Ours dans le genre héroïque antique. Mais Chaix cède au goût sentimental des amateurs d'art, attirés par la vie pittoresque de personnages célèbres du Moyen-Age ou de la Renaissance, dans la veine des romans de Walter Scott. En 1824, il prend part au premier concours de peinture d'histoire nationale genevoise célébrant l'entrée de la Cité lémanique dans la Confédération helvétique avant de succomber, à l'instar d'Eugène Delacroix, au romantisme lié à l'indépendance de la Grèce. Grâce à la découverte de sources archivistiques, de peintures et de dessins inédits, le présent livre apporte un éclairage nouveau sur la vie artistique à Genève sous la Restauration et sur la Société des Arts à travers l'oeuvre de Georges Chaix.
Mauro Carbone est Professeur de Philosophie (spécialité: Esthétique) à la Faculté de Philosophie de l'Université Jean-Moulin Lyon 3, ainsi que membre senior de l'Institut Universitaire de France.
De nombreux auteurs ont mis au jour les conditions qui ont conduit à penser autrement la ville au tournant des années 1900: un savoir qui se forme au carrefour de plusieurs disciplines, l?adoption de nouvelles méthodes de gestion par les personnels administratifs, la création de nouveaux cadreslégislatifs, les actions d?un milieu réformateur qui conduisent au renouvellement des pratiques et du métier. Mais, très peu d?entre eux se sont intéressés aux dispositifs matériels par lesquels s?est élaborée une pensée, se sont formés des concepts et se sont légitimées des démarches. Enrico Chapel s?attache à l?un d?entre eux: la statistique graphique. En suivant une approche sociohistorique, il montre que l?urbanisme naît de deux fascinations: celle du désordre urbain, étroitement lié à l?essor de la ville industrielle et des échanges capitalistes, et celle du nombre. L?auteur montre que la statistique graphique devient un outil incontournable pour nombre d?architectes au nom d?une analyse exacte, voire scientifique du phénomène urbain, ainsi que la condition de possibilité d?un projet spatial qui se veut objectif et prédictif à la fois.
A presque un siècle de la Déclaration de La Sarraz, acte fondateur des Congrès internationaux d'architecture moderne et, par extension, de l'urbanisme moderne, des questions nouvelles se posent pour le futur d'une planète majoritairement urbaine. Largement connue et en partie justifiée, la critique à l'égard des principes des CIAM, des projets et des résultats concrets en découlant n'a jamais suffisamment tenu compte de leur décalage avec les défis environnementaux et sociaux de la ville contemporaine. Conçu pour atteindre des objectifs d'émancipation sociale, le cadre urbain des derniers cent ans se doit d'être évalué quant à sa résilience face aux crises écologiques qui s'annoncent. En somme, quid de la ville moderne en tant que relais entre la première modernité et le projet de transition écologique ? Cet ouvrage aborde cette problématique aussi bien sous un angle théorique et critique, qu'à travers l'étude de l'évolution de la ville moderne dans son épicentre géographique européen et en dehors de celui-ci. Des thèmes de recherche originaux sont ainsi esquissés entre visions globales et cas d'étude, diagnostics et prospectives, en reconstituant les trajectoires d'éminentes personnalités et de collectifs dynamiques. Il s'en dégage une aporie disciplinaire saisissante, celle de la trajectoire prise par la ville du 20e siècle, sans doute prometteuse pour les individus, mais fort ambiguë pour les communautés et certainement trop exigeante pour la biosphère.