D'où vient le français? D'où tire-t-il son origine, ses racines? Quels sont les textes les plus anciens de la langue française? Quels sont les premiers ouvrages écrits en français? Comment cette langue s'est-elle enrichie et "normalisée" jusqu'à faire l'objet des tout premiers dictionnaires? Aux IXe et Xe siècles, en effet, l'idée même du dictionnaire de langue française n'a pas encore éclos, et il faudra six siècles pour y parvenir. Qu'il y ait eu un monde sans dictionnaires, dès l'instant où les hommes ont imaginé l'écriture, nous paraît aujourd'hui invraisemblable. Et pourtant, ce concept a été "inventé" dans un pays, et à une époque donnés: en France, au XVIe siècle. Que l'on soit obligé d'expliquer les mots que l'on utilise dans sa propre langue paraissait jusqu'alors quelque chose d'inconcevable: leur sens relevait de l'évidence, puisqu'on les employait. Aux origines du français retrace cette fabuleuse aventure de notre langue, à travers ses textes fondateurs et emblématiques, invitant le lecteur à un voyage dans le temps, les mots, la culture et l'histoire.
Résumé : Un dictionnaire de référence pour l'école, avec 5300 mots du langage courant, de nombreuses illustrations et 300 quiz pour se tester, Mon premier dictionnaire est un outil incontournable pour apprendre et réussir, tout en s'amusant.
Inconditionnel de la République, rebelle par amour de la Justice, passion de l'égalité, rejet des conservatismes et de la réaction bourgeoise, Léon Blum a marqué de son empreinte l'histoire du socialisme français. Anticonformiste, il défend les avant-gardes littéraires, fustige l'institution du mariage et milite pour le droit de vote des femmes. Devenu homme d'Etat avec la victoire du Front populaire, il reste critique envers la République quand elle trahit ses engagements, mais combat ses ennemis quand elle est en danger. L'artisan de la semaine de 40 heures et des congés payés affronte avec courage les juges du régime de Vichy lors de son procès en 1942, qu'il transforme en vibrant plaidoyer pour les institutions démocratiques. Voici réunis les grands textes de cet insoumis qui, sa vie durant, n'a jamais cessé de défendre sa vision d'un socialisme humaniste, dans le sillage de Jaurès.
Chants, poèmes, lettres, discours, graffitis inscrits sur les murs des prisons avec leur sang, airs fredonnés par les "soutiers de la gloire", comme les appelait Pierre Brossolette.... De Jean Moulin à Berty Albrecht, du cardinal Saliège au pasteur Boegner, de René Cassin à Henri Frenay, de Louis Aragon à Max Jacob, les héros connus ou moins connus de la Résistance ont choisi de désobéir à des lois pour obéir à leur conscience. Les mots du peuple de la nuit évoquent moins la haine ou le désir de vengeance que l'espoir et la vie. Contre la terreur et l'arbitraire, contre le défaitisme et la résignation, ces voix de la liberté chantent à l'unisson la même leçon de courage et d'insoumission.
De Voltaire à Robert Badinter, de Victor Hugo à Victor Schoelcher, Jean Jaurès, Albert Camus, voici réunis les grands textes du combat contre la peine de mort. Combat des Lumières contre l'inhumanité des supplices sous l'Ancien Régime. Combat philanthropique, libéral ou républicain après la Révolution, alors que la France s'industrialise et que la figure du " misérable ", du prolétaire, se confond de plus en plus avec celle du criminel. Combat de la raison et de la justice contre un châtiment qui n'eut jamais l'effet dissuasif invoqué par ses défenseurs. Discours, pamphlets, poèmes, chansons : les abolitionnistes manient l'ironie ou l'indignation, convoquent l'histoire, la morale, la statistique... Devant cette richesse inventive, il est aujourd'hui difficile, trente-cinq ans après la dernière exécution capitale, de concevoir qu'on ait pu si longtemps continuer, selon le mot terrible de Robert Badinter, à " couper des hommes en deux ".
Droit au travail, justice sociale, émancipation des femmes, souveraineté populaire, abolition de l'esclavage, liberté de réunion, fraternité universelle... Autant de débats, autant d'espoirs et de promesses portés parla révolution de 1848 et le "printemps des peuples", laboratoire d'idées, batailles de rue et batailles de mots, effervescence contagieuse venue secouer la vieille Europe et tracer les voies du progrès démocratique. De Victor Hugo à Lamartine, de George Sand à Joseph Proudhon, Auguste Blanqui, Marie d'Agoult, Victor Considérant, Marx, voici réunis les grands textes de combat de ce "moment 48", mélange détonnant d'utopie et de réalisme, d'optimisme et d'inquiétude, d'émancipation et de rêve. Un rêve finalement brisé par la répression féroce d'un printemps qui en annonçait beaucoup d'autres.