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Comment devient-on architecte ?
Chemetov Paul ; Cohen Jean-Louis ; Lenne Frédéric
PARENTHESES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782863644485
Homme de conviction, Paul Chemetov a compté parmi les architectes et urbanistes qui, dès les années cinquante et soixante, ont donné un coup de pied dans la fourmilière, faisant valser les certitudes de l'académisme des Beaux-Arts. Membre actif de la coopérative de l'AUA de 1960 à 1885, dont la radicalité a ouvert une brèche dans l'architecture conventionnelle de l'après-guerre, il a toujours plaidé pour une pratique collective, politique, sociale et réflexive. Concepteur prolifique de logements sociaux et de bâtiments publics, enseignant dans plusieurs écoles d'architecture, il a ainsi souvent écrit et fait entendre sa voix sur les' questions les plus contemporaines. Servi par une écriture au style personnel et non privée d'humour, son regard analytique se porte ici sur sa propre vie. Sur la formation qu'il a suivie, ses prises de position, ses rencontres fondatrices et les grandes étapes de sa carrière. Le récit de ce long itinéraire architectural, jonché de bonheurs et d'obstacles, est l'autoportrait d'une personnalité engagée, dans lequel se reflète un demi-siècle d'une intense vie sociale et politique. Celui au cours duquel il est devenu cet architecte-là.
Architecture, un art nécessaire s'efforce de répondre à la question: "L'architecture, c'est quoi?" Jean Jenger ne part pas de considérations historiques ou esthétiques. Il appréhende l'architecture dans sa réalité immédiate, matérielle et objective. En considérant que tout espace construit par l'homme pour l'homme est architecture, il offre un nouveau regard sur cet art omniprésent. L'architecture n'est pas le produit de l'architecte seul. Intimement enracinée dans la société, elle en retranscrit les forces et les faiblesses, les ambitions et les doutes. Art nécessaire et incontournable plus qu'aucun autre, elle peut rendre la vie des hommes plus facile ou plus malaisée. Elle est donc politique. Pourtant, le politique, qui lui porte généralement peu d'intérêt, en connaît mal l'importance et les enjeux. Le texte de l'auteur est étayé par de nombreux écrits puisés, depuis Vitruve, chez les historiens, architectes, ingénieurs, philosophes, hommes politiques... et par une iconographie abondante au service des idées.
Résumé : Ce pamphlet, premier Manifeste du parti urbain, part d'un constat : la France est urbaine. La ville devrait donc être la question centrale de sa politique intérieure. Accepter l'identité de la banlieue, en accueillir l'hétéroclite, comprendre en quoi elle dessine notre futur, sans renoncer à l'unité citoyenne, à l'espace public : Paul Chemetov nous propose ici de devenir un peu plus urbains, un peu plus humains. La réussite de ce projet dépendra de ce que tous, architectes et citoyens, nous déciderons d'investir dans le bien commun.
Résumé : Les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) comptent en 2017 environ 600 000 places, alors qu'en 2060 les besoins seront doubles : 20 millions de Français auront atteint ou dépassé les 60 ans, 12 millions les 75 ans et on comptera plus de 1, 2 million de personnes dépendantes au sens de l'aide personnalisée à l'autonomie (APA). Au coeur de cette révolution discrète de la prise en charge des personnes âgées, le projet architectural de l'Ehpad traduit dans l'espace un projet d'établissement et un projet de soins, qui nécessitent un travail d'équipe associant dès l'amont les futurs utilisateurs. Concevoir et construire un Ehpad rassemble les bases et donne les exemples indispensables au bon déroulement d'un tel processus : -les composantes historiques et l'environnement réglementaire de l'Ehpad, qui est à la fois un lieu d'habitation, un lieu de soins, un espace de vie collective, un établissement recevant du public (ERP), un restaurant, mais aussi et surtout un lieu de travail pour les multiples catégories de personnel qui assurent le bon fonctionnement de la résidence ; -les principales notions indispensables à la compréhension du fonctionnement de l'Ehpad : tarifications, financements, groupes iso-ressources (GIR), aide personnalisée à l'autonomie, catégories d'établissements (public hospitalier ou non hospitalier, privé lucratif ou non lucratif), etc. ; - une double approche de la programmation, par type d'espace (chambre, unité d'hébergement, restaurant, espaces communs, espaces extérieurs...) et par type d'usage, à partir d'une analyse détaillée de la journée du résident, en mettant en avant les prescriptions qualitatives essentielles ; - une présentation de plus de trente Ehpad récents de 50 à 200 chambres, urbains, périurbains et ruraux, avec plans identifiant les catégories d'espaces sur les différents niveaux ; - une analyse technique de plusieurs dizaines de chambres d'Ehpad, aux surfaces de 19 à 35 m2.
Lorsque Maurice Jardot demanda à Le Corbusier s'il accepterait de reconstruire la chapelle sur ses plans, celui-ci répondit : "Une chapelle de pèlerinage ? ça m'intéresse ! C'est un problème de robinets". Une fois achevée, il reconnut : "Solide et imperturbable, André Maisonnier a tout vu, tout fait". Claude Maisonnier son fils, retrace ici cette collaboration exceptionnelle et particulière à l'aide des archives de son père et de Le Corbusier qui, s'adressant à l'archevêque de Besançon lors de la bénédiction de la chapelle, disait : "Le sentiment du sacré anima notre effort. Des choses sont sacrées, d'autres ne le sont pas, qu'elles soient religieuses ou non".
Résumé : " Un bon architecte n'est point un homme ordinaire, puisqu'indépendamment des règles fondamentales de son art, il est important qu'il soit muni de la théorie de ceux qui y ont relation, tels que les mathématiques, la perspective, la sculpture, la peinture, l'art du jardinage, la coupe des pierres, la menuiserie, la charpenterie, etc. tout est de son ressort. Il lui est également essentiel d'être homme de lettres, d'avoir reçu une éducation cultivée, et d'être d'une probité à toute épreuve ; Vitruve exigeait même que nous eussions des connaissances de la philosophie, de la physique expérimentale, de la médecine et de la musique. Qu'on juge donc par là de l'importance de cette profession, " Jacques-François Blondel, Discours sur la nécessité de l'étude de l'architecture, 1754. " Un sous-ingénieur doit avoir été doué d'un génie vaste et pénétrant, capable de découvrir les rapports, de saisir les objets les plus éloignés, d'atteindre les choses les plus abstraites, et d'en faire les applications les plus heureuses. Son esprit doit être cultivé pour soutenir par la force et la solidité de ses raisonnements, la profondeur et l'étendue de ses recherches : il doit avoir aussi reçu de la nature une âme sensible et patriotique pour hâter les projets qui lui paraîtront utiles à l'Etat et à ses compatriotes, et du goût pour distinguer les plus utiles et les moins dispendieux. " De Bourges, Dissertation d'élève de l'Ecole des ponts et chaussées, 1779.
Rafael Moneo a consacré une grande partie de son activité professionnelle à l'enseignement et à la critique. Dans cet ouvrage, il a réuni les cours délivrés dans les années quatre-vingt-dix à la Harvard Graduate School of Design dans lesquels il analyse les oeuvres de huit architectes contemporains: Stirling, Venturi & Scott Brown, Rossi, Eisenman, Siza, Gehry, Koolhaas et Herzog & De Meuron. Le terme d'"intranquillité", introduit dans le titre, fait référence à la manière dont certains architectes abordent leur discipline, mêlant réflexion et pratique, et produisant des essais critiques plus dictés par la recherche que par l'élaboration d'une théorie systématique qui nourrit véritablement leur oeuvre. Le terme "stratégie" peut être interprété ici comme une série de mécanismes, de procédés, de paradigmes et de stratagèmes formels qui apparaissent dans l'oeuvre des architectes contemporains: ce sont eux qui permettent de configurer leurs projets. Ce livre constitue également le témoignage précieux, direct et immédiat d'un praticien qui a lui-même grandement contribué à l'évolution de l'architecture contemporaine.
La terre est le matériau de construction le plus répandu dans le monde : la très grande majorité de l'habitation humaine l'utilise. Depuis les exemples vernaculaires qui cumulent des siècles d'expériences et un savoir-faire très élaboré, jusqu'aux réalisations contemporaines qui intègrent un réel degré de sophistication et une recherche technique très poussée, la construction en terre révèle la richesse et la variété de son potentiel tout en s'adaptant à des contextes très variés. Ce traité a l'ambition de servir de manuel pratique et didactique. Il s'adresse à tous les acteurs des projets de construction : décideurs, planificateurs, conducteurs de travaux, architectes, ingénieurs, entrepreneurs, maçons, mais aussi étudiants et chercheurs. Les 600 illustrations assurent une parfaite lisibilité pour tous les intervenants dans l'acte de bâtir.
Aix-en-Provence, sa région et Marseille constituent pour l'étude du «phénomène» de la bastide un terrain privilégié. Capitale de la Provence d'Ancien Régime, Aix abritait une forte densité de population noble, souvent fortunée. À Marseille, le remarquable développement du commerce engendrait une riche classe de négociants qui s'affirmait comme telle. Aristocratique ou bourgeois, le mode de vie était le même, souvent fastueux, quelquefois même ruineux.Très cultivée, la haute société était perméable à tous les courants de pensée, nationaux et ultramontains, sans renier pour autant son identité provençale. Un mécénat actif mettait à son service des artistes à la formation éclectique qui s'exprimèrent surtout en milieu urbain ou périurbain, dans les hôtels particuliers et les pavillons ou «folies». Il semble que la bastide soit restée le domaine d'élection d'une expression plus spécifiquement locale.Apparues au début du XVIe siècle, les bastides se multiplient surtout au XVIIe et au XVIIIe siècle qui voient leur plein épanouissement. Le «phénomène» de la bastide répond en effet à de multiples exigences: placement sûr, au rapport souvent élevé, résidence secondaire, lieu de loisir et de repos, c'est enfin, par le luxe de son décor, le charme de ses jardins, le signe d'appartenance à la caste des privilégiés de la fortune.Les bastides s'établissent le long des rivières, dans les vallons ou dans les plaines, à «quelques lieues» des villes mais aussi sur le terroir des villages environnants, bientôt touchés par cette pratique d'achat de biens fonciers. Les Aixois acquièrent ainsi de grands domaines à Rognes, Puyricard, Lambesc, Bouc-Bel-Air, Eguilles, Saint-Cannat, etc., les Marseillais à Lançon, Berre, etc. Le modèle aixois s'exporte dans les territoires tels le Vaucluse, le Var ou les Alpes-de-Haute-Provence où par son origine et le jeu des alliances la noblesse aixoise possédait de vastes propriétés.Plus qu'un simple fait architectural, ou comme tout fait architectural, la bastide exprime en définitive la quintessence d'un monde et c'est son étude globale qui permettra d'en dégager l'originalité qu'il s'agisse du poids politique dune institution ayant régi pendant plus de deux siècles le marché foncier de la région, orienté son agriculture ou de la signification qu'elle revêt en termes de civilisation.