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Théâtre/Public N° 219, Janvier-mars 2016 : Arts de la scène contemporaine en Inde
Chemana Martine
THEATREPUBLIC
16,00 €
Épuisé
EAN :9782842607081
Théâtre/public poursuit son enquête sur les théâtres contemporains d'Asie. Après le Japon, la Chine, la Corée, ce numéro, dirigé par Martine Chemana, laisse largement la parole aux artistes et critiques indiens et propose un panorama des auteurs, des formes de spectacle et des questions qui se posent aujourd'hui au sein de cet immense subcontinent. Si les spectateurs français connaissent surtout les formes traditionnelles indiennes, ils savent moins combien les expérimentations de toutes sortes (danse, nouvelles technologies, performances, etc.), les expériences hybrides mélangeant la tradition et l'écriture moderne, le corpus occidental (Shakespeare, Ibsen) et les manières de jouer ou de penser y sont nombreuses. Ce qui frappera surtout, c'est l'étendue et la diversité des pratiques, selon les régions, les genres, les villes et les individus. Enfin, ce numéro publie deux pièces inédites et récemment traduites à l'initiative d'Annette Leday, qui donneront une idée plus précise des nouvelles écritures indiennes.
Si le monde actuel connaît une forte augmentation des pathologies dépressives, ou dites dépressives, la question du statut que le psychanalyste leur donne n'est pas simple. Il peut en effet être tenté d'analyser ce phénomène « de l'extérieur », en dénonçant la généralisation d'un diagnostic qui en dirait plus long sur le discours médical contemporain que sur le sujet qui se dit déprimé. Il peut aussi distinguer de façon très marquée la mélancolie d'un côté, et de l'autre des troubles névrotiques de l'humeur, qui seraient nettement moins bien caractérisés. Mais il ne peut éviter cependant d'aller un peu plus loin: à supposer que la généralisation du diagnostic de dépression n'aille pas de soi, ce qu'il faut, pour le moins, c'est tenter de l'éclairer. Or dès lors qu'on tente de le faire on s'aperçoit selon les mots d'un des articles du dossier que « le dépressif est celui qui est le mieux à même de nous apprendre quelque chose de notre monde ».
Résumé : La psychanalyse a produit avec Freud une mutation sans précédent dans la conception de l'homme : désormais nous savons qu'un déterminisme inconscient organise notre existence. Ce déterminisme se révèle clairement, avec Lacan, comme celui du langage lui-même. Dès lors que la psychanalyse reconnaît cette dimension, elle doit, bien sûr, lui laisser toute sa place dans la théorie. Celle-ci a sa rigueur, qui n'est pas seulement liée à un usage réglé des concepts. Mais il faut poser surtout qu'elle ne se réduit jamais à un ensemble d'énoncés où l'on oublierait l'énonciation.
Extrait de l'avant-propos de Jean-Pierre LebrunCe nouveau livre de Roland Chemama est le vingtième ouvrage à paraître dans la collection «Humus, subjectivité et lien social», que les éditions érès ont inaugurée en 2003 avec Clivage et modernité 1 du même auteur. C'est dire si nous pouvons être satisfaits de cette constance et de cette fidélité. Cette dernière est d'ailleurs également celle des lecteurs qui se sont montrés très nombreux à partager les intérêts pour les questions soutenues par ladite collection.Rappelons que nous avons mis cette initiative sous l'exergue d'une phrase de Jacques Lacan extraite de la Note qu'il adressait aux collègues italiens en 1973: «Le savoir par Freud désigné de l'inconscient, c'est ce qu'invente l'humus humain pour sa pérennité d'une génération à l'autre.» Ainsi que nous l'avançons dans le texte de présentation de la collection, notre objectif est d'accueillir des textes qui tentent de conceptualiser les effets de la mutation contemporaine du lien social sur la subjectivité. Faut-il préciser que la tâche est à cet égard loin d'être terminée; elle ne fait même peut-être que prendre sa véritable assise tant il est aujourd'hui admis par la plus grande partie de la communauté analytique que l'importance des changements sociaux est à prendre en compte et à corréler avec les nouvelles façons de s'adresser au psychanalyste, voire avec les modifications de la cure analytique elle-même.Et c'est là que nous voulons mettre en évidence l'importance de ce vingtième volume.Si le travail de Roland Chemama a inauguré la présente collection, celui qu'il nous propose aujourd'hui y inscrit un tournant crucial.Il s'agit aujourd'hui d'ouvrir le champ à ceux qui souhaitent poursuivre le travail en s'engageant davantage dans l'actualité de leur clinique et en consentant à rendre compte de la façon dont ils travaillent les difficultés à l'oeuvre.C'est ce nouveau défi que se donne la collection «Humus» pour les volumes à venir: qu'ils témoignent de la façon dont l'analyste soutient aujourd'hui de se faire le lieu d'adresse pour les sujets qu'il rencontre. Nous la sous-titrerons désormais «le désir de l'analyste en acte». Et nous sommes ravis et heureux de constater que telle est bien l'orientation du nouvel ouvrage de Roland Chemama.Rompant avec la distance et le retrait qui caractérisaient habituellement l'analyste - mais sans pour autant en faire un nouveau précepte -, l'auteur ne s'avance plus masqué mais atteste plutôt de la voie qu'il essaye de frayer entre fidélité à la lettre et récusation du savoir transmis, entre adhésion à la tradition et nécessité de tout inventer: «[Ce] dont il s'agira, dans cet ouvrage, c'est de montrer de quelle façon la psychanalyse, qui a démontré les déterminations inconscientes du sujet humain, le met cependant, pour finir, face aux responsabilités qui sont les siennes. À tout le moins [...], elle l'appelle à s'engager dans une véritable énonciation. On voit l'enjeu: il est éthique.»
Ce livre éclaire, en relation avec le terrorisme et à partir de la psychanalyse, le vécu collectif et individuel contemporain, tel qu'il se révèle notamment dans les cures. Deux psychanalystes abordent le traumatisme généré, tant au niveau collectif qu'au niveau individuel, par les actions terroristes récentes. Leur réflexion part du plus singulier, de ce dont, au fil des séances, peuvent parler les sujets qui les consultent. Ils constatent en effet un malaise diffus dans la plupart des cures dont ils ont la charge. Les patients en analyse ne parlent évidemment pas exclusivement des attentats djihadistes. Mais néanmoins dans le quotidien des séances se manifeste une angoisse plus ou moins latente, liée à l'impossibilité de prévoir d'où pourra venir le prochain coup peut-être plus encore qu'à l'horreur de ce qu'ils savent des massacres de masse qui ont eu lieu. S'agit-il d'un nouveau malaise dans la civilisation ?