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Chroniques romaines. Du concile Vatican II au pape Benoît XVI 1962-2012
Chélini Jean
CERF
26,40 €
Épuisé
EAN :9782204097369
Médiéviste de formation, Jean Chélini a été l'élève puis l'assistant de Georges Duby à la faculté de lettres d'Aix-en-Provence. Il a ensuite enseigné l'histoire du Moyen Age à Montpellier, mais il n'a jamais pu se déprendre de son intérêt pour l'histoire religieuse immédiate, en particulier pour celle de la papauté. C'est ainsi qu'il a été envoyé comme correspondant de presse à Rome pour suivre les travaux du concile Vatican II et qu'il s'est retrouvé régulièrement dans la Ville éternelle pour couvrir les grands événements du Saint-Siège. Il est devenu ainsi un familier de la Rome pontificale. Au bout de toutes ces années, presque un demi-siècle, traversant les pontificats de Jean XXIII, de Paul VI, de Jean-Paul II et aujourd'hui de Benoît XVI, ces " Chroniques romaines ", parues dans la presse quotidienne ou périodique, écrites d'une plume légère et rassemblées en un même ouvrage, offrent au lecteur un panorama circonstancié, parfois anecdotique, mais souvent révélateur des événements et des hommes du microcosme romain. A travers l'actualité, l'histoire sert de socle à l'auteur pour étayer son propos. Cinquante ans après l'ouverture du concile Vatican II, ces textes nous renseignent sur les actes, les gestes et les enseignements des papes contemporains, sur l'Eglise de Rome et, à travers elle, sur l'univers catholique. -- Jean Chélini, who trained as a medievalist, was first Georges Duby's pupil then his assistant at the Aix-en-Provence faculty of literature. He subsequently taught the history of the Middle Ages in Montpellier, but always retained an interest in current religious history, and in particular that of the papacy. As a result, he was sent to Rome as a press correspondent to report on the deliberations of the Second Vatican Council, and visited the Eternal City regularly to cover great events in the Holy See, so becoming a familiar figure in papal Rome. Covering almost half a century - taking in the pontificates of John XXIII, Paul VI, John Paul II and nowadays that of Benedict XVI - these Chroniques romaines first appeared in the daily press and periodicals. The articles, written in a light, enjoyable style, are assembled in one volume, affording the reader a panorama that is circumstantial and sometimes anecdotal, and often revelatory of the men and events in the Roman microcosm. History, via the prism of current affairs, furnishes the author with a platform from which he can expand his subject. Fifty years after the inauguration of the Second Vatican Council, this book informs us about the deeds, interventions and teachings of the contemporary popes, the Church of Rome and, through it, the Catholic universe itself.
Chiites dans les villes saintes d'Irak, sunnites à La Mecque, hindouistes à Bénarès ou catholiques à Rome, Lourdes ou Fatima, les pèlerinages rassemblent toujours d'immenses foules. Jean Chélini et Henry Branthomme reviennent sur ce phénomène cultuel si vivace. Avec passion et érudition, ils soulignent les multiples points communs qui, à travers l'espace et le temps, unissent religions et civilisations dans leur quête du divin. Les motivations, innombrables et pourtant si semblables, qui poussent l'homme à prendre la route en direction d'une grande basilique, d'une chapelle rurale ou d'un simple lieu-dit; la marche elle-même, qui éduque le pèlerin, guide ses pensées et ses gestes jusqu'au sanctuaire; l'arrivée enfin, où tous se rassemblent pour effectuer leurs dévotions, déposer des ex-voto et se procurer ces objets de piété qui, au retour, garantiront et conserveront les grâces reçues tout au long du pèlerinage. Recherches historiques et anthropologiques côtoient ici des témoignages personnels pour rendre sensible l'universalité du pèlerinage, dans l'histoire des hommes comme dans l'actualité immédiate.
Pour apprivoiser le temps, les hommes l'ont divisé en périodes égales et successives: années, mois, semaines, jours. Ainsi est né le calendrier. Chaque civilisation produit le sien. Ce livre voudrait nous faire prendre conscience que notre existence est rythmée par le calendrier chrétien. Les Eglises l'ont façonné, en incorporant et en christianisant des éléments antérieurs juifs et païens. Pâques commande l'année liturgique, l'Avent et le cycle de Noël l'inaugurent, la Toussaint nous réunit aux saints du ciel et Carnaval précède Carême! Que signifient ces fêtes chrétiennes, quelle influence ont-elles sur nos vies, pourquoi chaque jour a son cortège de saints qui nous servent de références et de modèles? A la différence des Anciens qui croyaient au retour de l'âge d'or, après l'âge de fer, à la différence des bouddhistes ou des hindouistes qui vivent dans un temps cyclique sans commencement ni fin, l'irruption du Christ dans le temps des hommes, son incarnation ont marqué le début de notre Histoire, qui désormais avance sans cesse et marche vers son accomplissement. Vécu au quotidien par tous ceux qui habitent notre pays, ce calendrier est un puissant levier d'intégration sociale. Portant avec lui ces souvenirs de notre histoire accrochés par la chronologie, il contribue fortement à l'identité et à la cohésion nationales. Un livre clair et tonique. Biographie de l'auteur Jean Chélini est agrégé d'histoire, docteur d'Etat ès-lettres et sciences humaines. Il est professeur émérite au Département d'Histoire de la Faculté de Droit et de Science Politique de l'Université Aix-Marseille III, Paul Cézanne. Il a créé et dirige l'Institut de Droit et d'Histoire Religieux d'Aix-en-Provence. Il a publié plus d'une vingtaine d'ouvrages concernant tous les aspects et toutes les périodes de l'histoire du christianisme depuis le haut Moyen Age jusqu'à la papauté contemporaine, en privilégiant la vie du peuple chrétien, ses croyances et ses pratiques, donnant ainsi à l'histoire de l'Eglise sa densité populaire et son ampleur sociale, tout en soulignant à travers plusieurs biographies le rôle essentiel des saints et des grandes figures de l'Eglise.
L'Eglise médiévale n'a jamais été en marge d'un monde laïcisé, elle reflétait l'humanité de son temps. Il faut donc considérer son histoire comme une dimension de l'histoire générale.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.