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On dirait vraiment le paradis
Cheever John ; Devaux Laetitia
FOLIO
6,60 €
Épuisé
EAN :9782070337347
Bien sûr, la tentation est grande de considérer ce dernier opus comme une oeuvre testamentaire. N'abusons pas des surinterprétations. Il n'empêche. Alors qu'il s'apprêtait à rejoindre le paradis des plus grands auteurs de short stories, Cheever a donné là un récit d'une mélancolie douce-amère, d'un humour parfaitement désabusé mais qui a la pudeur de ne pas céder au désespoir. (Frédéric Vitoux - Le Nouvel Observateur du 7 mai 2009 )Il en est des histoires de John Cheever comme de toutes les plus belles oeuvres d'art: un parfum de mystère, qu'elles soient façonnées par l'homme, peinture, sculpture, ou par la nature, fleur, paysage... Le charme magnétique qui s'en dégage est difficilement dicible, et ces nouvelles ou romans (celui-ci est l'un des derniers qui restaient à traduire en français de l'écrivain, mort en 1982) sont autant de tableaux dont la beauté le dispute à l'apparente simplicité...Son personnage, Lemuel Sears, est un homme vieillissant, deux fois veuf. Bien que, comme souvent chez Cheever, son histoire puisse avoir eu lieu il y a un siècle, on comprend qu'il traîne sa solitude dans le Manhattan du début des années 1980. L'homme se retourne parfois sur son existence bien remplie avec une nostalgie diffuse, car il ne comprend plus très bien le monde tel qu'il vient: l'avènement de la technique, de la consommation et du profit, balayant des pans entiers de culture et de souvenirs...Rien que de très simple au fond: «Le sentiment très fort d'être en vie sur cette planète. Ce sentiment très puissant de notre singularité, dans l'immensité de la création, de la richesse de nos possibilités.» (Sabine Audrerie - La Croix du 27 mai 2009 )L'humour et la délicatesse, le désespoir aussi, sont des marques de fabrique du nouvelliste américain qui fut un des principaux contributeurs du New Yorker. Il est ici question d'amour et de crime organisé, de pollution et d'homosexualité soudaine, d'un chien assassiné, d'une bagarre au supermarché et de voyance, mais l'auteur n'oublie jamais les lecteurs auxquels soi-disant il s'adresse dans la vieille maison, quand «les chiens dorment et les chevaux de selle - Dombey et Trey - s'agitent dans leur stalle», comme si c'était l'histoire qui était moderne, et ses lecteurs des êtres d'un autre temps...Dans cette aventure d'un vieil homme qui lutte contre la transformation en décharge d'un étang où il adorait patiner l'hiver, John Cheever s'amuse avec émotion à changer souvent d'angle, pas tant d'un point de vue moral que littéraire. (Mathieu Lindon - Libération du 18 juin 2009 )Au commencement, il est écrit: «Cette histoire est destinée à être lue au lit dans une vieille maison par une soirée pluvieuse.» On se croit au chaud dans un des volumes surannés de la Bibliothèque rose. On va vite être emporté au-delà des apparences du quotidien par la phrase sinueuse - élégance et humour doux-amer - de l'Américain John Cheever (1912-1982). Cheever, nouvelliste sensible et imaginatif, éminente signature du magazine The New Yorker, compagnon de la «plume chic et style» des John Updike, Raymond Carver, William Saroyan... (Martine Laval - Télérama du 24 juin 2009 )«On dirait vraiment le paradis» de John Cheever: un désespoir serein, un humour tranquille, une douce sensualité flottent sur ce court roman...La prose de Cheever possède une grâce, une souplesse incomparables. Les municipalités sont corrompues. Les gangsters portent des costumes trois-pièces...Avec John Cheever, cela coule de source, comme les ruisseaux dont l'eau était pure. Il était imbattable pour décrire la silhouette d'une inconnue: «Quand on vous la présentait, on avait le sentiment de l'avoir déjà vue lors d'un cocktail.» C'est un peu ce qui se passe avec Cheever: on l'identifie au bout d'une ligne ou deux. (Eric Neuhoff - Le Figaro du 25 juin 2009 )
Cheever John ; Mainard Dominique ; Lévy-Paoloni Fl
Comme les deux recueils de nouvelles précédemment parus au Serpent à Plumes - Insomnies et L'Ange sur le pont - Déjeuner de famille nous donne à voir l'univers des banlieues cossues de la côte est des États-Unis, les cocktail-parties, les plaisirs de la chair portés à une hauteur presque spirituelle, mais aussi la mélancolie, le mal-être, dont souffrent presque tous les personnages de Cheever, en quête de quelque chose qu'ils ne savent nommer mais dont l'absence leur est insupportable. John Cheever (1912-1982) fut le chef de file de l'école dite du New Yorker. Il s'inscrit dans la longue lignée de ceux qui, de Sherwood Anderson à J. D. Salinger et Raymond Carver, ont fait leur thème majeur de la difficulté d'exister, de la solitude viscérale de l'homme et de l'impossibilité de vivre ses rêves sans compromis.
Jill et Georgie Madison forment un couple heureux. Jill est une femme intelligente et cultivée que son mari soutient, aide et admire. Si elle rechigne aux tâches ménagères, arguant qu'elle a mieux à faire, Georgie le comprend parfaitement et prend volontiers en charge la maison. Jusqu'au jour où...
A Bullet Park, banlieue aisée, vivent les Nailles, charmante famille des années soixante. Et pourtant, le jeune Tony refuse un matin de quitter son lit et sombre dans l'apathie, sa mère semble détachée des réalités de l'existence, et Nailles absorbe des tranquillisants pour se rendre au bureau. Les façades des pavillons cachent bien d'autres secrets, et le tableau idyllique se fissure encore avec l'arrivée de Paul Hammer, névrosé solitaire, qui s'est trouvé une raison de vivre: crucifier le rêve américain. Les lumières de Bullet Park est un texte à la fois sombre et irrésistiblement drôle. Par le portrait de l'Amérique bien-pensante, John Cheever révèle la fêlure des valeurs américaines.
Comme dans le recueil précédent, Déjeuner de famille, on retrouve dans Le ver dans la pomme le mal-être dont souffrent presque tous les personnages de Cheever, la quête de quelque chose qu'ils ne savent nommer mais dont l'absence leur est insupportable. Cheever révèle les secrets de famille derrière les façades mais il le fait toujours avec humour et fantaisie (Le jour où le cochon est tombé dans le puits), de temps à autre sur un ton loufoque et touchant, mais toujours avec une grande empathie pour ses personnages, comme dans La duchesse Biographie: John Cheever (1912-1982) devient dès les années 1930 le chef de file de l'école dite du New Yorker. Écrivain culte aux États-Unis, il est l'auteur de presque deux cents nouvelles et de cinq romans. Couronné des prix les plus prestigieux tels que le Pulitzer Prize, le Benjamin Franklin Short Stories Award, le National Book Award ou le National Book Critics Award, il est célébré par John Updike comme le meilleur styliste de sa génération, encensé par Saut Bellow, Raymond Carver, Vladimir Nabokov et Philip Roth qui dit de lui: "John Cheever est un réaliste enchanté, et sa voix, dans ses lumineuses nouvelles, est aussi riche et reconnaissable que les plus grandes voix de la littérature américaine d'après-guerre"
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Jenny Fields ne veut pas d'homme dans sa vie mais elle désire un enfant. Ainsi naît Garp. Il grandit dans un collège où sa mère est infirmière. Puis ils décident tous deux d'écrire, et Jenny devient une icône du féminisme. Garp, heureux mari et père, vit pourtant dans la peur : dans son univers dominé par les femmes, la violence des hommes n'est jamais loin... Un livre culte, à l'imagination débridée, facétieuse satire de notre monde.
Un des ouvrages les plus célèbres de l'auteur du Monde selon Garp, L'Hotel New Hampshire contient tous les éléments que l'on retrouve habituellement dans son oeuvre. En effet, drôle, astucieuse, originale et enthousiasmante est la saga de cette famille peu conventionnelle. Nostalgique et passionnée est la voix de John Berry, le narrateur qui parle sans équivoque du rêve de son père : tenir un hôtel. La famille Berry, les deux parents et leurs cinq enfants, ainsi qu'un ours et un chien, vont ainsi vivre des péripéties hilarantes dans trois hôtels différents, sur deux continents. Avec gravité, parfois, et toujours avec un humour grinçant, Irving fascine le lecteur au travers de cette histoire peu banale. Frank, l'aîné, Franny, la plus étrange, John, Lily et Egg le cadet sont les héros d'aventures loufoques. Des déboires de leur labrador Sorrow, d'abord empaillé puis victime d'un cruel accident d'avion, aux désirs incestueux de John et Franny, c'est un monde étrange selon Irving auquel nous sommes ici confrontés. Ce roman fait d'Irving l'un des écrivains les plus talentueux et imaginatifs de sa génération.
Résumé : Eté 1958. Ted Cole, auteur de livres pour enfants, pousse son assistant de seize ans dans les bras de sa femme Marion. Il veut précipiter un divorce devenu inévitable depuis la mort de leurs deux fils. Mais la belle et triste Marion décide de tout quitter, laissant derrière elle une petite fille désorientée, Ruth. Automne 1990. Ruth est devenue un écrivain de renom. En tournée à Amsterdam, elle est confrontée à une aventure tout droit sortie de ses terreurs enfantines...
Dupin est le roi de la déduction. Et quand il décide de mener l?enquête, c?est avant tout pour prouver que tout s?explique, même les histoires les plus extraordinaires. Afin d?illustrer ce propos, le narrateur nous raconte deux affaires que son jeune ami a résolues. D?abord, celle du double assassinat d?une mère et de sa fille, particulièrement affreux, survenu de nuit dans une rue sombre de Paris. Ensuite, celle de la cachette introuvable dans laquelle un maître chanteur avait placé une lettre volée fort compromettante pour sa propriétaire.