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Les Arabes et l'appropriation de l'histoire. Emergence et premiers développements de l'historiograph
Cheddadi Abdesselam
ACTES SUD
28,90 €
Épuisé
EAN :9782742749454
Suivant un postulat quasi unanime, l'historiographie musulmane serait une création originale de l'islam des premiers siècles. On recherche ses origines en remontant au passé arabe préislamique, à la vision du monde élaborée par Muhammad et à un certain nombre de préoccupations politiques, ethniques et religieuses. Des éléments étrangers sont certes également considérés mais de manière secondaire, et surtout en termes d'influence et d'emprunt. Cette vision est étroitement liée à une thèse qui a été formulée avec le plus de force par Henri Pirenne dans Mahomet et Charlemagne, selon laquelle l'avènement de l'islam avait constitué une rupture irrévocable dans la civilisation méditerranéenne. L'enquête menée par l'historien marocain Abdesselam Cheddadi dans ce travail sur les débuts de l'historiographie musulmane s'inscrit dans un nouveau contexte de recherche. Au lieu de poser d'emblée une singularité radicale et une totale altérité de l'écriture de l'histoire avec l'apparition de l'islam, l'auteur explore l'hypothèse opposée, celle d'une continuité avec la tradition de l'Antiquité tardive, en se demandant en quoi l'islam a modifié cette tradition ou innové par rapport à elle.
Cheddadi Aya ; Laâbi Abdellatif ; Ben Jelloun Taha
Résumé : Tanit Mon territoire est la nuit saturée de jasmin Je résonne encore et demain Le signe qui me suit ouvrira le chemin Le présent recueil, Tunis marine, réuni par l'auteure elle-même quelques mois avant sa mort, à l'exception de six pièces puisées ailleurs et ajoutées après coup, comprend des poèmes écrits au cours des trois dernières années de sa vie. Une grande partie retrace son expérience à La Marsa, en Tunisie, où elle était professeure de français lors de la Révolution du Jasmin. Aya Farah Cheddadi, de nationalité française, de mère japonaise et de père marocain, est née à Châtenay-Malabry le 1er février 1978 et décédée le 6 janvier 2015 à Paris, en laissant deux recueils de poèmes et un roman inachevé.
Cette étude aborde le concept du " Cercle du détroit de Gibraltar " à travers l'épigraphie. Il examine les caractéristiques de cette région géohistorique afin de proposer un cadre conceptuel commun aux historiens et aux archéologues. Ce dossier explore le concept du " Cercle du Détroit " (M. Tarradell i Mateu) à travers le prisme de l'épigraphie. Il interroge son importance réelle pour le monde urbain romain, les traits distinctifs de cet espace géohistorique ainsi que la pertinence de sa construction a posteriori à partir d'un héritage partagé. Il se demande si ses habitants, malgré la diversité de leurs origines, ont pu revendiquer une appartenance commune à ce " Cercle ". L'objectif est de proposer un cadre conceptuel partagé pour les historiens et les archéologues.
Sous le pouvoir à peine conquis des Abbassides, Bagdad, entre le VIIIè et le Xè siècle, est le lieu d'un formidable éveil de la pensée philosophique et scientifique. Cet essor de la vie intellectuelle s'accompagne d'un vaste mouvement de traduction des textes grecs anciens. Que traduit-on? Toutes les disciplines scientifiques -- de l'astrologie, de la médecine, de l'astronomie, des mathématiques... et même des manuels d'art militaire -, puis de la philosophie, notamment Aristote. Tout un corpus se constitue -- de traductions, fidèles ou paraphrastiques, en commentaires, de compilations en ?uvres propres --, qui deviendra la base de la pensée arabe classique et une source capitale de notre accès à l'Antiquité grecque. L'originalité de Dimitri Gutas est d'analyser les facteurs sociopolitiques et surtout idéologiques qui ont permis ce grand mouvement culturel il corrige l'idée selon laquelle ces traductions auraient été faites en vertu d'une sorte de goût altruiste pour la culture. Il montre qu'elles émanent en réalité de la demande de l'État et plus généralement de la société, puisque leurs commanditaires sont les califes et aussi des marchands, des propriétaires terriens, des Arabes et des non-Arabes, des musulmans et des non-musulmans... Enfin, Dimitri Gutas décrit l'influence de cette grande entreprise de traduction sur cet autre renouveau intellectuel qu'on a appelé le "premier humanisme byzantin". Salué, lors de sa parution en langue anglaise en 1998, par une critique unanime, ce livre est un classique des études sur les rapports entre l'Antiquité grecque et le monde arabe.
Depuis la redécouverte d'Ibn Khaldûn (1332-1406) au début du XIXe siècle, sa renommée n'a fait que grandir. Il est reconnu aujourd'hui comme l'un des plus grands penseurs de la société et de l'histoire. Deux parties - l'Autobiographie et la Muqaddima - de son oeuvre majeure, le Livre des Exemples, sont disponibles en français dans un volume de la "Bibliothèque de la Pléiade". C'est le traducteur et le présentateur de ce volume, l'historien marocain Abdesselam Cheddadi, qui, fort de sa familiarité incomparable, replace ici Ihn Khaldûn dans son environnement culturel et politique d'abord maghrébin, puis égyptien, et plus largement dans l'histoire de la culture arabe musulmane. Dans le même temps, il expose, analyse et commente - suivant sa logique profonde, ses articulations, et retrouvant ses échos contemporains - la théorie de la civilisation proposée par l'historien maghrébin, sans doute la première tentative jamais faite d'une approche scientifique rigoureusement menée de la société humaine. Au travers de cette étude appelée à devenir classique, Abdesselam Cheddadi nous permet de mieux connaître la personnalité et l'?uvre d'un penseur arabe exceptionnel, tout en reposant en termes neufs le problème de la place de la culture et des sociétés arabes islamiques dans une histoire universelle de l'émergence du monde moderne.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".