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Cinéphilies plurielles dans la France des années 1940-1950. Sortir, lire, rêver, collectionner
Chedaleux Delphine ; Leventopoulos Mélisande
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782343189109
Longtemps, en France, la "cinéphilie" a désigné une activité savante et légitime d'expression des jugements de goûts sur les films, notamment caractéristique des Jeunes Turcs de la Nouvelle Vague. Cet ouvrage, partie prenante d'un courant de recherche visant à remettre en question ce trompe-l'aeil, se propose d'explorer les pratiques ordinaires des spectateurs et spectatrices de cinéma en France, au cours d'une période nodale de l'histoire de ce média, les années 1940-1950, où il constitue le loisir de masse par excellence. Dans comme hors des salles de cinéma, les sentiments, postures, appréciations cinéphiles se diffusent sous des formes diverses, circulent au sein d'espaces publics et privés, venant imprégner un vaste faisceau de pratiques. Revues et magazines, lettres de fans, mémoires orales sont autant de supports mobilisés ici pour éclairer l'univers cinématographique coutumier du public français de cinéma du milieu du siècle dernier dans ses entrelacements culturels et quelques-uns de ses déterminants économiques et sociaux.
Les Feux de l'amour, Dallas, Côte ouest, Dynastie... ces titres évoquent un univers désuet, stéréotypé et fortement associé au féminin, celui du soap opera. Né sur les chaines de radio états-uniennes au début des années 1930, puis transposé à la télévision, il est d'abord financé par des fabricants de produits d'hygiène et d'entretien - d'où son nom saugrenu. Les feuilletons qui en relèvent, centrés sur la culture du foyer, sont diffusés quotidiennement l'après-midi à l'intention des femmes. Ils sont alors construits autour d'un personnage de mère courage qui prodigue des conseils moraux et pratiques à son entourage, à grand renfort de produits manufacturés dont les mérites sont ainsi vantés aux consommatrices. S'il s'est largement transformé au gré des mutations médiatiques, sociales et politiques, le soap est resté une "technologie de genre" qui circonscrit le féminin à la vie domestique, affective et sentimentale. Mais il ouvre aussi, paradoxalement, des espaces individuels et collectifs de contestation des hiérarchies sexuées, tant à travers sa narration "ouverte" , qui permet l'expression de multiples points de vue et ne délivre jamais aucune morale, qu'à travers les sociabilités féminines qu'il suscite parmi ses amatrices. Cet ouvrage se veut une invitation à découvrir la richesse de l'histoire de ce format, à l'intersection de celles du capitalisme, des médias et du genre.
Le Gras Gwénaëlle ; Chedaleux Delphine ; Pisano Gi
Le cinéma populaire français d'avant la Nouvelle Vague est le continent oublié des études cinématographiques: peu étudié, il est aussi peu enseigné dans nos universités. à l'exception de quelques "écoles" (le réalisme poétique par exemple) et de quelques cinéastes, dont les films ont été mis au panthéon par la "politique des auteurs". L'ouvrage propose d'explorer le cinéma français des années 1930, 1940 et 1950 en dépassant la dichotomie anachronique entre "cinéma d'auteur" et "cinéma commercial", pour tenter de l'appréhender tel qu'il était perçu par ses contemporains. Nous abordons ici le cinéma français classique par le biais des genres et de leurs acteurs, typiques des goûts du public de l'époque et de ce cinéma populaire où cohabitent des films qui accéderont au "panthéon", des "films du sam'di soir" et des films de qualité tombés dans l'oubli. Dans cette perspective d'une approche socioculturelle du cinéma cherchant à comprendre le sens des films dans leur contexte de production et de réception, nous avons retenu trois genres principaux qui caractérisent la production de cette longue période: la comédie, avec ces variantes (boulevard, vaudeville, comique troupier, comédie de moeurs); le film policier et criminel; le film en costumes (film historique, film de cape et d'épée). Non pas que ces trois genres soient les seuls, mais ils dominent ces trois décennies tout en donnant au cinéma français sa couleur propre. L'ouvrage montre comment ces genres ont largement conditionné l'emploi des acteurs les plus populaires (Danielle Darrieux. Edwige Feuillére, Jean Marais, Odette Joyeux, Louis Jouvet, Fernandel, Eddie Constantine, Gérard Philipe, Annie Girardot, Jeanne Moreau, etc.) et construisent ainsi les représentations dominantes de l'époque. En croisant genre et acteur, les contributions font apparaître les traits saillants de ce cinéma populaire et nous éclairent sur la manière dont les acteurs contribuent, de manière individuelle ou collective, à donner à ces genres leur spécificité. Il s'agit également de comprendre comment certains acteurs ont pu faire évoluer les genres, à travers leur aptitude à circuler d'un genre à l'autre.
Quoi de plus personnel, et en même temps inséparable de dynamiques collectives et sociales, que le choix de visionner un film en salle, l'envie de partager une expérience audiovisuelle et le fait d'en cultiver le souvenir, ou encore l'acte banal et routinier consistant à jouer chez soi à un jeu vidéo ? C'est à partir de ce constat paradoxal, ouvrant la voie à de multiples questions, que ce volume entend explorer dans une optique inter et pluridisciplinaire les usages et les appropriations intimes des images animées autour d'une variété d'études de cas, du cinéma muet jusqu'aux médias numériques sans oublier le rapport si particulier tissé avec le petit écran. Un tel projet se situe dans le prolongement du renouveau des études de réception et du tournant émotionnel des sciences sociales, qui voient l'essor de recherches sur les publics d'une part et sur l'intime en tant qu'objet et catégorie analytique d'autre part. Il semble dès lors pertinent d'adosser ces notions en apparence contradictoires, la première renvoyant censément au "privé" et la seconde à la sphère dite "publique" , pour mieux dépasser cet antagonisme afin d'évaluer toute la fécondité de leur rapprochement. Plonger dans "l'intimité des publics" revient, de ce point de vue, à interroger l'imbrication des mondes sociaux et des pratiques liées aux écrans, en envisageant celles-ci tant comme des lieux de négociation ou de tension entre l'individu et le collectif que des techniques de production et de connaissance de soi.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.