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Mémoires des Juifs de Roumanie
Chebana Mehdi ; Mercier Mure-Ravaud Jonas ; Lamy R
NON LIEU
12,00 €
Épuisé
EAN :9782352701057
A travers les témoignages de neuf Juifs roumains, dont certains rescapés de la Shoah, ce livre dresse le portrait d'une communauté, de son émancipation laborieuse à la fin du XIXe siècle jusqu'à son émigration massive en Israël. Surtout, il éclaire sur la réalité de l'Holocauste en Roumanie, dont l'Occident méconnait encore l'existence et l'ampleur. Ces récits de vie édifiants mettent en lumière la permanence d'un antisémitisme virulent en Roumanie, où les tentatives de réhabilitation du dictateur Ion Antonescu, artisan du massacre d'au moins 280 000 Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, restent très nombreuses. Ce livre pointe aussi une incongruité: la persistance - malgré les récents actes de contrition des autorités de Bucarest à la suite des travaux d'experts internationaux - d'une version falsifiée de l'histoire, qui a été martelée par le régime dit communiste. Selon la propagande de l'époque, la Roumanie aurait toujours protégé les Juifs et le massacre orchestré par Ion Antonescu aurait été le fait des seuls nazis. Les témoignages recueillis en Roumanie et en Israël révèlent enfin le rôle moteur des Juifs roumains dans le développement du sionisme, depuis la fondation de la première colonie juive en Palestine au XIXe siècle jusqu'à leur installation par vagues successives à partir de 1948; une émigration à grande échelle qui fut facilitée par des marchandages longtemps tenus secrets entre Bucarest et Tel Aviv. Seuls 6 000 Juifs vivent encore aujourd'hui en Roumanie. Ils étaient plus de 750 000 dans l'entre-deux-guerres.
Si le monde actuel connaît une forte augmentation des pathologies dépressives, ou dites dépressives, la question du statut que le psychanalyste leur donne n'est pas simple. Il peut en effet être tenté d'analyser ce phénomène « de l'extérieur », en dénonçant la généralisation d'un diagnostic qui en dirait plus long sur le discours médical contemporain que sur le sujet qui se dit déprimé. Il peut aussi distinguer de façon très marquée la mélancolie d'un côté, et de l'autre des troubles névrotiques de l'humeur, qui seraient nettement moins bien caractérisés. Mais il ne peut éviter cependant d'aller un peu plus loin: à supposer que la généralisation du diagnostic de dépression n'aille pas de soi, ce qu'il faut, pour le moins, c'est tenter de l'éclairer. Or dès lors qu'on tente de le faire on s'aperçoit selon les mots d'un des articles du dossier que « le dépressif est celui qui est le mieux à même de nous apprendre quelque chose de notre monde ».
Théâtre/public poursuit son enquête sur les théâtres contemporains d'Asie. Après le Japon, la Chine, la Corée, ce numéro, dirigé par Martine Chemana, laisse largement la parole aux artistes et critiques indiens et propose un panorama des auteurs, des formes de spectacle et des questions qui se posent aujourd'hui au sein de cet immense subcontinent. Si les spectateurs français connaissent surtout les formes traditionnelles indiennes, ils savent moins combien les expérimentations de toutes sortes (danse, nouvelles technologies, performances, etc.), les expériences hybrides mélangeant la tradition et l'écriture moderne, le corpus occidental (Shakespeare, Ibsen) et les manières de jouer ou de penser y sont nombreuses. Ce qui frappera surtout, c'est l'étendue et la diversité des pratiques, selon les régions, les genres, les villes et les individus. Enfin, ce numéro publie deux pièces inédites et récemment traduites à l'initiative d'Annette Leday, qui donneront une idée plus précise des nouvelles écritures indiennes.
Résumé : Terre incandescente et inhospitalière, Djibouti est le point de rencontre de trois rifts formant des paysages désertiques "de roc, de sable et de sel". Dénué de ressources naturelles autres que la mer, le soleil, le vent et la chaleur, ce petit Etat de l'Afrique de l'Est est pourtant un acteur essentiel de la région. Stratégiquement situé, Djibouti est la porte de la Corne de l'Afrique, et le port du géant éthiopien enclavé. Havre de stabilité entre l'Erythrée totalitaire et la Somalie décomposée, il est l'oeil du cyclone et accueille la plus importante base militaire française à l'étranger. Cette ancienne colonie française, indépendante depuis 1977, dispose surtout d'atouts touristiques spectaculaires où le minéral domine et le vivant est en sursis : de la banquise de sel du lac Assal aux cheminées de calcaire ocre aux formes surréalistes du lac Abbé, en passant par la mystérieuse forêt du Day et les mangroves de l'île de Moucha. Cet ouvrage est une invitation au voyage sur cette terre volcanique inondée "de lumières et d'espaces", qu'avaient décrite en leur temps Monfreid, Gary, Kessel et Rimbaud.
Le match sans fin- Lève-toi!Meduna fait une belle passe à Srba. Celui-ci avance résolument balle au pied; à peine le temps de dire «ouf» et le ballon fait trembler les filets...- Lève-toi! te dis-je.... immédiatement le public envahit le terrain... Eman sent que le policier le tient au col et le secoue. Il se débat...- Tu m'entends? Combien de fois dois-je te dire de te lever?Le froid s'immisça sous la couverture. Eman replia ses jambes; il se défendait, refusant de quitter ce rêve plein de suspense! Mais Eman senior, debout au-dessus de lui, lui arracha la couverture et répéta sans ménagement:- Tu vas te lever, oui? C'est toi qui es de service aujourd'hui!Eman s'étira et bâilla bruyamment.- Pourquoi vous tempêtez? demanda-t-il plaintivement à Eman senior. Il n'y a pas le feu. On ne peut vraiment pas...Et il se blottit à nouveau dans son coin, dans l'espoir d'apprendre l'issue de son beau match.Mais Eman senior était intraitable. Il attrapa la jambe de son fils et le tira du lit en criant:- Fini de dormir! Faire la fête avec des amis et refuser de te lever le lendemain matin, eh bien non, il n'en est pas question!Eman junior s'assit sur le lit et entama les pourparlers. Et si, aujourd'hui, le vieux s'occupait du service, non? C'est qu'Eman junior ne se sentait pas très bien. Il va de soi qu'en guise de compensation Eman junior en ferait le double plus tard.Eman senior lâcha un rire narquois. Que nenni! On essaie de l'avoir avec une astuce politique? Ce morveux se mettrait-il en tête que son vieux père se taperait le boulot à sa place? Eh bien non, tout se fera dans le respect des règles. Aujourd'hui, c'est le tour du fils, point final! Toute autre considération est à proscrire.Eman junior pensa que c'était là beaucoup de bruit pour rien. Il glissa les mains sous sa tête et s'étira délicieusement. Il savait qu'il avait tort mais enfin... où s'était-on arrêté tout à l'heure? Ah oui, Srba ralentit la course du ballon et...