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La sociologie analytique de Talcott Parsons
Chazel François ; Demeulenaere Pierre
SUP
20,00 €
Épuisé
EAN :9782840507628
Cet ouvrage ne prône pas un retour à Parsons, et en particulier au structuro-fonctionnalisme auquel on a souvent voulu le réduire, mais plutôt une reconsidération distanciée de son apport afin d'en faciliter une appropriation sélective. Parmi les multiples facettes d'une oeuvre complexe, l'auteur met plus particulièrement l'accent sur le programme analytique qui, associé à la recherche d'un niveau adéquat d'abstraction conceptuelle, représente un facteur majeur de continuité dans un ensemble de travaux s'étendant sur une cinquantaine d'années. Il souligne également l'originalité de la perspective adoptée par Parsons qui, partant de "l'orientation normative de l'action", développe une forte critique de l'utilitarisme. L'évolution de la position de Parsons à l'égard de la théorie économique est mise en lumière: tout en restant sensible à ses acquis, Parsons en est venu à l'interpréter comme un cas particulier de la théorie des systèmes sociaux. Le débat est aussi largement ouvert sur les usages qu'il fait de l'analogie et sur sa conception originale du pouvoir, avec le souci de replacer ces questions dans un cadre général de discussion. Enfin, la réception contrastée de l'oeuvre parsonienne dans trois pays d'Europe occidentale - la France, l'Allemagne et l'Italie - invite à se garder de tout jugement prématuré sur l'accueil que l'avenir réservera au dernier des "classiques".
Résumé : " Reconnaître le caractère multidimensionnel de la modernité implique de rompre avec quelques-unes des théories du changement social les plus profondément ancrées dans les sciences sociales. Dans le présent volume, je discute la logique de ces théories sur un mode abstrait, mais ce travail conceptuel et critique n?est que le point de départ d?une entreprise plus ambitieuse qui renvoie à une préoccupation d?ordre empirique, celle de parvenir à réinterpréter la nature même de la modernité. "
Résumé : Les sciences sociales sont tout particulièrement concernées par la " révolution cognitive " depuis que les sciences cognitives ont levé, tout récemment, leur traditionnelle mise entre parenthèses du social. Il serait bien sûr prématuré de vouloir faire le point sur un domaine encore très neuf et où abondent théories spéculatices et préalables épistémologiques. Les organisateurs du colloque dont est issu ce volume ont donc, plus modestement, préféré susciter un débat autour de deux problèmes précis dont nul ne contestera que, s'ils sont loin de balayer l'ensemble du champ des sciences sociales, ils y occupent une place centrale et ont un sens empirique évident : Comment expliquer les croyances collectives ? Comment rendre compte de l'émergence de l'action collective ? Les différentes contributions tirent parti de disciplines très diverses (de l'éthologie à l'anthropologie cognitive, des théories de la décision et de l'argumentation à la philosophie de l'esprit) et ont pour auteurs, à côté des sociologues, des chercheurs d'horizons variés. Mais il s'agit toujours pour les uns et les autres, en se faisant écho ou en se répondant dans un dialogue spontané, d'apporter des éléments de solution aux deux questions précédentes en s'interrogeant sur les cadres dans lesquels celles-ci sont posées. Se trouve ainsi mis en question de façon aiguë le modèle utilitaire du choix rationnel, actuellement très répandu aux Etats-Unis et en Europe du Nord. Mais ce sont aussi les grands paradigmes classiques de la sociologie qui sont réévalués dans toute leur diversité, avec une préférence marquée pour le paradigme wébérien, lequel suggère une forme de " cognitivisme " (actionniste) très sensiblement différente dans ses accentuations du cognitivisme (naturalisme) actuellement dominant dans certaines régions des sciences de l'homme. Différents domaines de la sociologie (sociologie de la connaissance, sociologie morale, sociologie économique, sociologie des mouvements sociaux, sociologie de l'administration, etc.) se trouvent ainsi traversées et éclairés d'un jour nouveau.
Résumé : Cet ouvrage vise à faire mieux connaître un large éventail de recherches dans le domaine des mobilisations contestataires et des mouvements sociaux ; il se propose également d'attirer l'attention sur le renouveau des problématiques de l'action collective. Unies par l'un ou l'autre de ces fils conducteurs, les contributions rassemblées ici n'en sont pas moins fort diverses : certaines traitent, sur un mode analytique, de questions d'actualité, comme la crise de l'action syndicale et ses chances de renouvellement ou l'affaiblissement, qui ne signifie pas nécessairement l'épuisement, des nouveaux mouvements sociaux ; d'autres nous invitent à élargir notre champ d'analyse, en soulignant, par exemple, le potentiel d'action sociale sous-jacent aux attentes messianiques ou la portée des redéfinitions de l'identité en termes nationalistes ou ethniques dans des mouvements du Tiers Monde ; d'autres encore plaident pour l'abandon de distinctions trop rigides, telles que l'opposition entre organisation et action collective ou entre logiques routinières d'action et logiques de crise. Enfin sont évoquées des questions significatives et parfois majeures pour la sociologie d'aujourd'hui : le degré de centralité des mouvements sociaux, la place du politique dans les mobilisations, la réinterprétation de l'action collective en tant que création de règles.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.