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Cognition et sciences sociales. La dimension cognitive dans l'analyse sociologique
Boudon Raymond ; Bouvier Alban ; Chazel François
PUF
24,34 €
Épuisé
EAN :9782130478935
Les sciences sociales sont tout particulièrement concernées par la " révolution cognitive " depuis que les sciences cognitives ont levé, tout récemment, leur traditionnelle mise entre parenthèses du social. Il serait bien sûr prématuré de vouloir faire le point sur un domaine encore très neuf et où abondent théories spéculatices et préalables épistémologiques. Les organisateurs du colloque dont est issu ce volume ont donc, plus modestement, préféré susciter un débat autour de deux problèmes précis dont nul ne contestera que, s'ils sont loin de balayer l'ensemble du champ des sciences sociales, ils y occupent une place centrale et ont un sens empirique évident : Comment expliquer les croyances collectives ? Comment rendre compte de l'émergence de l'action collective ? Les différentes contributions tirent parti de disciplines très diverses (de l'éthologie à l'anthropologie cognitive, des théories de la décision et de l'argumentation à la philosophie de l'esprit) et ont pour auteurs, à côté des sociologues, des chercheurs d'horizons variés. Mais il s'agit toujours pour les uns et les autres, en se faisant écho ou en se répondant dans un dialogue spontané, d'apporter des éléments de solution aux deux questions précédentes en s'interrogeant sur les cadres dans lesquels celles-ci sont posées. Se trouve ainsi mis en question de façon aiguë le modèle utilitaire du choix rationnel, actuellement très répandu aux Etats-Unis et en Europe du Nord. Mais ce sont aussi les grands paradigmes classiques de la sociologie qui sont réévalués dans toute leur diversité, avec une préférence marquée pour le paradigme wébérien, lequel suggère une forme de " cognitivisme " (actionniste) très sensiblement différente dans ses accentuations du cognitivisme (naturalisme) actuellement dominant dans certaines régions des sciences de l'homme. Différents domaines de la sociologie (sociologie de la connaissance, sociologie morale, sociologie économique, sociologie des mouvements sociaux, sociologie de l'administration, etc.) se trouvent ainsi traversées et éclairés d'un jour nouveau.
Le relativisme a représenté depuis l'Antiquité une philosophie parmi d'autres. Or, avec la "mort de Dieu", il est devenu la philosophie dominante du monde occidental, ce qui invite à en mieux définir les contours. Il existe en effet différentes variantes du relativisme. Ainsi, pour le relativisme normatif, les normes et les valeurs sont des conventions culturelles et toutes les cultures se valent. Pour le relativisme cognitif, il n'y a pas de connaissance certaine, même en science. En retraçant l'histoire de ces relativismes, Raymond Boudon nous invite à distinguer le "bon" relativisme qui favorise le respect de l'Autre, du "mauvais", qui engendre une perte des repères intellectuels, alimente le nihilisme et nuit à la démocratie.
Raymond Boudon, professeur à la Sorbonne, a publié dans la collection "Pluriel" La Logique du social (2001). Il est le coauteur, avec FrançoisBourricaud, du Dictionnaire critique de la sociologie (PUF, 2000) et l'auteur notamment de Renouveler la démocratie (Odile Jacob, 2006).
La démocratisation de l'accès à l'éducation n'entraîne pas nécessairement une réduction des inégalités sociales. Le travail de Raymond Boudon tend à montrer que les relations entre inégalité des chances devant l'éducation et mobilité sociale sont plus complexes qu'il n'y paraît. A contre-courant des idées reçues, il remet en cause un postulat qui a nourri de nombreux travaux de sociologie de l'éducation et, surtout, qui a guidé la plupart des politiques publiques d'éducation dans les sociétés industrielles contemporaines. Ce livre est devenu un classique de la sociologie.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
4e de couverture : Septembre 2017 : Michel Le Van Quyen se réveille frappé de paralysie. Surmenage, diagnostique-t-on, avant de prescrire un repos absolu. Au début, cette inaction lui pèse, puis la surprise se produit : le silence dans lequel il est plongé lui fait du bien et l'aide à surmonter la maladie. Il décide alors de mener l'enquête. Nous en avions l'intuition, les neurosciences l'expliquent désormais : lorsque nous favorisons le silence acoustique, mais aussi attentionnel, visuel ou méditatif, notre cerveau bascule dans un état très particulier. C'est cette déconnexion qui l'aide à se régénérer, à évacuer les toxines conduisant aux maladies neurodégénératives. Mieux : le silence sous toutes ses formes est bénéfique pour la créativité, la mémorisation, voire la construction de notre « moi ». Si les grandes sagesses d'Orient et d'Occident l'ont déjà compris, aujourd'hui la science atteste des stupéfiants pouvoirs du silence : à nous de nous en emparer.Notes Biographiques : Michel Le Van Quyen est chercheur à l'INSERM et dirige un groupe de recherche à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (Hôpital de la Pitié-Salpêtrière). Il est l'auteur des Pouvoirs de l'esprit (Flammarion, 2015 et J'ai lu, 2016) et de Améliorer son cerveau. Oui, mais pas n'importe comment ! (Flammarion, 2017).
Résumé : La psychologie scientifique contemporaine est un domaine d'une extrême diversité puisque plus de 150 catégories y sont recensées : psychologie de la santé, de la consommation, des sports... L'objectif de cette 2e édition actualisée et augmentée est de montrer à la fois le caractère scientifique et la diversité de cette discipline. Sont d'abord abordés l'histoire ainsi que les grands secteurs de la psychologie. Puis les auteurs présentent les grands thèmes classiques de ce domaine, en s'appuyant sur des exemples issus de grandes découvertes et théories, comme la vision des couleurs, l'intelligence ou la personnalité.
Résumé : La neuropsychologie connaît actuellement un développement rapide en psychiatrie, domaine où elle était encore peu présente il y a quelques années. Cet ouvrage donne des points de repères concrets aux cliniciens sur la prise en charge neuropsychologique de la schizophrénie, selon deux axes : l?évaluation neuropsychologique et la remédiation cognitive. L?ouvrage s?appuie sur une synthèse actualisée de la littérature internationale et d?autres travaux en cours dans les milieux francophones spécialisés, ainsi que sur l?expertise clinique des auteurs.
Résumé : "Libérer" son cerveau, stimuler sa concentration, augmenter sa mémoire... Grâce aux neurosciences, ces vieux rêves de l'humanité sont désormais à notre portée ! A condition, toutefois, d'employer des techniques qui reposent sur de solides études scientifiques. Avec les progrès spectaculaires de ces dernières années, un champ de recherche inédit est apparu : la neuro-amélioration. Les technologies variées qui en sont issues ? casque connecté, stimulations électriques... ? ont ouvert la voie à de nouvelles façons d'agir sur notre cerveau. Associant pédagogie et rigueur scientifique, Michel Le Van Quyen nous présente ces techniques, qu'il a activement contribué à diffuser en dehors des laboratoires. Apprendre plus vite, mieux dormir, modifier son humeur, prévenir les maladies neurodégénératives : nous disposons aujourd'hui de pouvoirs inouïs, qui pourraient bien entraîner de profonds bouleversements de notre société.