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AUCUN DETOUR NE MENT
CHAUVIN GUILLAUME
ALLIA
6,20 €
Épuisé
EAN :9782844854155
En juin 2009, Guillaume Chauvin et Rémi Hubert remportent le Grand Prix Paris Match 2009, prix doté d'une bourse de 5000 qui récompense le meilleur reportage signé par des aspirants photographes. Les gagnants bénéficient, qui plus est, d'une publication dans les pages du magazine. Photo-reportage de Gcrh: "Étudiants. Tendance précaire." Où? À Strasbourg. Ville qui avait déjà été le théâtre d'une des premières scènes d'un certain Mai 68. Et où avait déjà paru De la misère en milieu étudiant... "Le poids des mots, le choc des photos", on y est: un jeune homme qui dort dans sa voiture, une jeune fille qui se prostitue, disant: "Pour pouvoir étudier le jour, je me sers de mon cul la nuit." Paris Match publie le reportage. Cependant, coup de théâtre: Gcrh révèle, lors de la remise du prix à la Sorbonne, que ce roman-photo est un roman-photo, un vrai. C'est le reportage qui est faux, totalement. Cette supercherie grandiose n'a néanmoins pas elle-même pour seule fin, comme l'expose le présent ouvrage, elle est sous-tendue par une pensée, une interrogation sur le pouvoir de la représentation qui menace l'expérience réelle et les "rouages d'un discours médiatique qui a pour ingrédients la complaisance et le voyeurisme dans la représentation de la détresse". Partant, c'est la nature même de la photographie qui est interrogée. La dénonciation est violente, ce qui resurgit dans la forme même choisie par les auteurs de ce récit-essai: des slashs scandent le texte, lui-même composés de citations, d'instantanés de discours de... Debord, Alfred Jarry, Alexis de Tocqueville, Alain Bashung, Noam Chomsky, Léo Ferré, J.L. Borges ou encore Zebda. Le texte lui-même est un vaste détournement. Partant, il est en lui-même une fiction. Son existence ne vaut que par tous les autres qui l'ont précédé... Voici une écriture brillante, tissée de vrais et de faux passages à démêler.
Assiettes, chemins, boxeurs, phoque, filles, képis, calembours, voitures, croix, gosses, soupes, branches, flocons, jambes, soleil, citations, biscuits, chat, chien, goudron, flaques, herbes, dents, points d'exclamation... que l'on voit et que l'on lit, et inversement, car bien que cloisonnés d'un bout à l'autre du livre, les textes et les images du Vie russe ne cessent de se contaminer. Ni livre photo ni journal de bord, mais plutôt enquête contemporaine ne cessant pas de s'arrêter, Le Vie russe est le panoramique en 272 pages d'une année entre Moscou et Vladivostok, rythmée par une longue halte en Sibérie. La présence sur place de l'auteur, initialement prévue pour travailler la langue, tester ses stéréotypes et apprendre à boxer, est finalement devenue l'occasion de rapporter une représentation alternative, car "réaliste", de ce pays hôte... Sans contrainte artistique ou journalistique, l'auteur du Vie russe cumule les approches, proposant un diaporama kaléidoscopique basé sur l'expérience vécue du quotidien, montrant des gens, des zones, des politiques et les rapports obligés entre tous, à l'instar du "point de vue documenté" cher à Jean Vigo et Chris Marker. Le Vie russe n'est ni un outil de compréhension ni un outil de démystification. Son assemblage de photographies et de notes à la première personne, de fragments d'images multipliées par elles-mêmes, ne renforce ni ne démonte les clichés occidentaux encore en cours, mais nous introduit à des étrangers qui n'en n'ont pas vraiment l'air, incitant le lecteur à ne pas réduire les Russes à la Russie, et inversement... Le Vie russe est un livre généreux, lourd et qui sent bon, que l'on a du mal à tenir entre ses mains, puisque mis au format du pays qu'il décrit, tout en caricatures et en surprises compatibles.
Résumé : Doré, croustillant, et tellement appétissant ? La touche de gourmandise en plus, qui réunit toutes ces recettes, c'est le gratiné ! Pain hérisson à l'ail et au fromage, tarte soleil, spirales de légumes, légumes rôtis, découvrez le gratiné, trop beau et trop bon. Invitez ces délices savoureux et chaleureux à votre table en découvrant dans ce livre l'essentiel : le matériel indispensable pour réussir vos gratinés trop beaux ; le grand classique expliqué pas à pas ; des jolies recettes pour les grands gourmands : mont-d'or aux champignons des bois, meatballs gratinées, pizza soleil, stecca bread ou encore croque cake ; et, en bonus, une recette originale de notre invité prestige : The Grilled Cheese Factory. Installée au 9 rue Jacques Coeur, The Crilled Cheese Factory vous fait découvrir le grilledcheese, "comfort food" par excellence, que les Américains dégustent depuis des décennies.
Résumé : Des recettes de bagels de tous les horizons, dans un format compact et passe-partout pour cuisiner fun et stylé en toutes occasions, que vous soyez à la maison, en vacances ou chez des amis.
La Corée est une nation malmenée par l'histoire. Ce pays a subi depuis la fin du XIXe siècle des agressions multiples de la part des grandes puissances voisines ou lointaines. La fin de la Seconde Guerre mondiale n'a pas été synonyme de libération (après 50 ans de colonisation japonaise), mais de division, sous les auspices des Etats-Unis et de l'URSS. Cette fracture au sein d'une nation millénaire est entretenue par les Etats-Unis et l'Occident. Au Nord comme au Sud, au-delà des contradictions et des litiges, il y a une volonté profonde de réunification qui, malgré les oppositions, fait son chemin.
Simone Weil (1909-1943) est engagée dès 1927 dans le syndicalisme révolutionnaire. Elle rejoint le monde ouvrier en 1934-1935 pour vivre sa condition, soutient le Front populaire, participe à la guerre d?Espagne, rallie enfin la Résistance et meurt en Grande-Bretagne en laissant une masse d?écrits inédits dont sa Note sur la suppression générale des partis politiques. Pour que le peuple vive dans la justice et la vérité qui ne peuvent être qu?une, deux grandes conditions sont requises selon elle : l?absence de passion collective et la possibilité d?exprimer une pensée sur les problèmes fondamentaux de la vie publique. Or, les partis politiques comme les Églises s?opposent systématiquement à cette double exigence. Ayant un dogme, ils fonctionnent sur la base de la discipline et leur seul mobile réside dans leur propre développement. Autrement dit, ils sont " décerveleurs ", d?où l?urgence de supprimer les partis qui enferment le peuple dans le danger manichéen du pour et du contre et qui l?empêchent de penser par lui-même.