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Sols et sous-sols d’un boomer
Chauvière Michel
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782336463438
1946 était une excellente année pour naître, même en province, même en milieu rural et catholique. Après le lycée public, l'université de Rennes assura mon épiphanie intellectuelle et politique. Puis Paris fut une destination choisie, intense dans l'après 68 et restée exaltante. La recherche scientifique m'a enthousiasmé. Aujourd'hui à la retraite, je suis encore debout, démangé par l'écriture. J'ai sûrement bénéficié d'un peu de chance, surtout d'avoir traversé une période très riche en évènements politiques aussi bien que sociaux et d'avoir pu faire de précieuses rencontres, dans différents cercles professionnels ou amicaux. Quoique toujours très prudemment. Mais j'ai aussi pris certains risques, connu des hésitations durables sans solution satisfaisante, avec des ruptures parfois douloureuses. Aujourd'hui ma grande famille me comble pendant que notre société républicaine va mal, que l'universalisme se flétrit. Alors, à tort ou à raison, avant qu'il ne soit trop tard, j'ai entrepris de feuilletonner à la première personne sur les étapes et enjeux d'une vie très active, toujours passionnée mais sans violences ni traumas douloureux. Merci d'accepter mes petits rendez-vous autobiographiques.
Les idées néolibérales progressent aujourd'hui par le social. N'ayant plus les moyens économiques de notre modèle historique, il nous faudrait impérativement réduire la voilure, rationaliser le système, nous ouvrir à la concurrence et au marché. Autrement dit, déréguler ce qui peut l'être, améliorer la gouvernante à grand renfort de consultants, renforcer le contrôle des opérateurs et professionnels sur fonds publics et renvoyer le reste au gré à gré ou au caritatif. Exit les idéaux de solidarité nationale, d'émancipation ou d'éducation, le social entre à son tour dans le monde des affaires. Il en est ainsi du côté de l'aide à domicile (dépendance et handicap), de l'insertion, de la petite enfance, de la protection judiciaire, de la formation... Comment opèrent ces changements? Quelles en sont les conséquences pour l'action sociale organisée? Pourquoi les avons-nous laissés s'installer? Que devons-nous défendre maintenant? A travers l'analyse du nouveau lexique, largement inspiré de l'entreprise, qui s'est imposé dans tout le secteur social (services à la personne, démarche qualité, privilège de l'usager, performance, évaluation, etc.), Michel Chauvière montre que celui-ci est dénaturé et asphyxié par un processus de "chalandisation" qui formate les consciences, sape les fondamentaux de l'engagement et prépare à accepter plus de privatisations des services et une plus grande hégémonie de la gestion. Mais rien n'est définitivement joué!
Qui gouverne le social? Pareille question ne peut rester purement formelle. Mais comment évaluer le poids respectif des nombreux acteurs concernés? D'abord, ne pas séparer l'aide et l'action sociales de la Sécurité sociale, l'assistance de l'assurance: les chemins sont différents, mais, d'un pays à l'autre, la mobilisation pour garantir la protection est souvent commune. Puis, prendre acte du brouillage contemporain des frontières entre ces deux grands ensembles (multiplication des conditions de ressources, montée en puissance de la fiscalité dans le financement, progrès de la construction européenne...). Les auteurs examinent le système de protection collective dans sa globalité ainsi que les inflexions qui ont affecté chaque composante. Ils s'attachent aux enjeux normatifs et procéduraux sous-jacents aux politiques publiques (universelles ou ciblées), aux questions institutionnelles soulevées par le jeu des acteurs (administrations, caisses, syndicats, mutualité, associations), aux stratégies développées par certains groupes professionnels ou encore aux évolutions ayant affecté le régime contentieux. Privilégiant une démarche résolument pluridisciplinaire puisqu'ont été mobilisés aussi bien des juristes, des historiens et des sociologues que des politistes et des économistes, le présent ouvrage entend contribuer au débat suscité dans notre pays par les multiples transformations dont le social a fait l'objet ces dernières années.
Avec un humour corrosif et une grande sensibilité, cette Lettre à un ami se présente d'abord comme le témoignage d'un directeur d'établissement qui a consacré quarante ans de sa vie aux enfants handicapés. Respectant le style et la forme du genre, et s'appuyant de manière pragmatique sur l'expérience, le bon sens et l'éthique, l'auteur passe en revue quelques-uns des principaux domaines d'activité et de préoccupation d'un directeur pour ce type d'établissement. Sans concession pour les concepts managériaux actuels : évaluation, gouvernante, compétences... A travers une expérience personnelle réussie, il pose un regard nouveau sur les relations humaines dans l'entreprise. Et au-delà de l'ami qui voulait devenir directeur, cet ouvrage servira de repères à beaucoup : professionnels, syndicalistes, hommes et femmes engagés par leur coeur auprès des enfants handicapés.
Résumé : Une vie c'est un parcours. Et sur ce parcours, les rencontres sont nombreuses. Il y a celles qu'on perçoit, et dont on fait son profit. Il y a celles à côté desquelles on passe sans s'en apercevoir. Toute rencontre est une chance, une chance de comprendre quelque chose à la vie, une chance de comprendre quelque chose de l'autre, sans lequel notre identité serait imprécise. Ce sont ces choses qui construisent peu à peu, pourvu qu'on s'en imprègne : une compétence professionnelle. Se former, finalement, c'est apprendre à voir, apprendre à connaître, apprendre à utiliser, tout en donnant de soi. C'est dire que la formation n'est jamais achevée, que la compétence n'est jamais aboutie. Une profession c'est ce chemin de continuité qui s'inscrit en nous jusqu'à ce que nous ne soyons plus capables de nous projeter dans l'avenir. Une action de découverte et de création permanente.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.