Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Alexandra Exter. Monographie
Chauvelin Jean ; Filatoff Nadia ; Bowlt John E. ;
MAX MILO
99,00 €
Épuisé
EAN :9782914388276
La place d'Alexandra Exter dans l'histoire de l'art du XXe siècle commence à peine d'apparaître. L'hommage des critiques, des musées, galeries et collectionneurs à son œuvre va croissant depuis plusieurs décennies. Les aperçus offerts par des coups de projecteurs partiels, sinon partiaux, ne permettent pas d'apprécier pleinement l'originalité de son œuvre. Seule, une perspective globale le garantit, c'est l'objet de cette monographie. Alexandra Exter apparaît d'emblée comme habitée par la prescience de ce que serait l'art moderne. Dès 1907, en effet, elle voyagea entre la Russie et la France. Elle avait alors vingt-cinq ans. Élève de Fernand Léger, elle rapporta à ses amis russes les premières photos des œuvres cubistes de Picasso, admirant et faisant admirer l'éclectisme des artistes aussi dissemblables que l'Ukrainien Archipenko et l'Italien Medardo Rosso. Un cercle d'amis où l'on comptait Apollinaire, Gide, Robert et Sonia Delaunay, Bergson, prêta une attention à sa création. L'art tissa même sa vie intime, puisqu'elle fut la compagne du futuriste italien Ardengo Soffici. L'Européenne avant l'heure, qui savait des vers de Rimbaud par cœur, était aussi le peintre qui exposait à l'association Valet de Carreau ses Villes somptueuses et dansantes. Il s'en faut toutefois qu'elle ait été une adepte inconditionnelle : pour avoir exposé à La Section d'Or de 1912, avec Léger, Picabia, Marcel Duchamp, Gleizes et Le Fauconnier, elle n'en interprétait pas moins le cubisme français de façon très personnelle, comme en témoignent ses versions du Pont de Sèvres de 1911 et ses Villes de 1912. Vivant dans le cœur de Montparnasse, familière du futurisme italien par l'entremise de Soffici, elle exposa à Rome en 1914 avec les futuristes italiens. Cosmopolite impénitente, elle participa l'année suivante à la mythique exposition du futurisme russe à Petrograd, Tramway V et signa en 1921 à Moscou, avec Popova, Stépanova, Vesnine et Rodtchenko le manifeste d'une autre exposition historique : 5x5 = 25. Désormais figure emblématique du cubo-futurisme russe, elle n'en resta pas moins sensible aux échappées suprématistes et constructivistes de Malévitch et de Tatline, et l'on sait que Lissitzky fréquenta son atelier de Kiev. L'énergie créatrice d'Alexandra Exter s'étendit au théâtre, dont elle bouleversa la mise en scène par l'utilisation de la lumière comme matériau et par l'introduction de plateaux mobiles et de costumes flamboyants, en particulier pour la Salomé d'Oscar Wilde et le Roméo et Juliette de Shakespeare, moments historiques de l'art scénique. Enfin, elle appliqua son génie novateur au vaste théâtre urbain, participant dès 1923 aux expositions de commerce et d'industrie de Moscou et décorant les pavillons des Izvestia et de Krasnaïa Niva. Elle conçut pour Aélita, son film, réalisé par Protozanov, des costumes et décors exceptionnels et reçut la médaille d'or en 1925 à Paris à l'expo des Arts Déco. Expatriée en France en 1924, celle qui fut le compagnon de route de Malévitch, de Kandinsky, de Lissitzky, de Chagall et de Zadkine, mourut dans sa patrie d'adoption en 1949.
Résumé : Freud avait-il peur du féminin ? Il y a incontestablement un rejet du féminin chez lui, qu'il traite de "continent noir". Pourtant, si l'on accepte l'hypothèse de la bisexualité psychique dans la sexualité humaine, quelle est la part effective du féminin dans les deux sexes ? D'éminents psychanalystes s'interrogent sur ses problèmes et nous permettent de mieux comprendre les enjeux que le féminin révèle pour la psychanalyse, tant théoriques que cliniques.
Arrêté le 1943, aux abords de la Gare du Nord à Paris par la police française lors d'un banal contrôle, Jean-René Chauvin, membre du Parti ouvrier internationaliste, principale organisation trotskiste pendant la guerre, va connaître une plongée dans un enfer qui ne s'achèvera qu'en 1945. Torturé successivement par la police française et la Gestapo, il est déporté à Mauthausen, Auschwitz puis et enfin Buchenwald d'où il devra affronter deux marches de la mort. De cette douloureuse expérience, il relate aujourd'hui ses souvenirs qui se prolongent par une réflexion sur l'expérience concentrationnaire notamment celle des camps soviétiques. Dans cette chronique de l'enfer, au-delà de ses propres aventures où il frôle la mort de nombreuses fois, il s'attache notamment à nous dresser les portraits de ceux et celles qu'il a rencontrés, notamment des commissaires politiques russes. On retrouve aussi, par exemple, Noeil-Noeil, le kapo sadique décrit par André Lacaze, ami de l'auteur, dans Le Tunnel. Ajoutons que, militant trotskiste, il a échappé dans les camps à une tentative d'assassinat organisé par les dirigeants staliniens de la résistance clandestine, et ne doit son salut qu'à l'aide de déportés communistes avec lesquels il entretenait des liens étroits. Ce n'est ici qu'un exemple de moments forts et émouvants que renferme cet ouvrage qui ne constitue pas un livre de plus sur les camps.
L'histoire des hommes de la future Indonésie se déroule sur près d'un million d'années. Cette région connaît bien avant l'Europe la Révolution néolithique. L'agriculture et l'élevage fixent les peuples sur un archipel, le plus vaste du monde. Objet de la convoitise des Européens avides d'épices, l'archipel sera progressivement colonisé et ses peuples soumis durant plus de trois siècles. Libérée du colonialisme malgré l'opposition des puissances occidentales en 1945, l'Indonésie s'impose dans le concert des nations à la Conférence de Bandung en 1955 et se forge un avenir. Son histoire est enthousiasmante, mais aussi dramatique lorsque les partisans d'un "Ordre nouveau" plongent le pays dans 33 années de dictature après de terribles massacres. L'Indonésie est un pays riche de sa jeunesse qui en 1998 n'hésite pas à braver la dictature et provoquer la chute du dictateur. La jeunesse, majoritaire dans le pays, peut ouvrir une autre voie que celle de la misère, de l'intolérance et de l'obscurantisme. Vingt années se sont écoulées depuis la chute du dictateur Suharto. Aujourd'hui les langues se délient, sans peur, ou presque, laissant aux historiens le soin de substituer à l'Histoire officielle, la véritable histoire des peuples d'Indonésie. Alain Riquier nous en dévoile quelques aspects.
1917 : à Mondeville, près de Caen, une usine produit pour la première fois de l'acier. Celle qui allait devenir la "Société Métallurgique de Normandie" n'a pas eu de chance : à peine son lancement annoncé, son personnel était appelé sur le front. Il fallut recruter des prisonniers et des centaines de chinois. La première "vague dynastique" apparut 10 ans plus tard, lorsque l'usine fit venir en nombre des ouvriers qualifiés de Lorraine – revenue depuis peu à la France – des paysans pauvres d'Ukraine et de Pologne, des anti-fascistes mais aussi des fascistes – d'Italie, des Russes blancs, des Espagnols... La Seconde Guerre mondiale, en mobilisant les ouvriers, en rasant l'usine et la cité ouvrière qui lui faisait face, allait nécessiter une reconstruction à la fois matérielle et humaine. Lorsqu'à l'automne 1991 retentit l'annonce de la fermeture, beaucoup n'y croyaient pas. Les ouvriers s'étaient habitués à vivre avec cette rumeur. Qui sont donc ces mille ouvriers qui vont "terminer" l'usine en 1993, et qui devront chercher un nouvel emploi ?
Pédopsychiatre libéral à Angers, l?auteur a été triple lauréat pour ses travaux sur les enfants de l?Aide Sociale à l?Enfance par la Fondation pour la Recherche en Psychiatrie et en Santé mentale, la Fondation de France, l?Observatoire National de l?Enfance en Danger. Il intervient depuis plus de 20 ans à la pouponnière du Foyer de l?enfance du Maine et Loire. Il est également l?auteur des Grandes personnes sont vraiment stupides chez Max Milo (2012).
Résumé : A Terezín, de nombreux enfants ont chanté pour les cadres nazis et la Croix-Rouge. Ils furent utilisés comme outils de propagande, entre 1942 et 1944, pour faire croire au monde qu'Hitler avait offert un "paradis" aux Juifs... Seulement une centaine d'êtres innocents sur les 15 000 passés parce camp de transit ont survécu. Ela Stein Weissberger, déportée à 10 ans, est l'une des rares rescapées. Dans l'opéra Brundibár de Hans Krása joué dans le camp, elle tenait le rôle du Chat, l'animal rebelle qui s'attaque au monstre à moustache, avec l'espoir de gagner la guerre ! Son témoignage poignant redonne la parole à ces enfants courageux et pleins d'espoir qui ont laissé 4 500 dessins, journaux et poèmes à Terezín. Tel un road movie intérieur, l'auteur offre un récit parallèle : elle revient sur sa propre histoire familiale, son cheminement à la recherche d'Ela, ses anecdotes de tournage et s'adresse à tous les enfants et petits-enfants, visés par la haine.
Résumé : Road-trip politique aussi pédagogique que divertissant, Démocrazies : un Frenchie dans la campagne de Bernie Sanders est le 1er ouvrage en français sur Bernie Sanders et les coulisses d'une primaire démocrate. Evénement politique majeur en 2020, la primaire du parti démocrate a commencé. Avec treize candidats en lice, cette course à l'investiture va rythmer l'actualité politique des six prochains mois et désignera celui ou celle à qui il incombera de défier Donald Trump en novembre prochain, quatre ans après la défaite d'Hillary Clinton. Ouvre hybride à la croisée du récit de voyage et du manuel politique, Démocrazies est un témoignage unique de découvrir le fonctionnement démocratique américain et d'en comprendre les rebondissements. Résolument inspirant, Démocrazies est ponctué d'illustrations et de schémas explicatifs facilitant la compréhension du folklore américain (distinction caucus / primaire, Super-délégués / Grands électeurs, etc.). Un récit salutaire qui invite à s'interroger sur la robustesse de nos démocraties. Une lecture indispensable à l'approche de 2020, pour qui souhaite saisir toute la complexité du système politique américain et comprendre l'élection américaine en 2020 !
Résumé : Prête à tout accepter pour avoir amour et reconnaissance de l'être aimé. Pourquoi ? Quelles ont été les bases de construction, les carences affectives façonnant ce genre d'individus, ce genre de femmes ensevelies dans la spirale infernale de la violence conjugale ? Et comment un homme arrive-t-il si facilement à intégrer ce rôle de bourreau ? " Tout ce que je voulais c'était fonder une famille harmonieuse - celle que je n'avais pas eue et dont je rêvais depuis toujours - et je me suis retrouvée dans un foyer désuni. Les silences de mon mari étaient un supplice, seules ses colères me ranimaient. Engagée dans une spirale infernale, j'ai supporté le mépris, l'enfermement, les injures, les coups, la torture... Pourquoi suis-je restée ? De l'extérieur, la situation est incompréhensible, mais aussi incohérent que cela puisse paraître, j'étais incapable de quitter mon bourreau... La seule idée de le perdre provoquait en moi une angoisse. Je me raccrochais éperdument à notre couple et à Esther, l'enfant que nous avions eu ensemble. Il m'a fallu plusieurs années avant de me résoudre à fuir le foyer conjugal avec ma fille et retrouver ainsi notre liberté. " Une femme sous influence est le récit mûr et réfléchi de ce que sont les mécanismes de la perversité narcissique. Avec beaucoup de sincérité, Sarah Bernard raconte les étapes qui lui ont permis de vaincre ses peurs et le chemin que parcourent, enfin, de nombreuses femmes aujourd'hui pour ne plus se taire.