Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Un trotskiste dans l'enfer nazi. Mauthausen-Auschwitz-Buchenwald (1943-1945)
Chauvin Jean-René ; Lequenne Michel
SYLLEPSE
21,00 €
Épuisé
EAN :9782849500934
Arrêté le 1943, aux abords de la Gare du Nord à Paris par la police française lors d'un banal contrôle, Jean-René Chauvin, membre du Parti ouvrier internationaliste, principale organisation trotskiste pendant la guerre, va connaître une plongée dans un enfer qui ne s'achèvera qu'en 1945. Torturé successivement par la police française et la Gestapo, il est déporté à Mauthausen, Auschwitz puis et enfin Buchenwald d'où il devra affronter deux marches de la mort. De cette douloureuse expérience, il relate aujourd'hui ses souvenirs qui se prolongent par une réflexion sur l'expérience concentrationnaire notamment celle des camps soviétiques. Dans cette chronique de l'enfer, au-delà de ses propres aventures où il frôle la mort de nombreuses fois, il s'attache notamment à nous dresser les portraits de ceux et celles qu'il a rencontrés, notamment des commissaires politiques russes. On retrouve aussi, par exemple, Noeil-Noeil, le kapo sadique décrit par André Lacaze, ami de l'auteur, dans Le Tunnel. Ajoutons que, militant trotskiste, il a échappé dans les camps à une tentative d'assassinat organisé par les dirigeants staliniens de la résistance clandestine, et ne doit son salut qu'à l'aide de déportés communistes avec lesquels il entretenait des liens étroits. Ce n'est ici qu'un exemple de moments forts et émouvants que renferme cet ouvrage qui ne constitue pas un livre de plus sur les camps.
Fruit d'un vaste travail de terrain, ce DVD interactif est le complément indispensable de l'Atlas de la Nouvelle-Calédonie, pour connaître les 33 communes de ce pays. Il offre 250 cartes et plans inédits, plus de 1 400 photographies, des dizaines de documents audio et vidéo sur le patrimoine ainsi que des notices et des données statistiques. Nous proposons un outil pédagogique qui permet aux élèves de saisir leur espace vécu. Les enseignants l'utiliseront aussi comme un support pour l'adaptation des programmes et apprécieront ses nombreuses cartes muettes. Il invite les Calédoniens à (re)visiter leur territoire et aux autres publics à le rencontrer.
Valentine Hugo est surtout connue comme artiste. Elle a été liée aux Ballets russes et au mouvement surréaliste. Elle fut peintre, illustratrice, décoratrice de cinéma et de théâtre, mais elle a aussi beaucoup écrit sur ses amis: Brancusi, Nijinski, Radiguet, Ravel ou Satie. Elle s'est passionnée pour la danse et avait le projet d'en écrire l'histoire, de l'Antiquité à nos jours. Seuls ont été rédigés deux chapitres, "Sur quelques danses égyptiennes" et "Tableaux de la danse au théâtre pendant la Révolution française". A partir des années 1970 elle a participé à des émissions radiophoniques comme témoin de la vie intellectuelle et artistique de la première moitié du XXe siècle. Ce livre apporte son témoignage et une réflexion sur une époque où travaillaient ensemble peintres, sculpteurs, musiciens, chorégraphes et poètes.
Bulldozers. Cadavres. Cadavres ; par monceaux empilés. Photos. Photos, jetées sur mon pupitre : Buchenwald 1945. «Tiens, vois ce que les boches ont fait ! Et ton père en était.» Je ris. Ils me regardent. J'ai peur. Qu'étais-je ?... Je bascule. Chez nous, notre pain quotidien, c'était ses torgnoles ! Mère... en silence... «sublimait» ! De mes sapins au Harrar, jamais ne suis allé jusqu'au bout des chemins...
Thoret Jean-Baptiste ; Angelier François ; Chauvin
En 1968, un jeune cinéaste réalise un film en noir et blanc, La Nuit des morts-vivants, premier volet d'une tétralogie poursuivie jusqu'en 2005. Romero dépoussière le genre et invente, à l'heure de la guerre du Vietnam et des révoltes sociales, l'une des grandes figures du cinéma américain : le zombie. Métaphore politique, le zombie devient le symbole d'une nation obsédée par la question de l'Autre et la définition du Mal. Le livre répond donc à différentes questions : de quelle vision du monde les morts-vivants sont-ils dépositaires ? Quelle image critique de la société nous renvoient-ils ?
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Le Mexique de l'épopée révolutionnaire des compagnons d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d'histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir. Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir. Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l'on invoque à chaque fois que l'on proteste contre les possédants et contre les gouvernants. C'est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une "modernité" barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme. Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui et les aspirations de son peuple à travers l'épopée et la réalité d'une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays. Voici la seconde édition en français de ce livre qui n'a cessé, depuis sa parution au Mexique en 1971, d'être réédité aussi bien en espagnol qu'en anglais.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.