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L'affaire Pranzini. Aventurier, don Juan... et tueur de femmes ?
Chauvaud Frédéric
GEORG
15,00 €
Épuisé
EAN :9782825710685
17 mars 1887 : un crime épouvantable est commis à Paris, rue Montaigne, situé dans le triangle d'or. Jamais, déclare Paul Brouardel, l'expert judiciaire le plus célèbre de son temps, il n'a vu de crime perpétré avec une telle violence. Trois corps sans vie, la tête presque détachée du tronc, sont retrouvés dans un appartement cossu : une fillette, une dame de compagnie et une demie mondaine. L'émotion publique est considérable. L'assassin est-il un tueur de femmes qui prend plaisir à martyriser et ôter la vie, est-ce un maraudeur ? Ou bien encore un amant jaloux ? Goron, futur chef de la police judiciaire, déjà considéré comme le premier limier de France, et Guillot, réputé pour être le meilleur juge d'instruction, capable d'obtenir des aveux de n'importe quel coupable, sont lancés sur les traces du criminel. La presse se saisit de l'affaire, invente une manière de rendre compte de l'enquête, concurrence la police, se moque du secret de l'instruction et tient en haleine les lecteurs pendant plusieurs mois. Un suspect est signalé à Marseille et une nouvelle figure de criminel prend consistance : celle du don Juan oriental, aventurier et polyglotte, Henri Pranzini.
En 1930, quelques années après avoir publié ses Souvenirs de la Cour d'assises, André Gide suggérait que la punition devrait tenir compte de la personnalité des criminels. Comment punir quelqu'un que l'on ne connaît pas ? , se demandait-t-il, ajoutant qu'"il est, sur la carte de l'âme humaine, bien des régions inexplorées". Régulièrement, avec plus ou moins d'intensité, le droit de punir a été et reste l'objet de réflexions, de controverses, de propositions de loi, de demandes de réformes. Les débats sont tantôt vifs et profonds et semblent concerner le plus grand nombre, tantôt ils s'appauvrissent et restent réservés aux "spécialistes" qui dans des manuels ou des ouvrages d'histoire du droit pénal présentent ce dernier comme le droit de réprimer ou de sanctionner les auteurs d'infractions. Mais quel sens faut-il donner à la peine si elle n'est pas accompagnée d'autres mesures ? Est-elle une sorte d'horizon d'attente, une fiction des sociétés contemporaines qu'il faut bien entretenir ? Ne faut-il pas "remettre à plat" la justice pénale et se demander si après avoir puni il est possible de guérir ou de rendre un citoyen à la société ? La "pénalité" doit conserver son utilité écrivent les uns et les autres. Mais faut-il punir le crime ou plutôt les criminels ? Faut-il punir de la même manière les enfants, les fous et les récidivistes ? Que doit-on faire à l'époque de l'Empire français dans les colonies ? Ne conviendrait-il pas de se demander à nouveau pourquoi punir ? et de réfléchir à l'efficacité de la justice répressive ? La justice d'expiation et la "rédemption du coupable" ne suffisent pas, la peine est devenue aussi un enjeu symbolique et un moyen de communication, voire une "arme pénale". Deux siècles après le Code pénal de 1810, une réflexion sur l'histoire du droit de punir et son actualité s'imposait, mais il fallait multiplier les approches disciplinaires, car le droit de punir ne relève pas seulement de considérations abstraites ou de joutes philosophiques. La pragmatique de la punition mérite aussi d'être examinée. Trois entrées ont donc été retenues (le droit de punir en question, connaître et pardonner, sanctionner les déviants) à partir du siècle des Lumières jusqu'à nos jours. Nul doute que l'histoire de la "punissabilité" permet de penser et de comprendre les sociétés du passé comme celle d'aujourd'hui.
Chauvaud Frédéric ; Péret Jacques ; Olivier Vincen
Livre d'hommage, Terres Marines rassemble les textes de collègues, de spécialistes, d'élèves et d'amis de Dominique Guillemet, universitaire dans toute la plénitude du mot ; décédé brutalement en mars 2005, qui enseigna l'histoire moderne à l'université de Poitiers. Spécialiste reconnu de la géographie historique, du littoral et des sociétés francophones d'Amérique du Nord, son dernier livre Champlain ou les portes du Nouveau Monde (2004), écrit en collaboration avec Mickaël Augeron, fait autorité. Les études réunies ici montrent tout le dynamisme d'une histoire impulsée par Dominique Guillemet. Les quarante contributions rassemblées dans le présent volume traitent aussi bien de la perception des zones côtières, du régime seigneurial au Canada, des territoires du soldat, des Bohémiens, des naufrages, que des lieux du crime. Elles reviennent sur les notions de " pays ", de paysages maritimes, de commémorations, de lieux de mémoire, de " terres liquides ". Elles mènent du Poitou à la Grèce, de la Basse Bretagne aux mers du Sud. Regroupées en trois grands ensembles - histoire et représentations du littoral/paysages et territoires/voyages, mobilité et nouveaux mondes -, elles témoignent de la vitalité d'une histoire " de terrain " de l'époque médiévale à nos jours.
Le 8 février 1971, Michel Foucault cosignait, avec Jean-Marie Domenach et Pierre Vidal-Naquet, le Manifeste du Groupe d'information sur les prisons (GIP). La première phrase avait des allures d'avertissement : " Nul de nous n'est sûr d'échapper à la prison ". Il s'agissait de rendre visible ce qui se passait derrière les " hauts murs ". Depuis, recherches et travaux historiques se sont déployés, s'interrogeant sur le droit de punir et la généralisation de l'enfermement. La nuit pénitentiaire restitue la naissance d'un modèle carcéral français au XIXe siècle. La pénalité de l'enfermement y apparaît comme la seule solution pour réprimer les auteurs de délits et de crimes, très majoritairement masculins. Tandis que l'opinion publique se désintéresse de la prison, jamais autant de détenus n'ont été comptabilisés en France aujourd'hui, alors que la décroissance pénale est attestée dans les prisons carcérales scandinaves. Avec ce dossier, Parlement[s] analyse tant les pratiques et discours d'une société punitive, que ses cibles, en particulier les mineurs. Il s'invite dans des prisons régionales pour mieux cerner la population qui s'y trouve resserrée. En commentant des périodiques spécialisés comme Détective, des caricatures, des dessins de presse ou la une de journaux populaires, il n'ignore pas, enfin, l'imaginaire qui est colporté sur la nuit pénitentiaire.
L'imaginaire de la Belle Epoque et des Années Folles est tout entier colonisé par le judiciaire. Depuis, films et feuilletons, séries noires et histoires du crime se sont multipliés au point de saturer l'univers des images et des représentations dans lequel nous vivons. Au coeur de cet imaginaire se trouve la cour d'assises, souvent assimilée à une pièce de théâtre ou à un spectacle. Maurice Garçon écrivait en 1928: "au lieu de sentiments imaginés, de situations inventées, ce sont des personnages vivants qui étalent leurs passions, montrent leurs douleurs, exposent leurs tares, proclament leur effroi". Fondé sur le dépouillement de très nombreux récits de procès, la présente étude constitue le premier ouvrage historique sur le fonctionnement, de l'intérieur, de la juridiction la plus célèbre du système pénal. Aux dires de nombreux observateurs, les palais de justice semblent avoir été bâtis pour accueillir des récits de vie, des paroles extravagantes, des histoires de corps lacérés et d'âmes pantelantes. Pour restituer les audiences, sans doute faut-il s'intéresser, tout d'abord, à la scène judiciaire, aux comptes-rendus de procès rédigés par les "tribunaliers", et à la façon dont les débats sont menés. Il importe aussi de retrouver les manières de parler, les gestes esquissés, les larmes versées et les regards échangés. Enfin, pour rendre compte du "drame judiciaire" lui-même, il faut encore suivre les "héros des cours d'assises", saisit le mystère du passage à l'acte, s'attacher à la transformation du réel en judiciaire. L'histoire de la cour d'assises entre 1881 et 1932 s'avère essentielle pour comprendre la justice pénale contemporaine, à condition de se montrer attentif au cadre, à l'atmosphère, aux contraintes d'espace et de temps, au rituel judiciaire, aux plaies de la société perçues comme des blessures individuelles.
Que faisons-nous quand nous communiquons ? Qui sommes-nous quand nous communiquons ? Ces deux questions sont généralement séparées. L'une renvoie aux " techniques " et à la technologie de la communication - peut-être vaut-il mieux dire " de l'information " - et fait l'objet d'un nombre croissant d'interrogations, accélérées avec l'usage massif de l'Internet et du World Wide Web. L'autre renvoie à la psychologie, voire à la philosophie, et semble désuète par rapport à la première. Sauf lorsqu'elle se présente comme une nouvelle psychologie, appelée " de l'esprit ", laissant croire que l'esprit est dans la machine (" the ghost in the machine "). Nouveautés réductionnistes, qui font passer les gens pour des choses. Ce livre traite ensemble les deux questions " que " et " qui ", sans tomber dans cet horrible amalgame qui confond machine et cerveau, cerveau et esprit. Au contraire, il montre que " ce que nous faisons " et " ce que nous sommes " sont étroitement liés par la finalité de toute communication : s'entendre les uns les autres au sein d'un monde commun, en dépit de tous les obstacles que font naître les défaillances des appareils, les différences culturelles et rituelles, les diverses manières d'écrire et de lire les histoires, et s'engager dans la discussion avec tous les troubles de l'âme inhérents à la condition humaine. Les deux termes clés de ce livre sont composer et interpréter. Les deux, intimement associés, renvoient à des processus matériels (émettre et recevoir des messages - quels que soient les médias utilisés), à des mises en scène (à qui je m'adresse et comment ?), à des intentions plus ou moins durables (que veux-je obtenir de mes interlocuteurs ?), pour des motifs plus ou moins clairs (pourquoi un tel désir d'obtenir quelque chose ?). Composer c'est s'adresser aux autres en ayant toutes ces questions en tête ; interpréter, c'est tente de les faire siennes, ne serait-ce que pour y répondre selon ses propres désirs. L'art de communiquer, c'est l'art de vivre ensemble, avec et sans machines, pour le meilleur et pour le pire. Un art que personne ne maîtrise.
Jerome Bruner, professeur de psychologie à l'université de New York, dont l'œuvre a profondément marqué le développement des sciences cognitives, nous propose dans cet ouvrage une réflexion passionnante, véritable manifeste s'inscrivant à contre-courant de l'hypothèse biologique qui aujourd'hui prétend à elle seule expliquer le fonctionnement de là pensée. En comparant le cerveau et l'ordinateur, elle a isolé la psychologie des autres sciences humaines et oublié que l'homme est un être situé socialement, historiquement et culturellement. Pour Jerome Bruner, la psychologie doit rejoindre le courant qui anime les sciences humaines ; elle doit " Interpréter " les récits, ceux de la " psychologie populaire ", par lesquels nous créons de la signification, comme l'Histoire interprète une période ou la sociologie une société. Ces récits montrent comment une culture façonne les croyances, les désirs, les valeurs de ceux qui y vivent.
Les Indiens, dont les connaissances botaniques sont admirées par les scientifiques occidentaux, expliquent invariablement que leur savoir provient directement des hallucinations induites par certaines plantes. Dans une enquête qui s'étend sur neuf ans, de la forêt amazonienne aux bibliothèques d'Europe, l'auteur réunit suffisamment d'indices pour être convaincu que la clé de l'énigme réside dans l'ADN. Une hypothèse à vérifier ! Collection «Terra Magna».
Les enfants hyperactifs Le THADA Le trouble déficit de l'attention avec hyperactivitéQu'est-ce que c'est?Ce livre explique cette affection et donne des conseils aux parents, aux enseignants, aux thérapeutes et aux enfants concernés afin que ces derniers trouvent un meilleur chemin dans la vie.