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Des trois royaumes aux Jin. Légitimation du pouvoir impérial en Chine au IIIe siècle
Chaussende Damien
BELLES LETTRES
35,50 €
Épuisé
EAN :9782251381046
La naissance des Trois royaumes dans les années 200 de notre ère fut vécue en Chine comme un véritable cataclysme politique. Un Etat multiséculaire s'effondre, des rébellions millénaristes éclatent, des chefs de guerres surgissent aux quatre coins du pays et, après des années de luttes, de complots, de coalitions et de retournements, trois héros émergent et se taillent des royaumes sur les cendres d'un empire ravagé par la soldatesque : dans le Nord, l'Etat de Wei, au Sud-est, celui de Wu, et au Sichuan, celui de Shu. Chacun des souverains se proclame l'empereur légitime, considérant les deux autres comme des brigands usurpateurs. Tous tentent d'annexer leurs voisins pour restaurer la grandeur de la Chine et, plus important encore, pour rétablir l'unité territoriale telle qu'elle avait été réalisée par le Premier empereur plus de quatre siècles auparavant. L'unification n'est cependant pas l'oeuvre de l'un des héros des Trois royaumes, mais de la famille Sima qui, après avoir confisqué l'État de Wei à ses propriétaires, parvient à établir et à légitimer sa propre dynastie : les Jin. Qui sont les Sima ? Dans quel contexte politique ont-ils pris le pouvoir ? Comment ont-ils procédé au changement dynastique des Wei aux Jin ? Qu'ont-ils fait une fois leur dynastie fondée ? Telles sont les questions traitées dans cet ouvrage.
Résumé : La Chine fut à de multiples reprises dirigée par de grandes souveraines, aussi capables sinon davantage que leurs homologues masculins. L'une d'elles, la célèbre Wu Zetian, est même allée jusqu'à se proclamer empereur et à fonder sa propre dynastie, devenant ainsi l'égale des hommes, tâche ô combien difficile dans une société traditionnellement polygame, où les femmes étaient le plus souvent réduites au statut d'épouse ou de mère. L'Empire du Milieu a connu, lui aussi, son lot de Messaline, de Théodora et d'affaires de la tour de Nesle, et sa riche histoire a été marquée par nombre d'histoires d'amour et d'intrigues de palais, où se sont croisés épouses naïves, impératrices arrogantes, douairières toutes puissantes, eunuques maléfiques et empereurs dissolus. Keith McMahon, érudit sinologue, retrace ici l'histoire des impératrices, des concubines et des favorites qui se sont illustrées dans l'histoire de la Chine, et qui ont, pour certaines d'entre elles, inspiré pendant des siècles les poètes, les romanciers, les dramaturges et, plus récemment, les cinéastes.
HISTOIRE GENERALE DE LA CHINE L'Histoire générale de la Chine, série de dix volumes illustrés, allie rigueur scientifique et plaisir de la lecture, et constitue à ce jour la plus importante synthèse jamais publiée sur la civilisation chinoise. Des chapitres chronologiques exposent, en début de volume, les grands jalons de l'histoire politique et institutionnelle de la période traitée. Ils sont suivis de sections thématiques (géographie, religion, administration, économie, littérature, etc.) soigneusement choisies en vue d'une véritable initiation du lecteur. L'ensemble est enrichi de nombreuses illustrations, de cartes en couleur, d'une chronologie, de diverses annexes et d'un index complet. LA DYNASTIE DES SONG Si brillante fût-elle, la dynastie des Song (960-1279), l'une des plus longues de la Chine impériale, ne régna que sur la seule Chine centrale et même sur la seule Chine du Sud à partir du XIIe siècle. Contraint en permanence par la puissance des empires des steppes, nés comme lui de la décomposition de l'immense empire des Tang, l'empire des Song dut traiter d'égal à égal avec les Khitan-Liao (907-1125) puis les Jurchen-Jin (1115-1234) au Nord, ou les Xi-Xia (1032-1227) au Nord-Ouest. La tension entre la vocation universelle de son entreprise impériale et l'incomplétude de sa souveraineté explique en partie le dynamisme économique, commercial et financier qui fit de la Chine des Song un carrefour terrestre et maritime, reliant l'Asie du Nord aux mers du Sud. Surtout, les innovations institutionnelles et techniques qui se multiplièrent entre le Xe et le XIIIe siècle, ainsi que la créativité intellectuelle stimulée entre autres facteurs par l'essor des examens, jetèrent les bases d'un régime bureaucratique nouveau, celui-là même qui devait dominer le gouvernement de la Chine jusqu'à la fin de l'empire en 1911. Le présent ouvrage offre une synthèse des travaux qui ont renouvelé l'histoire de la période depuis que les historiens chinois ont retrouvé toute leur place dans la communauté internationale, il y a une quarantaine d'années.
Résumé : Au XVIIIe siècle, la Chine, bien que peuplée en majorité de Chinois, n'est pas gouvernée par des Chinois, mais par des souverains venus du nord-est : les Mandchous. L'empire qu'ils y fondèrent les Qing était sans doute l'un des plus étendus du monde à cette époque : il englobait non seulement la Chine proprement dite, c'est-à-dire le territoire que les Mandchous héritèrent de la dynastie chinoise précédente qu'ils conquirent, les Ming (1368-1644), mais aussi des régions qu'ils intégrèrent par ailleurs, comme la Mandchourie, leur patrie d'origine, le Turkestan oriental (le Xinjiang), la Mongolie et le protectorat tibétain. La stabilité politique apportée par les souverains et l'essor économique qui l'accompagna permirent une poussée démographique sans précédent : la population doubla en l'espace de cinquante ans pour atteindre environ trois cents millions d'habitants à la fin du XVIIIe siècle. L'intelligence et la finesse politique des empereurs Qing les portèrent à présenter un visage différent selon leurs interlocuteurs : s'ils assumaient parfaitement le rôle de Fils du Ciel et de défenseurs des valeurs traditionnelles confucéennes pour les Chinois, ils étaient en même temps de grands khans aux yeux des Mongols et de véritables chefs bouddhistes pour les Tibétains. Rétrospectivement, cette dynastie ne fut pas simplement une tranche de l'histoire de la Chine, comme on a souvent eu tendance à la réduire, mais surtout un grand empire multiethnique et multiculturel qui dépassa le simple cadre chinois. Mettant en avant les derniers développements de la recherche, l'ouvrage accorde un intérêt soutenu, et inédit, au caractère multiethnique des Qing et la "mandchouité" des souverains, sujets peu traités par les sinologues. La période Qing fut sur le plan culturel, entre autres grâce au patronage impérial, d'un dynamisme rarement atteint dans l'histoire de la Chine ; elle livra à la postérité de riches vestiges et une littérature particulièrement variée et abondante. Damien Chaussende est sinologue, chercheur au CNRS, membre du Centre de Recherche sur les Civilisations de l'Asie Orientale. Ses recherches portent sur l'histoire et l'historiographie de la Chine classique. Il est l'auteur de Des Trois royaumes aux Jin. Légitimation du pouvoir impérial en Chine au IIIe siècle (Belles Lettres, 2010), de La Véritable histoire du premier empereur de Chine (Belles Lettres, 2010) et le traducteur de L'invention de la Chine éternelle de Yuri Pines (Belles Lettres, 2013).
La Chine n'est pas qu'un pays : c'est un monde en soi, qui plonge ses racines dans une histoire trois fois millénaire. En huit chapitres chronologiques, Damien Chaussende retrace cette longue histoire, de la naissance de l'écriture vers 1200 avant Jésus-Christ jusqu'à la chute de l'empire des Qing en 1912. Il présente pour chacune des grandes périodes l'essentiel du cadre événementiel et ce qu'il faut en retenir pour comprendre une culture riche et foisonnante. Il fait en outre la part belle à de multiples anecdotes historiques, aux personnages et aux grandes oeuvres qui forment le bagage culturel de tout un chacun dans la Chine d'aujourd'hui. Véritable petit guide, il sera utile aux amoureux de la Chine, aux étudiants et apprentis sinologues et à tous ceux qui souhaitent découvrir les grands jalons de l'empire du Milieu avant son entrée dans la modernité du XXe siècle.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.