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Zadoc Kahn. Un grand rabbin entre culture juive, affaire Dreyfus et laïcité
Chaumont Jean-Philippe ; Kuperminc Jean-Claude ; D
ECLAT
32,00 €
Épuisé
EAN :9782841621484
La personnalité du grand rabbin Zadoc Kahn, né à Strasbourg en 1839 et qui disparaît en 1905 à la veille de la promulgation de la loi sur la Séparation des Eglises et de l'Etat, accompagne tous les grands moments du judaïsme français dans la seconde moitié du XIXe siècle. Depuis ses différentes entreprises culturelles, dont la plus célèbre est la coordination d'une nouvelle traduction de la Bible qui fait encore autorité, jusqu'à ses prises de position religieuses, en faveur d'un judaïsme ouvert sur le monde, ou politiques, lors de l'affaire Dreyfus, Zadoc Kahn jette les bases d'un franco-judaïsme en dialogue avec l'Etat, qui s'épanouira en France au début du XXe siècle, avant la catastrophe de la Seconde Guerre mondiale. Ce volume, issu d'un colloque tenu à l'occasion du centenaire de sa mort, s'attache à montrer les multiples facettes de l'une des grandes figures et des plus emblématiques du judaïsme français.
Les indélicats, les malpolis, les importuns, les égoïstes, les abrutis, les grandes gueules, les arrogants, les prétentieux, hommes ou femmes (quand ce ne sont pas les animaux et les objets), ont souvent tendance à nous abîmer le quotidien quand ils ne nous gâchent carrément pas la vie. Mais il n'est pas toujours commode d'exprimer ce que l'on pense de leurs attitudes et leurs mauvaises manières. L'insulte n'apaise que rarement l'être civilisé. Jean-Luc Coudray a quant à lui choisi de rester calme en s'interdisant de se mettre en colère ailleurs que devant son clavier. Mais là, quelle revanche ! Adepte d'une logique inoxydable, sujet à une mauvaise humeur à toute épreuve, il écrit des lettres bien senties à ses ennemis, souvent invisibles, et calme ainsi ses amères ruminations. Il réussit surtout à nous venger de tous ceux sans qui la vie serait un havre de douceur et de quiétude.
Que n'avons-nous eu ce mot définitif qui cloue le bec des plusinsupportables de nos contemporains quand nous en avonscroisé un? Condamnés à ressasser notre échec face à unesituation qui nous a échappée, nous ruminons en vain cesphrases percutantes qui terrassent les imbéciles et qui nous ontmanquées. Avec ces soixante-deux lettres cogitées par lecerveau vengeur de Jean-Luc Coudray, voici de quoidésamorcer le souvenir de ces situations humiliantes. Leurlecture permettra de calmer nos amères ruminations et, si nousretrouvons notre bourreau, d'espérer crucifier sa basseconscience, réveillant chez nous cette sérénité que procure lerééquilibrage du monde.
Perrin Christophe ; Du Roy Olivier ; Chaumont Jean
Un ouvrage des éditions du Cerf, maison des cultes, des cultures et des civilisations. Le Cerf est le premier éditeur religieux de France et de l'espace francophone. "
Jean-Michel Chaumont, auteur de La concurrence des victimes (1997), présente cette nouvelle édition en commentant un passage où Césaire rapproche l'esclavage et la Shoah, mais non pas à des fins de comparaison: "Il ne voulait en rien réduire ou relativiser la Shoah ou l'univers concentrationnaire, il ne voulait en rien offenser leurs victimes, il voulait simplement contribuer à guérir les siens de la honte de leurs ancêtres." Victor Schoelcher (1804-1893), jeune républicain envoyé aux Antilles par son père, en revient révolté par l'esclavage. Par son engagement politique et ses interventions publiques, il contribue à faire adopter en 1848 le décret d'abolition de l'esclavage en France et dans les colonies.
Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels: L'Architecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), L'Univers erratique (PUF, 1994). Ses Utopies réalisables, publiées pour la première fois en 1975, ont été rééditées aux édifions de l'éclat en 2000.
Résumé : L'institution du Shabbat est la plus importante contribution du judaïsme à l'humanité, tout en étant le fondement de la vocation spécifique d'Israël. Résistance à l'oubli de l'origine, appel à la maîtrise du temps pour assurer la liberté de l'homme, évocation d'un jour futur "qui sera tout entier Shabbat et repos pour une vie du monde qui vient", il introduit dans l'existence une dimension essentielle, dont le monde contemporain, livré à la démesure, doit absolument prendre conscience. A un projet prioritairement économique, obsédé par la satisfaction du besoin et le culte de la croissance, il oppose une vision d'avenir liée non à un manque, mais à une plénitude. Il rappelle l'indispensable valeur de la limite et du lien entre les générations.
Résumé : Les Chatons des Sagesses des Prophètes (Fusûs al-Hikam) est le livre le plus célèbre d'ibn 'Arabi (1165-1240), qui dit l'avoir reçu de la main du prophète dans une vision en songe. Il y décrit les nombreuses 'semblantes' qui reconduisent à l'unité divine, où viennent s'enchasser les dires les grands prophètes, depuis Adam jusqu'à Muhammad, en passant par Idris et Abraham, Ismael et Jacob, Ezra et Jésus, Job et Jean, Moïse et Khâlid, embrassant dans un même geste 27 prophéties issues des trois monothéismes et se concluant par un hymne au féminin d'une étonnante modernité. Plusieurs fois publié, les Chatons des sagesses paraît ici non seulement dans une version intégrale, mais traduit sur la base d'un manuscrit autographe du plus proche disciple d'ibn 'Arabi, Sadr al-clin Qunawi, signé de la main de l'auteur. Le texte introduit à une pensée parmi les plus riches de l'islam spirituel, dont "l'influence fut d'une portée considérable" comme l'a écrit Henry Corbin, même si le soufisme d'ibn 'Arabi, qui privilégie l'imaginaire sur les intelligences, et considère que la divinité est trop vaste et trop sublime pour être enfermée dans un seul dogme, suscita autant d'enthousiasmes que d'anathèmes au sein de l'orthodoxie musulmane.
La géométrie non euclidienne fut non seulement un bouleversement sans précédent dans l'histoire des mathématiques, mais également une bouffée d'air pur pour les partisans d'une "vérité sans les dogmes". Par ce "non" augmentatif, elle affirmait l'existence d'un en-dehors de l'Être, vingt-quatre siècles après le Parménide de Platon, et plaçait, more geometrico, la philosophie dans l'espace de la spiritualité occidentale, ouvrant la voie à la liberté dans le domaine des sciences rigoureuses. C'est aux implications philosophiques de cette révolution mathématique qu'est consacré l'essai d'Imre Toth, qui étudie également certains aspects de la pensée de Gottlob Frege, farouche adversaire de la géométrie non euclidienne, pour en démontrer les impasses et les fourvoiements.