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Paris gothique
Sandron Dany ; Hayot Denis ; Plagnieux Philippe ;
PICARD
59,00 €
Épuisé
EAN :9782708410497
Paris incarne mieux qu'aucun autre foyer le foisonnement de l'architecture gothique sur les quatre siècles de son histoire, depuis la trilogie des choeurs pionniers des abbatiales de Saint-Denis, Saint-Martin-des-Champs et Saint-Germain-des-Prés jusqu'aux ambitieuses paroissiales de Saint-Gervais ou Saint-Eustache qui témoignent de la vigueur de l'art gothique jusqu'en plein XVIe siècle, voire au-delà. Notre-Dame et la Sainte-Chapelle incarnent la place éminente de Paris dans l'Europe artistique à partir du mile siècle. Dans le domaine militaire, la forteresse du Louvre de Philippe Auguste est emblématique de la fortification cap& tienne au XIIIe siècle. Au siècle suivant, l'enceinte de Charles V a métamorphosé la rive droite. Les hôtels de Cluny et de Sens comptent parmi les résidences aristocratiques les plus raffinées du XVe siècle où Paris reste une ville de cour. Ce tableau du Paris gothique intègre aussi les vestiges d'architecture bourgeoise dont les caves constituent le plus important témoignage. Paris, qualifiée au XIVe siècle de "ville des villes", offrait alors l'image d'une effervescence généralisée. Plus d'une trentaine de notices monographiques sont ici consacrées aux principaux monuments de l'architecture religieuse, civile et militaire. Cet ouvrage, intégrant les plus récentes découvertes, renouvelle l'image de Paris, la ville aux cent clochers, mais aussi la ville close de murailles, celle des palais royaux et princiers et celle des Parisiens dont les vestiges de l'habitat dorment sous nos pieds.
L'abbatiale gothique de la Trinité de Vendôme n'avait jusqu'à présent jamais fait l'objet d'une monographie approfondie. Sa construction s'inscrit dans l'histoire d'un monastère fondé au XIe siècle et dont la Révolution sonna le glas : elle ne pouvait donc pas être étudiée sans chercher à définir le poids séculaire d'une histoire prestigieuse qui en explique la remarquable ambition. C'est ainsi qu'ont été analysés le contexte de la fondation par le comte d'Anjou et sa femme Agnès, les liens privilégiés avec la Papauté, et l'importance des reliques, notamment la Sainte Larme, dans le développement de l'établissement jusqu'à la fin du Moyen Age. L'étude des bâtiments monastiques et des usages liturgiques permet de cerner le cadre de vie de la communauté monastique : celle de l'abbatiale romane et de son clocher permet de démontrer toute l'importance de ces monuments dans la conception de l'église gothique. Isabelle lsnard, se fondant sur l'étude détaillée du plan de l'abbatiale gothique, de son élévation et de sa structure, de sa modénature, de son décor et des procédés de construction qui y furent employés, mais aussi de ses vitraux, propose une nouvelle chronologie, relative et absolue, de la construction entre 1271 et 1508 environ. Sur ces bases renouvelées, l'auteur brosse un tableau inédit, circonstancié et précis du développement de l'architecture dans un territoire qui s'étend de la vallée moyenne de la Loire à la Normandie, du Maine à l'Orléanais. Les liens tissés en un réseau complexe entre les différents chantiers ouverts dans cette région de la fin du XIIIe au début du XVIe siècle sont analysés. En définitive, l'abbatiale apparaît comme un témoignage majeur de l'architecture rayonnante de la fin du XIIIe siècle et de l'architecture flamboyante vers 1500.
Résumé : Paris ? 200 000 habitants en 1300 ? est la plus grande ville de l'Occident médiéval. Elle devient au xIIIe siècle la capitale du puissant royaume de France vers laquelle affluent intellectuels, hommes d'affaires et artistes. La croissance sans précédent de la cité n'a pas manqué de laisser une empreinte durable. Dans bien des quartiers, le tracé actuel des rues reflète les opérations de lotissement qui présidèrent à l'installation des nouveaux venus au cours du Moyen Age. Si peu d'édifices médiévaux sont aujourd'hui visibles dans leur quasi-intégrité, telles Notre-Dame ou la Sainte-Chapelle, beaucoup sont conservés de manière fragmentaire, comme le Louvre de Philippe Auguste, la salle des gens d'armes de la Conciergerie ou le réfectoire du couvent des Cordeliers. Ces vestiges ? et bien d'autres ? jalonnent la trame urbaine dont les aspects changeant au fil d'un millénaire sont restitués par les images anciennes. Entre la "ville idéale" rêvée par les rois et la cité grouillante aux maisons serrées les unes contre les autres, aux ruelles étroites et nauséabondes, se dessine le visage du Paris médiéval.
Kasarska Iliana ; Sandron Dany ; Sénéchal Philippe
Le portail représente à la fois un décor de l'édifice auquel il appartient et un ensemble quasi-autonome. Les actes du colloque réunis dans ce livre traitent de la relation entre sculpture et architecture lors de la réalisation du portail gothique. Les étapes de la construction d'un portail sont analysées successivement depuis l'aménagement d'une place dans le mur en vue de son insertion jusqu'à l'édification des éléments : ébrasements, voussures, trumeau, linteau, tympan. Sont également interrogés les rapports entre le temps et la transformation d'une oeuvre monumentale. Le rapport dynamique entre conception et exécution s'inscrit à l'intérieur d'une première échelle de temps, celle d'une même génération, ou celle associant maître et disciples : si les reliefs sculptés d'un portail sont préparés d'après un plan d'ensemble fixé au préalable, des changements de projet interviennent souvent, trahis par des retailles ou l'adaptation de certaines pièces. Une deuxième échelle de temps relie deux générations successives, parfois davantage : un monument vient ordinairement en substitution d'un monument précédent et l'on observe dans certains cas qu'un élément figuré de l'ancien est remployé dans le nouveau. La troisième échelle de temps, celle de l' « édifice-palimpseste », couvre l'ensemble de siècles qui nous séparent du début de la création de l'oeuvre monumentale. Plutôt que de chercher un « état d'origine qui n'a peut-être jamais exist? (Viollet-le-Duc), une autre démarche consiste à étudier la synthèse réalisée par chaque époque entre les couches existantes et son apport particulier.
Ce volume rassemble 17 contributions sur les recherches actuelles sur les caves, menées par des historiens, historiens de l'architecture, archéologues, géologues et ingénieurs sur les caves anciennes, essentiellement en Ile-de-France, Normandie et Picardie. A travers l'étude des caves, c'est l'espace urbain qui se dessine, celles-ci permettant de préciser les contours des bâtiments, des parcelles et des îlots, le tracé de la voirie, pour une restitution plus fine du paysage urbain.
Le siècle carolingien a été court. L'ordre politique et social se disloqua et sombra après 880. Ce naufrage ne peut abolir le projet de société que les clercs avaient élaboré. Dans ce schéma, la religion cimentait toute la construction sociale. Par le baptême reçu dans les premiers mois de la vie, l'enfant devient simultanément fils de l'Église et sujet de l'Empire. Tous apprennent le Notre Père et le Credo, symboles d'adhésion à la foi officielle. Les uns ont reçu la tonsure monastique ou cléricale et renoncé au mariage et au monde. Les laïcs se marient, mais désormais ils doivent choisir leur femme en dehors de leur parenté et la garder quoi qu'il arrive. Les nobles, qui ont reçu une éducation militaire et religieuse plus soignée, comme l'a décrite la princesse Dhuoda, conduisent les affaires du monde et font la guerre. Ces grands échappent à l'autorité de leur curé, qui s'exerce sans partage sur les paysans de sa paroisse. Pour eux, la dîme; messe et repos obligatoires, le dimanche; communion aux grandes fêtes après des jours de jeûne et de pénitence. L'évêque, le comte et les missi surveillent la pratique. Les récalcitrants sont soumis à la pénitence publique ou excommuniés. Cet aspect totalitaire et coercitif s'avère le plus déplaisant de la chrétienté carolingienne. Mais les germes d'évolution apparaissent. Le développement du culte des saints et des reliques, des pèlerinages, les premières étapes de la piété mariale, constituent autant d'amorces qui s'épanouiront plus tard. Encore fragiles, mais riches de promesses, les balbutiements d'une spiritualité du mariage, les progrès de la confession, la pratique de la communion plus fréquente, autant de germes d'une piété laïque plus personnelle et plus autonome. La chrétienté carolingienne est bien la mère encore rude de la chrétienté médiévale, qui deviendra plus humaine et plus raffinée. Charlemagne apparaît dans la mémoire des hommes l'idéal du prince catholique et son empire, le modèle de la société chrétienne. Il faut attendre saint Louis, pour que les hommes conçoivent un roi plus chrétien et une société plus évangélique.
Le sujet est vaste et nouveau. Les bronzes dorés français du XVIIIe siècle, dits bronzes d'ameublement ou d'or moulu, sont de plus en plus recherchés et appréciés. Aucune étude d'ensemble n'a été écrite à leur propos et les sources publiées sont rares. Quelques articles, trois ou quatre monographies, des rassemblements d'images, un dictionnaire des bronziers limité aux lettres A-C, tout cela plus ou moins périmé, tel est le bilan. Il fallait un manuel. Le voici. Annoncé et attendu depuis de nombreuses années, ce livre résulte d'un long mûrissement du sujet, d'un travail approfondi, d'une solide expérience, d'une réunion unique de documents inédits, la plupart donnés en index. L'auteur eut la chance d'être pendant trente ans conservateur du département des objets d'art au Louvre, dont il a accru souvent avec éclat les très riches collections, en même temps qu'il en renouvelait la connaissance et l'étude. Par sa formation de chartiste et par son contact quotidien avec les ?uvres d'art, il a su allier l'érudition du savant et le flair de l'amateur. Ses travaux sur l'art décoratif de Paris et de Versailles au XVIIIe siècle nous ont valu des volumes sur le mobilier français, les collections royales, le château de Versailles, la manufacture de Sèvres, la manufacture de la Savonnerie, qui tous font autorité dans le monde des collectionneurs, des historiens et du commerce international. Le présent manuel s'inscrit dans la même lignée.