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Myriam Ben
Chaulet Achour christiane
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782738405135
Ecrivain algérien dont la notoriété s'est affirmée dans les années 80, Myriam Ben s'entretient ici avec Christiane Achour de son enfance et de ses années de formation, des événements et des rencontres qui l'ont marquée, de la plongée dans la création picturale et littéraire, des aléas des publications. Elle répond aussi aux questions posées sur les rapports de l'art et de la société, sur sa relation au public et à la critique. Ce document vivant qui laisse entendre la voix d'un écrivain contemporain dans son immédiateté est suivi d'une bibliographie des publications et interventions de l'auteur et de la réception de ses nouvelles par des lycéens algérois. Il se termine par une analyse de l'intervention de Myriam Ben comme femme-écrivain dans l'Algérie actuelle. On trouvera en annexe quelques inédits.
Si Les 1001 nuits est un des grands classiques de la littérature universelle, en tant qu'écrit il est simultanément la résultante et la source d'autres textes. Point de rencontre entre l'Orient et l'Occident, tissu de multiples langues, riche métissage d'innombrables cultures, il est également ancrage et point de départ des écritures d'écrivains aux perspectives différentes et aux horizons divers. Dans cet ouvrage décisif et original, Christiane Chaulet-Achour a coordonné les recherches de plusieurs universitaires importants dont la problématique est d'analyser la dimension intertextuelle des 1001 nuits ainsi que les aspects essentiels de ses thématiques, ses modes narratifs, ses personnages et symboles, sa dimension politique, son érotisme ou la représentation des femmes qui est au centre de ce texte capital. Ce livre contribue à une meilleure connaissance des effets de cet espace de création sur les écrivains du XXe siècle et nous aide à comprendre la fascination qu'il continue d'exercer sur des générations de lecteurs d'horizons très différents.
Cet essai interroge les écritures d'écrivains et d'écrivaines d'Algérie ou simplement habitées par l'Algérie, sous l'angle du genre, en cherchant à déceler du féminin ou du masculin à l'oeuvre et à faire apparaître concrètement dans les textes la combinaison inévitable du sexe et du genre. Ce sont huit figures très représentatives des écritures de ce pays, toutes identités et tous sexes confondus qui nous accompagnent au cours de ce vagabondage littéraire : Isabelle Eberhardt, Albert Camus, Kateb Yacine, Leïla Sebbar, Rachid Mimouni, Rabah Belamri, Malika Mokkedem et Maïssa Bey.
En finit-on jamais avec Camus ? Non, car je suis persuadée qu'une critique non hagiographique de l'écrivain finira par être lue et enregistrée et permettra de donner d'autres contours à son profil, non pour l'éliminer du champ littéraire mais pour lui donner sa place dans le contexte où il a vécu et écrit. Ce contexte est celui de l'Algérie de son époque, dans l'ample mouvement de colonisation / décolonisation, dans le vécu d'une guerre violente et d'une terre célébrée dans certains de ses contours, à partir de ce qu'il a toujours revendiqué être : un Français d'Algérie. Ces années sont les dernières de l'Algérie coloniale et celles de sa remise en cause par la guerre de libération des Algériens. Relire ses oeuvres qui ont pour cadre l'Algérie, l'escorter avec des contemporains qui interpellent le réel d'alors autrement, l'accompagner avec ses épigones et admirateurs, comprendre l'icône qu'il est devenu dans la littérature française, sont les préoccupations constantes de cet essai. Le 16 octobre 1957, le prix Nobel lui est décerné à Stockholm au moment même où la " Bataille d'Alger " connaît son terme, dans la violence et la répression, par l'intervention du général Massu et de ses troupes. On sait que cette année 1957 – dont il est question plus d'une fois dans les pages de ce livre – a bien été " insensée " au sens premier de " contraire au bon sens " mais non " insensée " dans le contexte de la résistance algérienne et de la répression qui entend la démanteler. Comment écrire et témoigner avant, pendant et après une telle intensité historique ?
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.