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L'ETAT ET LES ARTISTES. De la Restauration à la monarchie de Juillet (1815-1833)
Chaudonneret Marie-Claude
FLAMMARION
30,50 €
Épuisé
EAN :9782080106094
Après 1815, alors que le Musée est exsangue, une importante politique d'encouragement à l'art vivant national est mise en place pour pallier les restitutions des antiques et des peintures anciennes. En s'appuyant sur les sources (les archives officielles, la presse contemporaine), l'auteur analyse la mission des différents services ministériels et de ses fonctionnaires (en particulier le puissant directeur des Musées, Auguste Forbin) et retrace ce que fut l'action de l'Etat en faveur des peintres et des sculpteurs : la création du musée du Luxembourg (premier musée d'art contemporain en Europe), le Salon et les manifestations contestataires qu'il engendra, les récompenses et les acquisitions, la commande publique. L'accent est mis sur certaines de ces commandes, statues des " grands hommes " français et cycles de peintures à sujets nationaux. Ces ensembles, conçus sous la Restauration, illustraient une nouvelle perception (et récupération) de l'histoire de France, une histoire à finalité patriotique et réconciliatrice diffusée par de jeunes historiens libéraux dans les années 1820, et sont envisagés ici comme les prémisses du Musée historique de Versailles décidé en 1833.
En 1835, le peintre Antoine-Jean Gros se suicide en se jetant dans la Seine, peu de temps après le Salon où il avait présenté Hercule et Diomède. Les critiques virulentes à l'encontre de ce tableau ont longtemps été considérées comme la cause de sa mort. Cet ouvrage réexamine les pièces de ce dossier et, particulièrement, la manière dont cette mort "honteuse" a été rapportée, transformée, voire maquillée. C'est toute la question de l'artiste moderne qui est posée dans ce débat. Cet épisode met en lumière les difficultés éprouvées par les grands peintres de l'Empire, la plupart élèves de David, à gérer les mutations de la société après 1815, notamment la liberté accordée aux artistes recevant des commandes de l'Etat et la confrontation directe avec l'opinion publique, par l'intermédiaire du Salon. Gros, Gérard, Girodet et Guérin adoptèrent des stratégies diverses et propres pour assurer le maintien de leur notoriété, voire de leur pouvoir, en particulier face à une génération nouvelle pressée d'arriver. L'ouvrage montre comment, dans la société moderne, la rencontre de ces deux générations s'est cristallisée autour de la finalité et de la survie de la peinture d'histoire. À la faveur d'une liberté nouvelle dans le système des beaux-arts, dans un pays en paix et de nouveau prospère, les artistes et les critiques reprennent en les réactualisant des débats initiés dans les années 1790 et en partie occultés par la constitution d'une épopée napoléonienne, traduite en images par David et ses meilleurs élèves.
Ce livre détaille les changements que connut la gynécologie-obstétrique en Europe, à l'ère médiévale, tant au niveau de la pratique des soins que de la formation des praticiens. Cela en parallèle des changements scientifiques, sociaux ou encore religieux ayant transformé la société à cette époque. Ainsi, au travers de la régulation de la pratique des métiers de santé ou avec la création de guildes professionnelles et des universités de médecine et de chirurgie, ce qui restait de la pratique et du savoir de la médecine antique fut progressivement assimilé aux nouvelles théories du Moyen Age, permettant l'apparition des premières ébauches d'une véritable science médicale, laquelle resta toutefois marquée par des notions de magie et de croyances que l'on pourrait qualifier de superstitieuses, et qui perdurent dans l'imaginaire collectif encore de nos jours au sein même de la communauté des professionnels de santé. Un livre érudit et actuel.