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Michel Crozier. Réformer la société française
Chaubet François
BELLES LETTRES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782251900117
De Zola à Sartre, l'engagement par la pétition fut le principal mode d'intervention des intellectuels. Il y eut aussi une forme alternative, qui refusait de distinguer le connaître de l'agir, mais qui, plus silencieusement, visait à réformer la société française. Telles furent l'oeuvre et la vie du sociologue Michel Crozier (1922-2013). On en a retenu aujourd'hui son apport décisif à la sociologie des organisations ; il convient de redécouvrir, grâce à l'ouvrage de François Chaubet, comment, dans un va-et-vient entre carrière scientifique et internationale de haut vol. d'une part, et ambition revendiquée de peser dans le débat politique français, de l'autre, Michel Crozier jeta les fondements théoriques et les outils pratiques d'un réformisme libéral soucieux de penser la réforme de l'Etat et l'émergence d'une société de l'innovation.Par là même, l'enquête s'ouvre à une histoire de la sociologie française après 1945 et le rôle qui lui revint dans la modernisation du pays.
Avec Bernard Grasset, René Julliard ou Jérôme Lindon, Claude Durand (1938-2015) fait partie de ces éditeurs colossaux qui ont renouvelé le paysage littéraire du XXe siècle. Que ce soit au Seuil, chez Grasset ou chez Fayard, dont il fut le P.-D.G. durant presque trente ans, cet acharné de travail, toujours entouré de mille manuscrits, avait toutes les audaces. Il fut le premier traducteur de Gabriel García Márquez. Il publia contre l'avis de tous La face cachée du "Monde". Il lança Kadaré. Et puis il y eut la tempête Soljenitsyne... Dans ces pages très documentées, nourries d'entretiens et de chiffres, se dessine le portrait captivant d'un homme amoureux des livres. C'est aussi le tableau d'une époque féroce et sans remords, d'un milieu éditorial où tous les coups sont permis, où les amis sont des ennemis, où l'on se bagarre à coups d'à-valoir et de dîners en ville. Pourquoi ? Pour publier le nouveau livre de Michel Houellebecq... Pour choisir son camp lors de "L'affaire Renaud Camus"... Pour intriguer et obtenir un prix littéraire... Une enquête inédite et surprenante, qui rend hommage à un éditeur hors du commun, mais qui le révèle également sous toutes ses facettes.
François Nourissier, le grand prélat des lettres ? " L'éminence grise " de la vie littéraire française des années 1970-2000 ? La " quintessence " du monde lettré parisien ? L'homme qui tirait les ficelles des prix littéraires en siégeant à l'Académie Goncourt depuis 1977 ? Telle est sans doute l'image dominante qui reste de l'écrivain décédé en 2011. Mais qu'advient-il de son oeuvre, dissimulée au fil des ans derrière ce profil d'homme de pouvoir ? Peu de choses, hélas ! Ce maître de la confession désabusée, ce peintre des difficultés existentielles, est d'ores et déjà injustement négligé. Un écrivain doit mettre sa vérité dans ses mots et ses mots dans sa vie : cette grande leçon, défendue par Pierre Jean Jouve, fut largement entendue par François Nourissier, qui donna à l'autofiction - aujourd'hui triomphante - ses lettres de noblesse. François Chaubet, dans cette biographie érudite et sensible, replace l'oeuvre diverse de Nourissier sur la plus haute des marches ; une " oeuvre intense et fine, royale et confidentielle, impudique et maîtrisée, ironique et indulgente, où les vérités les plus personnelles tirées de l'ombre s'offrent à une mince mais dure clarté ".
Si, en France, le XIXe fut le siècle des questionnements, notamment sur le rôle de la religion dans les sociétés modernes, le XXe aura été celui de l'organisation de la vie scientifique et de la politisation massive des débats intellectuels, notamment au travers des religions séculières que furent le communisme et le fascisme. Mais, en dépit des changements, des oppositions philosophiques et morales intenses, un facteur de continuité joue un rôle central d'unification des moeurs et des sensibilités de la société et de la vie intellectuelle française : la littérature. Celle-ci a en effet incarné une forme de synthèse de toutes les particularités idéologiques et morales propres à la société française. La France ? Le pays qui aime autant l'esprit que les lettres !
Si l'histoire des décades de Pontigny nous restitue le rasemblement annuel, dans une abbaye bourguignonne redevenue laïque, des plus grands esprits européens, de Paul Valéry à Heinrich Mann, de Max Scheler à Paul Langevin, d'Alberto Moravia à André Malraux, elle révèle surtout les multiples facettes de ce lieu singulier, à mi-chemin d'un salon héritier des Lumières et d'un congrès scientifique tributaire des réseaux de l'Internationale Scientifique propre au XXe siècle. A la fois subtile université auprès de la jeunesse normalienne, refuge aristocratique réservé longtemps aux proches d'André Gide et de la NRF, cellule collective de réflexions consacrées à l'avenir de la SDN ou de l'école par des publicistes et des hommes politiques, les Décades, loin de tourner le dos au monde, tentèrent de le déchiffrer, guidées le plus souvent par la boussole du riche passé humaniste européen et de ses vertus de tolérance et d'esprit critique. Au carrefour de quelques-uns des dialogues essentiels où se nouait la question des relations entre catholiques et non-catholiques, entre Allemands et Français, entre Occident et Orient, Pontigny fut une des rares institutions intellectuelles médiatrices dans une époque traversée de conflits. Peut-être parce qu'en France, depuis Montaigne, le culte de la littérature, si bien organisé par les Décades, eut pour fonction non négligeable d'apaiser les esprits et d'exprimer le meilleur de la civilisation.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.