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Les politiques du travail (1906-2006). Acteurs, institutions, réseaux
Chatriot Alain ; Join-Lambert Odile ; Viet Vincent
PU RENNES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782753503922
Ce livre est issu d'un colloque international qui a réuni des historiens, juristes, politistes, sociologues et économistes autour des politiques suivies ou mises en ?uvre depuis un siècle par le ministère du Travail dans les domaines de l'emploi, de la formation professionnelle et de la protection des travailleurs. Ces politiques y sont abordées sous des angles divers qui tentent de mettre en relation structures et personnel, action publique, protection sociale, réseaux internationaux, discours d'experts et rôle des syndicalistes. Variant les échelles, proposant des comparaisons avec des pays voisins, interrogeant les catégories et représentations des acteurs, l'ouvrage jette un regard original sur des institutions majeures de la vie politique française, paradoxalement mal connues. La pratique de ces institutions y est notamment illustrée par de grands témoins. C'est donc un bilan neuf et nuancé de l'action de l'État et de ses administrations face aux défis sociaux du XXe siècle qui se trouve ici proposé.
Quel avenir technologique les socialistes français nous préparent-ils dans les années 1980, alors qu'Internet n'existe pas encore et que le futur prend la forme d'un minitel ? A l'heure où les questions d'innovation et de réindustrialisation du pays reviennent sur le devant de la scène, cette étude nous emmène quarante ans plus tôt, lorsque la France et l'Europe commencent tout juste à prendre conscience de leur retard. Créé au début du premier septennat Mitterrand, le Centre d'études des systèmes et technologies avancées (CESTA) doit aider le pays à se préparer aux bouleversements technologiques à venir, tout en reflétant les priorités politiques de la gauche. Dirigé par l'iconoclaste Yves Stourdzé, sociologue soixante-huitard devenu expert des télécommunications, le CESTA offre par son caractère insolite un aperçu sur la manière dont le pouvoir socialiste tente d'appréhender la question technologique. Se fondant sur des archives écrites et orales, l'ouvrage suit l'évolution de cette institution baroque à tous points de vue. Un "exceptionnel-normal" qui fait la jonction entre une réflexion hétérodoxe des années 1970 sur les nouvelles technologies, et les projets réformistes des socialistes. L'analyse détaillée de sa trajectoire permet d'articuler le lien subtil entre les idées et l'action, et de faire ainsi apparaître cet espace où se fabriquent les politiques publiques.
Résumé : Qui parle au nom du consommateur ? Des associations, des administrations, des industriels, des hommes politiques, des experts nombreux sont ceux qui prétendent le représenter. Du boycottage des grandes marques au refus des OGM, les questions de consommation suscitent aujourd'hui d'importantes mobilisations sociales. Face aux crises alimentaires et de santé publique, les États, quant à eux, sont confrontés à de nouveaux enjeux de politiques publiques. Or ces phénomènes contemporains ont une histoire. Tout au long du XXe siècle, aux Etats-Unis et en Europe, la consommation a été au c?ur des relations entre l'État et la société civile. Cet ouvrage en présente plusieurs dimensions : l'action collective par la consommation, l'histoire des multiples associations et les régulations publiques et juridiques. Il veut réfléchir aux spécificités européennes au miroir des expériences américaines, en insistant par exemple sur le rôle des guerres, le militantisme des femmes ou les critiques de la société de consommation. Réunie par de jeunes historiens, l'équipe internationale de chercheurs témoigne ici de la vitalité d'un nouveau champ d'étude. Ce livre est ainsi l'occasion de lire pour la première fois en français les contributions de scientifiques parmi les plus reconnus en ce domaine.
Résumé : Jusqu'à une date récente, l'historiographie française ne s'est guère investie dans l'étude des transformations sociales et politiques des mondes agricoles dans la France du premier XXe siècle. Les mutations des sociétés rurales amorcées au XIXe siècle restaient un terrain d'investigation privilégié tandis que les sociologues et politistes s'emparaient de l'étude des transformations rapides connues après 1950. L'entre-deux-guerres marque pourtant une étape décisive. Grâce à Georges Monnet et au gouvernement de Front populaire, l'État crée un premier outil de politique publique: l'Office national interprofessionnel du blé (ONIB). Cette action répond à une crise des marchés agricoles durant les années trente, qui concerne aussi bien les céréales que le vin, la viande, le lait ou le sucre. Au-delà de la déstabilisation des prix à l'échelle mondiale, en France, on bascule d'une paysannerie composée de polyculteurs éleveurs à des groupes de producteurs érigés en acteurs économiques d'un marché national et international. Cette étape, traversée par les nombreux débats sur le corporatisme, se confronte à la difficile question du ravitaillement durant la Seconde Guerre mondiale. À la Libération, le maintien de l'Office montre l'intérêt de l'expérience, qui annonce certains choix lors de l'établissement de la politique agricole commune. C'est ce tournant qu'étudie le présent ouvrage, issu d'un colloque organisé en avril 2012 avec le soutien de FranceAgriMer. Réunissant des historiens français et étrangers, il s'appuie sur un travail d'archives, mais aussi sur l'histoire orale afin de montrer qu'à partir de 1930, les mondes agricoles font un pas décisif vers la modernité.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni