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Les douze patriarches ou "Beniamin minor"
Châtillon Jean ; Duchet-Suchaux Monique ; Longère
CERF
40,00 €
Épuisé
EAN :9782204056106
Richard, auteur de ce traité, fut, de 1162 à 1173, prieur de l'abbaye parisienne des Chanoines réguliers de Saint-Victor, centre renommé d'études théologiques et spirituelles. Son oeuvre est considérable : commentaires scripturaires, traités de théologie, dont le fameux "De Trinitate" , ouvrages et opuscules spirituels, sermons et lettres. Le "Beniamin minor" tient à la fois du commentaire biblique et du traité spirituel, puisque c'est à travers une présentation des douze fils de Jacob, de leurs mères et de leur soeur Dina, que Richard expose le déroulement de la vie ascétique et mystique. Il a pour cela recours aux étymologies des noms de chaque personnage et au sens figuratif prêté à chacune des bénédictions prononcées par Jacob sur ses fils. Pareille méthode a de quoi dérouter le lecteur moderne, peu familier avec une telle symbolisation des aspects et des temps forts de la vie chrétienne. Il ne doit pourtant pas se laisser arrêter par ce qu'une telle méthode a d'artificiel. En lisant Richard, il doit sans cesse se souvenir que pour celui-ci, comme pour ses contemporains, l'Ecriture sainte est, plus qu'une histoire d'événements passés, une réflexion inspirée sur Dieu et sur l'homme, où tout est chargé de sens. Elle est "le miroir" qui permet à l'homme intérieur de savoir qui il est et d'entrevoir la vie de contemplation à laquelle Dieu l'appelle. D'où la grande beauté de bien des passages de ce "Bemiamin minor" .
De manière profondément traditionnelle et singulièrement actuelle à la fois, ce qui constitue le cœur de l'expérience chrétienne de Dieu vécue et rayonnée dans la première moitié du XVIIe siècle français par Jean-Jacques Olier (1608-1657), c'est l'abandon, humble et confiant, à la conduite de l'Esprit Saint, seul capable de permettre à tout baptisé de " vivre souverainement pour Dieu dans le Christ jésus, notre Seigneur ". Voilà ce que Gilles Chaillot fait ressortir dans cet ouvrage qui donne accès à quelques-uns des plus beaux écrits de Jean-Jacques Olier. Ce dernier demeure dans l'histoire religieuse comme l'un des principaux artisans de la Réforme catholique en France au début du " grand siècle ". Dans ce qu'il appelait le " renouvellement du christianisme ", il s'est illustré par la prédication de nombreuses " missions " populaires en province et surtout par la fondation à Paris du Séminaire et de la Compagnie de Saint-Sulpice.
Peretti Jean-Marie ; Abord de Chatillon Emmanuel ;
Lorsque l'entreprise doit atteindre un haut niveau de performance dans un contexte de forte incertitude, le management des talents s'impose. Réussir à identifier tous les talents, actuels et futurs, est essentiel. Rendre tous les salariés talentueux devient un impératif stratégique. Comment identifier, développer mais aussi retenir et fidéliser les talents pour être plus performant demain? Conçu pour répondre aux besoins des DRH sur le terrain, cet ouvrage réunit des retours d'expérience de dirigeants et de praticiens, mais aussi les analyses des meilleurs experts RH, pour vous permettre de: identifier tous les talents de votre entreprise, mettre en ?uvre les meilleures politiques de GPEC pour rendre tous vos salariés talentueux, développer des programmes de fidélisation pour les talents essentiels à votre performance
Fortuna Jean-François ; Chatillon Claude ; Terk-Ch
Corps - conscience - inconscient, c'est le thème choisi par la Société Française de Sophrologie pour fêter ses cinquante ans d'existence, options d'étude, de recherche et de diffusion de ses travaux depuis sa création. Pourtant, la conscience comme l'inconscient sont difficiles (impossibles ?) à définir ; ils dépendent du point de vue sous lequel nous les abordons, qu'il soit scientifique ou autre. Autant de vécus subjectifs liés à des modifications physiologiques ou structurales. L'état de conscience ? Nous ne pouvons pas le mesurer. Il s'agit de l'expérience du vécu subjectif d'une personne. Il dépend de plusieurs facteurs : la méthode, la posture, la personne, son histoire, son expérience, l'environnement, les vibrations... Et que dire de la mémoire, de ses processus faillibles et malléables, y compris par ce que nous vivons dans le présent et la façon dont nous nous souvenons du passé. Présent composé du passé et qui l'influence. Présent qui influe sur notre futur, lui-même influençant du coup notre passé, par le remodelage orienté harmonieusement de cette nouvelle structuration. Et qu'en est-il des plans vibratoires inexplorés ou au tout début de leur exploration qui agissent sur ces notions ? Nous voyons bien là que l'étude et l'exploration du corps, de la conscience et de l'inconscient sont loin de se terminer.
Fortuna Jean-François ; Chatillon Claude ; Terk-Ch
L'identité : sa place, sa construction, sa créativité, son devenir, voici le thème retenu pour ce congrès à l'heure où la sophrologie elle-même devrait s'interroger sur son identité." Voilà la phrase avec laquelle la Présidente Claude Chatillon a ouvert ce 50e congrès de la Société Française de Sophrologie. L'adaptation est un des objectifs de tout entraînement en sophrologie. Oui, bien sûr. Un peu, beaucoup... ou pas du tout ? Quand il y a un vécu d'immigration, quand la maladie s'invite dans le corps, quand le "corps aimé" peut aussi devenir "corps maudit", quand le corps est un "territoire effracté"... Nous pouvons relever trois éléments qui constituent le terme d'identité : constance, unité délimitée, reconnaissance du même. Comment ces éléments se construisent-ils et s'organisent-ils ? Qu'en est-il du recours à la chirurgie esthétique ? D'un point de vue phénoménologique, comment se présente structurellement "l'expérience d'un moi"? Et du point de vue des neurosciences ? Et de celui du développement de l'enfance ? Notre pratique nous fait découvrir parfois la peur de "l'identification à...", nous amène à être confrontés à l'impératif contemporain "d'être soi-même ". Il a été question dans ce congrès de tout cela, du vécu de soi aussi en état sophronique, des cultures locales et du dépassement des clivages à travers l'ouverture et l'enrichissement mutuel. Un conférencier nous a rappelé l'affection, pour soi-même et pour autrui, que contient toute expérience fondatrice de l'image de soi. Peut-être pourrions-nous la mettre au coeur du sujet ? ...
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).