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Introduction à Bernard Charbonneau
Chastenet Patrick
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782348078200
On ne peut poursuivre un développement infini dans un monde fini. " Partisan dès les années 1930 d'une limitation volontaire de la croissance économique, Bernard Charbonneau (1910-1996) voulait faire du " sentiment de la nature " au sein du personnalisme ce qu'avait été la conscience de classe pour le socialisme. Selon lui, l'homme a autant besoin de nature que de liberté, mais la civilisation techno-industrielle menace les deux. Dans ses nombreux livres, il fustige la standardisation des goûts et les méfaits d'une agro-industrie provoquant la triple éradication des paysans, des paysages et des nourritures savoureuses. Il souligne le paradoxe du tourisme de masse qui correspond à un désir authentique d'échapper à l'enfer urbain, mais qui saccage les espaces découverts par les pionniers et entraîne ce à quoi le touriste voulait échapper : la promiscuité, le béton et la réglementation. La croissance mène à une impasse et Charbonneau fut le premier à le dire en France. Sa pensée écologiste, humaniste et ironique constitue une joyeuse invitation à la réflexion et à l'action.
Pourquoi faut-il distinguer la marginalité de l'extrémisme ? Quand, comment et pourquoi les idées de la droite radicale peuvent-elles être recyclées par la droite républicaine ? Qu'existe-t-il de commun entre les néo-situationnistes de l'Encyclopédie des Nuisances et les courants ésotéristes de la Nouvelle Droite française ? Quelles sont les principales composantes idéologiques de la mouvance décroissantiste ? Pourquoi le personnalisme gascon a-t-il été si longtemps ignoré des historiens des idées alors qu'il incarnait la tendance la plus novatrice des mouvements non conformistes des années 1930 ? Le Tea Party n'est-il qu'un artefact produit par la chaîne Fox News ou a-t-il eu et aura-t-il un rôle à jouer un rôle au sein de la droite américaine ? Que sait-on, en France, des théories libertariennes dont se réclame notamment Clint Eastwood ? Est-il possible de déconstruire, à partir de la pensée de Jacques Derrida, la catégorie des marges politiques ? Ce livre entend répondre à ces questions, et à bien d'autres, d'un point de vue scientifique mais aussi dans un langage accessible au plus grand nombre.
Les cinq penseurs présentés ici par Patrick Chastenet partagent le même amour de la liberté et de la nature. Trois se réclament de l?anarchisme, deux en sont proches, tous ont profondément enrichi le terreau libertaire de l?écologie politique. L?auteur s?est lié d?amitié avec Jacques Ellul, dont il est un spécialiste reconnu. Il a sympathisé avec Ivan Illich et Bernard Charbonneau avant de découvrir les ?uvres d?Élisée Reclus et de Murray Bookchin. Son livre, rigoureux et vivant, nous introduit aux pensées de ces précurseurs encore trop méconnues mais dont l?actualité n?a pas fini de nous étonner.
Quatrième de couverture Pour avoir été conçue en province, l'œuvre de Jacques Ellul (1912-1994) n'en est pas moins universelle. Juriste, historien, théologien et sociologue, ce penseur prophétique est le premier à avoir compris que le phénomène technicien est la clef de notre modernité. Penser globalement, agir localement : toute sa vie, Jacques Ellul aura été fidèle à cette maxime. Nul n'aura mieux incarné les valeurs chrétiennes et libertaires dont il s'est toujours réclamé. Indifférent aux modes, ignoré des médias, cet esprit libre n'a pas hésité à penser à contre-courant pour conserver son intégrité. Pionnier de l'écologie politique, il a pensé le «contrat naturel» avant Michel Serres, dénoncé la haine de soi et la trahison de l'Occident avant Pascal Bruckner, opéré la critique du marxisme avant les «nouveaux philosophes». Pour avoir brossé un tableau sombre d'une société livrant l'homme moderne aux manipulations de la propagande, à l'oppression étatique et à l'illusion politique, on a souvent accusé Ellul de décrire un champ de ruines. L'espérance et la liberté sont pourtant au cœur de toute sa réflexion. Ce livre raconte cet itinéraire singulier à travers une série d'entretiens réalisés entre 1981 et 1994. Il offre un panorama complet des thèses d'Ellul à des lecteurs curieux mais ne sachant comment entrer dans cette œuvre de plus de 13 000 pages. Il s'agit d'un voyage en compagnie de l'auteur, mais aussi d'un dialogue parfois critique entre le maître et son disciple. N'ayant pas rédigé ses mémoires, Jacques Ellul se livre pour la première et dernière fois à des confidences ayant valeur de testament intellectuel.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.