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Le passé à l'épreuve du présent. Appropriations et usages du passé du Moyen Age à la Renaissance
Chastang Pierre
SUP
34,00 €
Épuisé
EAN :9782840505457
En croisant le regard d'historiens et de spécialistes de la littérature, ce livre se propose, à travers le témoignage des productions textuelles et picturales liées à l'écriture, d'analyser les formes d'appropriation et les usages du passé que les hommes, les groupes sociaux et les institutions des XIe-XVIe siècles ont façonnés. Dans le cadre du " régime d'historicité traditionnel " (R. Koselleck) qui caractérise cette période, passé et présent sont intimement liés ; le passé est à la fois disponible pour formuler et légitimer des besoins nouveaux, perpétuellement soumis aux injonctions d'un présent en quête de discours étiologiques et de schèmes légitimants, mais ces usages apparaissent contraints par les résistances de l'héritage à certaines interprétations, par les prescriptions du cadre discursif adopté et par le risque d'accusation d'un mésusage du passé. A partir de la singulière relation que l'écriture établit entre passé et présent, l'ouvrage indique quelques pistes pour comprendre les systèmes de représentation des dynamiques de transformations sociales communs au Moyen Age et au début des Temps modernes.
Les cartulaires ont jusqu'à présent été utilisés comme des recueils de chartes qui fournissent aux historiens la transcription de textes dont les originaux ont disparu. Or, la copie de parchemins dans un cartulaire représente un véritable travail d'écriture qui, tout en produisant une représentation du pouvoir seigneurial, contribue à fixer la mémoire de l'institution commanditaire et participe à un effort d'ordonnance et de défense du patrimoine, inséparable des évolutions sociale et culturelle qu'ont connues les régions méditerranéennes au cours des XIe-XIIIe siècles. Cet ouvrage replace la rédaction des cartulaires dans l'ensemble de la production textuelle du Bas-Languedoc et propose, à l'échelle d'une région, une histoire sociale des pratiques de l'écrit.
Résumé : Le présent volume rassemble les contributions d'historiens français et ibériques en l'honneur de Michel Zimmermann. Il illustre l'importance des thématiques et des méthodes qu'il a promues dans ses travaux consacrés à l'histoire de la naissance culturelle et politique de la Catalogne aux Xe - XIIe siècles. Le volume organisé autour de trois thèmes traduit l'originalité et la fécondité de sa démarche, en ouvrant sur d'autres espaces géographiques et à d'autres périodes chronologiques. "Les pratiques de l'écrit", "Les pouvoirs" et "L'autorité" constituent les principaux fils problématiques de l'oeuvre que Michel Zimmermann a construite. La permanence de ces questions a nourri le regard qu'il a porté sur la société médiévale. Ses élèves et ses collègues souhaitaient poursuivre, en forme d'amical hommage, la réflexion qu'il a entamée dès le début des années 1970. La variété des objets et des terrains abordés dans le volume montre la fécondité des travaux de Michel Zimmermann qui a, par ses publications et son enseignement, participé à l'essor d'une histoire culturelle des mondes médiévaux. Elle se caractérise à la fois par le développement d'un questionnement propre, au sein duquel l'écrit et les formes de pouvoir et d'autorité qui lui sont liées sont devenus centraux, et par le maintien de liens étroits avec les objets traditionnels d'une histoire sociale qui continue de s'interroger, à diverses échelles, sur les formes communautaires médiévales.
La mise en scène par l'écriture de la voix des laïcs (XIIe-XIIIe siècles), est encore trop peu étudiée. C'est à cette voix, à ses discours (sur la foi, l'organisation sociale...), à son efficience sociale, et à ses processus d'élaboration dans des types de sources très divers, des cartulaires aux chartes en passant par le roman ou les chansons de geste, en latin et en langue romane, que ce dossier est consacré. La voix écrite au Moyen Age a fait et fait toujours l'objet de nombreux travaux, liés à des domaines et des perspectives très diverses, de la linguistique à l'anthropologie. Et les récentes ou moins récentes études sur les formes et les fonctions de la scripturalisation au Moyen Age central et les conséquences de la réforme grégorienne ont permis de l'aborder sous de nouvelles perspectives, avec de nouvelles questions. Bien que s'inscrivant dans ce cadre, la mise en scène par l'écriture de la voix des laici, dans la période grégorienne et post-grégorienne (XIIe-XIIIe siècles), est encore trop peu étudiée. C'est à cette voix laïque écrite, à ses discours (sur la foi, l'organisation sociale...), à son efficience sociale, et à ses processus d'élaboration dans des types de sources très divers, des cartulaires aux chartes en passant par le roman ou les chansons de geste, en latin et en langue romane, que ce dossier est consacré.
Tout en montrant la nouveauté radicale du bolchevisme, et les techniques de Staline pour faire régner sa tyrannie, ce livre fait ressortir les continuités de l'histoire russe et ses constantes (idéologie, pratiques du pouvoir, place et influence de l'empire, conceptions et méthodes de politique étrangère, utilisation de la propagande). L'ouverture des archives de l'URSS et leur abondance a enrichi la connaissance de ce monde autrefois fermé et rend indispensables certaines clés de compréhension : elles faciliteront aussi l'abord de la Russie post-communiste et son passé difficile à surmonter.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.