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FIGURES DE L'AUTORITE MEDIEVALE
CHASTANG
PUB SORBONNE
35,00 €
Épuisé
EAN :9782859449643
Le présent volume rassemble les contributions d'historiens français et ibériques en l'honneur de Michel Zimmermann. Il illustre l'importance des thématiques et des méthodes qu'il a promues dans ses travaux consacrés à l'histoire de la naissance culturelle et politique de la Catalogne aux Xe - XIIe siècles. Le volume organisé autour de trois thèmes traduit l'originalité et la fécondité de sa démarche, en ouvrant sur d'autres espaces géographiques et à d'autres périodes chronologiques. "Les pratiques de l'écrit", "Les pouvoirs" et "L'autorité" constituent les principaux fils problématiques de l'oeuvre que Michel Zimmermann a construite. La permanence de ces questions a nourri le regard qu'il a porté sur la société médiévale. Ses élèves et ses collègues souhaitaient poursuivre, en forme d'amical hommage, la réflexion qu'il a entamée dès le début des années 1970. La variété des objets et des terrains abordés dans le volume montre la fécondité des travaux de Michel Zimmermann qui a, par ses publications et son enseignement, participé à l'essor d'une histoire culturelle des mondes médiévaux. Elle se caractérise à la fois par le développement d'un questionnement propre, au sein duquel l'écrit et les formes de pouvoir et d'autorité qui lui sont liées sont devenus centraux, et par le maintien de liens étroits avec les objets traditionnels d'une histoire sociale qui continue de s'interroger, à diverses échelles, sur les formes communautaires médiévales.
Ah... la spiritualité de l'Inde, les rythmes envoûtants de l'Afrique, la chaleur brésilienne... Qui ne rêve de voyager dans ces contrées mythiques. Et d'ailleurs, pourquoi se priver ? Aujourd'hui voyager est à la portée de bourses de plus en plus modestes, et sur place, la vie est tellement moins chère... Et puis, les transports sont si rapides que 15 jours de vacances suffisent à traverser un continent... C'est presque vrai, mais ce discours de catalogue oublie quelques détails qui ont leur importance. Le tourisme n'est pas seulement synonyme de détente, de joie ou d'aventure, et de nombreux problèmes sont posés par les masses de visiteurs, plus ou moins bien préparés, qui déferlent dans des pays toujours plus éloignés. Et, à moins de se voiler la face pour profiter en toute "innocence" de son voyage, il est urgent que les touristes soient aussi des citoyens, informés et responsables, conscients des conséquences de leurs pratiques. Ce guide est là pour ça : il donne un panorama rapide de tous les aspects sombres liés au tourisme, que l'on préfère trop souvent oublier. Mais, ce guide ne rend pas morose et montre qu'un autre tourisme est possible, une façon responsable de concevoir la découverte et le divertissement sans nuire à ceux qui nous accueillent, dans le respect des cultures et des besoins de chacun. Voici donc des codes de conduite réalisés par des professionnels qui s'engagent, ainsi que des adresses et des outils de réflexion pour "voyager autrement". Bref, un guide pour bien faire ses bagages : un guide pour mettre sa conscience dans la valise et ne pas la perdre en route !
Résumé : Certaines personnes ont du mal à apprécier pleinement leurs réussites sociales et professionnelles. Le syndrome de l?imposteur est l?expression d?une faible estime de soi qui se caractérise par la sensation d?être incompétent et de tromper sans cesse son entourage. Ce sentiment est à l?origine d?une grande détresse psychologique et sociale et constitue un frein à l?épanouissement personnel et au bien-être. Cet ouvrage répond au besoin actuel de comprendre et d?aider à surmonter ce syndrome particulièrement représenté dans le monde professionnel. Afin d?aider le praticien à l?identifier et à mettre en place un accompagnement spécifique, ce guide propose une description détaillée des manifestations cognitives, comportementales et émotionnelles du syndrome ; une grande variété de cas pratiques et de témoignages ; des méthodes et des exercices de prise en charge éprouvés. Grâce à l?alliance thérapeutique développée dans cet atelier, le professionnel pourra aider son patient à se prémunir de l?anxiété et de la dépression, et l?amener ainsi à estimer plus justement son potentiel et ses capacités.
Résumé : Il était une fois un petit garçon qui voulait aller à l'école... "Ca va être compliqué...": quatre mots leur suffisent pour se débarrasser du problème. Le problème, c'est Ethan. Ethan est un petit garçon polyhandicapé. En soi, bien sûr, Ethan n'est pas un problème, c'est un petit garçon qui demande plus d'attention que les autres, une présence plus soutenue : il faut s'adapter à lui. Mais c'est précisément ce que tout le monde refuse de faire, et voilà comment, par mauvaise volonté plus que par malveillance, un enfant se voit privé d'école. Il faut toute l'énergie et tout l'amour de sa mère pour se battre contre ceux qui baissent les bras avant même d'avoir levé le petit doigt. Depuis plus de dix ans, Kristelle Chassang se bat pour que son fils aille à l'école, conformément à la loi du 11 février 2005. Malheureusement, ce combat quotidien, c'est aussi contre des soignants et des enseignants qu'elle le mène : cruel paradoxe... Ce témoignage bouleversant met en lumière les défaillances de notre système, la charge immense que portent les parents d'enfants handicapés et notre silence coupable, notre responsabilité collective. Quelle société traite ainsi ses enfants ? Pourquoi avons-nous si peur de la différence ?
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.