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Les deux arbres du jardin. Essais psychanalytiques sur le rôle du père et de la mère dans la psyché
Chasseguet-Smirgel Janine
DES FEMMES
16,75 €
Épuisé
EAN :9782721035936
L'ouvrage est constitué de huit articles. Le premier date de 1975 et contient le fil conducteur qui permet de relier ceux écrits après 1984. Il porte sur la question de la théorie freudienne de la féminité. J. Chasseguet-Smirgel en montre les contradictions et en fait la critique, qui porte sur ce qu'elle appelle "la théorie du monisme sexuel phallique" : contrairement à ce qu'affirme Freud, il y a avant la puberté une connaissance de l'existence du vagin, mais celle-ci est refoulée dans un but défensif. La deuxième partie développe l'hypothèse centrale d' "une matrice archaïque du complexe d'oedipe" et l'auteure étudie la pensée utopique pour y déceler la présence de ce fantasme. La troisième partie consiste en des essais de psychanalyse appliquée. L'ensemble de l'ouvrage présente une tentative convaincante pour éclairer la question de l'image de la mère et de la femme, tant au point de vue collectif qu'au point de vue individuel.
Résumé : Pourquoi votre enfant suce-t-il son pouce ? A-t-il un objet sans lequel il ne peut s'endormir ? Comment suivre, pas à pas, les progrès de son développement ? A ces questions que posent parents, éducateurs et, plus généralement, tous les adultes, des psychanalystes répondent en éclairant de façon saisissante les premières années de la vie. Très tôt, le bébé possède une sexualité qui s'exprime de diverses façons, mais dans laquelle il est possible de discerner des étapes, que l'on appelle des stades. Quels sont-ils, et comment peut-on leur rattacher ces traits de caractère qui composent votre personnalité ou celle de vos proches ? Les stades de la libido demeurent l'une des découvertes fondamentales de la psychanalyse.
La théorie de la perversion, qui est proposée ici, reste fidèle à la pensée de Freud, tout en échappant aux schémas psychanalytiques classiques. Elle est en même temps réflexion sur la condition humaine. Au travers des déviations - pittoresques ou banales - de la conduite sexuelle s'exprime une dimension essentielle, une tentation permanente de l'esprit : le désir de s'évader des limites que le réel impose, et de faire advenir «l'impossible» (que ce soit sous la forme de l'orgie, de l'inceste, de la confusion des sexes ou des générations). Il s'agit de détrôner Dieu le Père, d'opérer une transmutation du monde. Gouvernée par l'hybris, la démesure, l'entreprise perverse implique une réécriture de la Bible, au moyen d'une démarche régrédiente. Sade, Wilde, Bellmer viennent, entre autres, illustrer le propos de l'auteur qui avance une hypothèse sur la nature des liens que la perversion entretient avec l'esthétique.
Résumé : Quel est le rôle de l'Association psychanalytique internationale ? Pourquoi existe-t-il de multiples écoles et tendances se réclamant de l'enseignement de Freud ? La négation du rôle primordial de la sexualité infantile est-elle à l'origine de toutes les dissidences ? Les divergences entre " écoles psychanalytiques " sont de nature à dérouter le lecteur " naïf " en ce domaine et ne laissent pas de faire problème aux psychanalystes eux-mêmes. S'il est aisé de montrer en quoi Adler, Jung, Reich, etc., se séparent de Freud sur des points théoriques fondamentaux, et non pas seulement sur des questions de détail, il est très difficile de répondre à cette question : Y a-t-il une théorie meilleure que les autres, ou faut-il penser qu'aucune théorie à l'heure actuelle ne rend compte en " vérité " de ce qui se passe dans une analyse réussie ? Chacun pourra citer des patients transformés par une technique, qui ne l'avaient pas été par une autre. Les affrontements théoriques peuvent se doubler d'affrontements personnels, et ce double registre ne rend pas la vie facile dans les sociétés de psychanalystes. La psychanalyse se trouve à la croisée de multiples chemins. Qu'on la tire d'un côté plutôt que de l'autre, c'est une fausse route. Freud la voulait science ; mais la " répétabilité " d'une expérience originale est impossible et la vérification de phénomènes apparaissant dans le champ de l'observation psychanalytique ne saurait se faire par des observations extra-analytiques. Non étrangère à la médecine, elle n'y est pas congruente. Expérience vécue, et non pur savoir conceptuel, elle n'est pourtant pas initiation par un gourou. Freud la récusait comme conception du monde et pourtant elle a modifié notre vision de l'homme.
Résumé : Le divorce du corps et de l'esprit est-il caractéristique de la pensée d'aujourd'hui ? Une révolte contre l'ordre biologique semble infiltrer sourdement la conception que nous avons du monde. Les auteurs d'attentats suicides semblent rejoindre la fascination pour la destruction d'écrivains comme Mishima, Pasolini ou Foucault. Se libérer du corps pour rétablir une union - mystique ? - entre l'âme et le cosmos, affirmer la toute-puissance de l'esprit serait le dénominateur commun de conduites que la pensée actuelle semble admettre tout uniment. La misogynie nouvelle, qui, au nom du féminisme, répudie la maternité, participe-t-elle en quelque point de ces mouvements ? Ce livre, né du regard d'un psychanalyste - femme et non-médecin (elle est diplômée, entre autres, de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris) - sur notre société, constitue une analyse sans concession ni compromis de mécanismes, aussi étranges que violents, qui surgissent dans le monde contemporain.
MacKinnon Catharine A. ; Lenoir Noëlle ; Albertini
Le féminisme irréductible - Discours sur la vie et sur la loi", essai majeur de la théoricienne et militante américaine Catherine MacKinnon, se porte aux racines de la misogynie et des violences exercées contre les femmes et éclaire de manière inédite la construction des rapports sociaux de sexe. Pour l'autrice, la domination masculine est d'abord une domination sexuelle qui s'inscrit ensuite dans le champ social, légitimant et renforçant ainsi la hiérarchie entre les hommes et les femmes. Elle parle en ce sens de la violence sexuelle comme pratique sexuelle, des abus sexuels comme forme de terreur, de l'éventualité du viol comme une caractéristique de la vie courante des femmes, de la pornographie et de la prostitution comme instruments de soumission des femmes, des normes juridiques comme concourant au maintien du statu quo au bénéfice des hommes... Par la force de ces analyses et par son action, Catharine MacKinnon a largement fait évoluer le droit et la société américaine. Elle est ainsi, avec Andrea Dworkin, à l'origine aux Etats-Unis de la première loi sur le harcèlement sexuel qui qualifie celui-ci de discrimination de sexe, et de la reconnaissance de la pornographie et de la prostitution comme violences contre les femmes. Rassemblant des essais, élaborés à partir de conférences données dans les années 1980, ce recueil, aujourd'hui en poche et publié pour la première fois en France en 2005, reste d'une actualité brûlante et est incontournable pour quiconque " cherche des réponses aux grandes questions que pose la subordination des femmes aux hommes ". " "La sexualité est au féminisme ce que le travail est au marxisme : rien ne nous appartient davantage, et pourtant il n'est rien dont on ne soit davantage dépossédées." [...] Depuis vingt-cinq ans, aux Etats-Unis, le droit se trouve ébranlé par cette proposition de la juriste Catharine A. MacKinnon. " Eric Fassin, 2005.
Dans cet ouvrage pionnier, fondateur des recherches matriarcales modernes, Heide Goettner-Abendroth définit pour la première fois clairement et scientifiquement le concept de matriarcat, jusque-là décrié et opaque, qui lui permet de revisiter l'histoire culturelle de l'humanité. Dans un aller-retour permanent entre le terrain et la théorie, elle offre une vue d'ensemble des sociétés matriarcales dans le monde à travers l'étude de chacune d'entre elles, faisant apparaître que celles-ci ont non seulement précédé le système patriarcal apparu seulement vers 4000-3000 ans avant notre ère, mais qu'elles lui ont survécu jusqu'à ce jour sur tous les continents. Elle met en lumière que les sociétés matriarcales, loin d'être une image inversée du patriarcat, comme le prétend l'idéologie dominante dont l'autrice fait une critique radicale, sont des sociétés d'égalité et de partage entre les sexes. D'où l'utilité de leur étude pour aider les femmes et les peuples autochtones en particulier à penser une alternative au système de domination patriarcal et colonisateur. Tout d'abord publiés en allemand dans une version longue, ces travaux qui ont inspiré plusieurs générations de chercheuses et chercheurs en histoire et en anthropologie, ont été édités en anglais et en espagnol dans une version internationale aujourd'hui enfin disponible en français.
Je rêve surtout de rencontrer des gens. Je n'ai jamais trouvé simple de faire connaissance, ailleurs que sur un plateau. Mais on se quitte une fois le tournage ou la pièce terminée, et on ne se revoit jamais comme on se l'était promis... Alors je m'offre une seconde chance, j'écris pour qu'on me rencontre." I. C.
Quella-Villéger Alain ; Chombart de Lauwe Marie-Jo
Le rôle des femmes dans la Résistance, qui plus est juives et/ou communistes, est longtemps resté un point aveugle de l'historiographie des années 1940-1945. Cette biographie vient ainsi réparer un oubli en faisant renaître, à partir d'un travail d'archives rigoureux, la figure emblématique et méconnue de France Bloch-Sérazin, "morte pour la France", chimiste de premier plan et militante communiste engagée tôt dans la Résistance. Elle a été arrêtée à Paris par la police de Vichy et guillotinée par les nazis à Hambourg en février 1943, alors qu'elle n'avait pas trente ans. Voici le portrait d'une femme de combat, retrouvée ici grâce aux témoignages, aux lettres inédites, aux rapports de filature, aux interrogatoires. Une femme passionnée, symbole de courage, de générosité, de haute valeur humaine. Autour d'elle : son mari Frédo Sérazin, résistant mort pour la France à Saint-Etienne ; son père, l'écrivain Jean-Richard Bloch, tenant d'un milieu intellectuel foisonnant et engagé. Toute une famille dispersée par la guerre, de l'Amérique du Sud à l'URSS, des prisons françaises aux camps d'extermination. En toile de fond, c'est aussi un pan central de la Résistance communiste parisienne, organisée autour du 14e arrondissement et de Raymond Losserand, qui nous est révélé. Un récit poignant.