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Les deux arbres du jardin. Essais psychanalytiques sur le rôle du père et de la mère dans la psyché
Chasseguet-Smirgel Janine
DES FEMMES
16,75 €
Épuisé
EAN :9782721035936
L'ouvrage est constitué de huit articles. Le premier date de 1975 et contient le fil conducteur qui permet de relier ceux écrits après 1984. Il porte sur la question de la théorie freudienne de la féminité. J. Chasseguet-Smirgel en montre les contradictions et en fait la critique, qui porte sur ce qu'elle appelle "la théorie du monisme sexuel phallique" : contrairement à ce qu'affirme Freud, il y a avant la puberté une connaissance de l'existence du vagin, mais celle-ci est refoulée dans un but défensif. La deuxième partie développe l'hypothèse centrale d' "une matrice archaïque du complexe d'oedipe" et l'auteure étudie la pensée utopique pour y déceler la présence de ce fantasme. La troisième partie consiste en des essais de psychanalyse appliquée. L'ensemble de l'ouvrage présente une tentative convaincante pour éclairer la question de l'image de la mère et de la femme, tant au point de vue collectif qu'au point de vue individuel.
Résumé : - Psychose et folie : s'agit-il de la même maladie ? - Quelles sont les trois grandes catégories de psychoses ? - Les psychoses sont-elles aujourd'hui encore des maladies incurables ? La parole du "fou " ne représentait aucun sens, pensait-on jusqu'au XIXe siècle. Aussi ne l'écoutait-on pas. Or, en 1903, paraissait un livre intitulé Mémoires d'un névropathe. Son auteur, Daniel-Paul Schreber, ancien Président de la Cour d'Appel de Saxe, y retraçait l'évolution de sa maladie et de ses idées délirantes. Si l'Anglais Tuke et le Français Pinel avaient ouvert l'asile à la connaissance médicale, Freud, lui, en lisant les Mémoires du Président, décrypte le délire mystique du malade, découvre dans la sexualité l'origine des psychoses et ouvre aux psychotiques les voies de l'analyse. Pourquoi les psychotiques dénient-ils la réalité, et par quoi la remplacent-ils ? Pourquoi devient-on schizophrène plutôt que dépressif ? Les psychoses résultent-elles de conflits infantiles ou bien doit-on accuser l'hérédité, la famille et la vie moderne ? Et surtout, les psychanalystes qui relatent ici leur expérience avec des malades mentaux ont-ils enfin trouvé un langage commun pour que, demain, la psychose ne soit plus l'une des grandes énigmes du XXe siècle ?
- Si votre enfant vous pose des questions "embarrassantes" sur la sexualité... - S'il porte un intérêt tout particulier à son propre corps ou à celui des autres... - S'il observe avec attention le comportement des animaux... Il s'apprête sans doute à traverser - tout à fait normalement - une crise qui marquera sa vie d'adulte. Cette crise, c'est le complexe de castration; de lui dépend la virilité ou la féminité de votre enfant. Une naissance difficile, un sevrage mal accepté, peuvent accroître l'intensité de ce conflit qu'il va devoir résoudre. Comment le complexe de castration s'exprime-t-il à travers ses dessins, ses paroles? Comment l'aider à le surmonter? C'est à la découverte d'une période capitale de l'enfance que nous sommes ici conviés, avec la présentation des textes fondamentaux de Freud, Abraham, Ferenczi, Karen Horney, Jones, Mélanie Klein, etc.
Résumé : Quel est le rôle de l'Association psychanalytique internationale ? Pourquoi existe-t-il de multiples écoles et tendances se réclamant de l'enseignement de Freud ? La négation du rôle primordial de la sexualité infantile est-elle à l'origine de toutes les dissidences ? Les divergences entre " écoles psychanalytiques " sont de nature à dérouter le lecteur " naïf " en ce domaine et ne laissent pas de faire problème aux psychanalystes eux-mêmes. S'il est aisé de montrer en quoi Adler, Jung, Reich, etc., se séparent de Freud sur des points théoriques fondamentaux, et non pas seulement sur des questions de détail, il est très difficile de répondre à cette question : Y a-t-il une théorie meilleure que les autres, ou faut-il penser qu'aucune théorie à l'heure actuelle ne rend compte en " vérité " de ce qui se passe dans une analyse réussie ? Chacun pourra citer des patients transformés par une technique, qui ne l'avaient pas été par une autre. Les affrontements théoriques peuvent se doubler d'affrontements personnels, et ce double registre ne rend pas la vie facile dans les sociétés de psychanalystes. La psychanalyse se trouve à la croisée de multiples chemins. Qu'on la tire d'un côté plutôt que de l'autre, c'est une fausse route. Freud la voulait science ; mais la " répétabilité " d'une expérience originale est impossible et la vérification de phénomènes apparaissant dans le champ de l'observation psychanalytique ne saurait se faire par des observations extra-analytiques. Non étrangère à la médecine, elle n'y est pas congruente. Expérience vécue, et non pur savoir conceptuel, elle n'est pourtant pas initiation par un gourou. Freud la récusait comme conception du monde et pourtant elle a modifié notre vision de l'homme.
La théorie de la perversion, qui est proposée ici, reste fidèle à la pensée de Freud, tout en échappant aux schémas psychanalytiques classiques. Elle est en même temps réflexion sur la condition humaine. Au travers des déviations - pittoresques ou banales - de la conduite sexuelle s'exprime une dimension essentielle, une tentation permanente de l'esprit : le désir de s'évader des limites que le réel impose, et de faire advenir «l'impossible» (que ce soit sous la forme de l'orgie, de l'inceste, de la confusion des sexes ou des générations). Il s'agit de détrôner Dieu le Père, d'opérer une transmutation du monde. Gouvernée par l'hybris, la démesure, l'entreprise perverse implique une réécriture de la Bible, au moyen d'une démarche régrédiente. Sade, Wilde, Bellmer viennent, entre autres, illustrer le propos de l'auteur qui avance une hypothèse sur la nature des liens que la perversion entretient avec l'esthétique.
Catherine Weiss caressait les épaules et le torse de l'homme abandonné à sa compétence autant qu'à sa tendresse. Sous ses mains inspirées, porteuses d'indicibles messages, le corps à bout de vie ressuscitait de part en part. La tête, lentement, se tournait vers elle, les doigts se déployaient, les lèvres esquissaient un sourire, la peau frémissait. Émerveillée, Catherine laissait ses mains expressives s'égarer sur le ventre, sur le galbe des cuisses."Ne meurs pas, Ralph. Laisse-toi faire. Laisse-moi te toucher"..." M-C. T-M.
Je rêve surtout de rencontrer des gens. Je n'ai jamais trouvé simple de faire connaissance, ailleurs que sur un plateau. Mais on se quitte une fois le tournage ou la pièce terminée, et on ne se revoit jamais comme on se l'était promis... Alors je m'offre une seconde chance, j'écris pour qu'on me rencontre." I. C.
Voici, enfin disponible en édition de poche l'essai majeur d'Angela Davis, figure emblématique des luttes pour les droits civiques aux Etats-Unis depuis les années 1960. Dans "Femmes, race et classe", Angela Davis, historienne et militante, retrace avec brio les liens entre féminisme, antiracisme et lutte des classes, à travers l'histoire des femmes, des noir-e-s et de leurs luttes aux Etats-Unis du XIXe siècle aux années 1970. Elle analyse aussi bien les écueils provoqués par le racisme dans le mouvement féministe américain blanc que la misogynie au sein des mouvements révolutionnaires noirs et montre comment des premiers liens se sont établis entre le féminisme naissant et la lutte pour l'abolition de l'esclavage, avant de se distendre face à la pression d'adversaires politiques qui cherchent à diviser les luttes. Redonnant vie à des figures politiques majeures méconnues en France, comme Sojourner Truth et son célèbre " Ne suis-je pas une femme ? " qui interroge la place des femmes noires dans la société, "Femmes, race et classe" est un essai dense et fondateur. Soulevant la question des contradictions à dépasser entre les oppressions spécifiques, il trouve aujourd'hui une actualité centrale avec les débats contemporains sur le féminisme dit " intersectionnel ".
Dans cet ouvrage pionnier, fondateur des recherches matriarcales modernes, Heide Goettner-Abendroth définit pour la première fois clairement et scientifiquement le concept de matriarcat, jusque-là décrié et opaque, qui lui permet de revisiter l'histoire culturelle de l'humanité. Dans un aller-retour permanent entre le terrain et la théorie, elle offre une vue d'ensemble des sociétés matriarcales dans le monde à travers l'étude de chacune d'entre elles, faisant apparaître que celles-ci ont non seulement précédé le système patriarcal apparu seulement vers 4000-3000 ans avant notre ère, mais qu'elles lui ont survécu jusqu'à ce jour sur tous les continents. Elle met en lumière que les sociétés matriarcales, loin d'être une image inversée du patriarcat, comme le prétend l'idéologie dominante dont l'autrice fait une critique radicale, sont des sociétés d'égalité et de partage entre les sexes. D'où l'utilité de leur étude pour aider les femmes et les peuples autochtones en particulier à penser une alternative au système de domination patriarcal et colonisateur. Tout d'abord publiés en allemand dans une version longue, ces travaux qui ont inspiré plusieurs générations de chercheuses et chercheurs en histoire et en anthropologie, ont été édités en anglais et en espagnol dans une version internationale aujourd'hui enfin disponible en français.