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Au coeur du sujet. Imaginaire du gène
Chassay Jean-François
QUARTANIER
24,99 €
Épuisé
EAN :9782896980901
Depuis la découverte de la structure de la molécule d'ADN par James Watson et Francis Crick au début des années 1950 (la célèbre "double hélice "), les avancées de la biologie moléculaire n'ont pas seulement transformé notre rapport au vivant elles ont aussi joué un rôle central dans l'imaginaire, à travers les textes et les images qui le façonnent. Cet essai explore la "fiction génétique" contemporaine et en propose l'archéologie à l'aide de quelques textes plus anciens, marqués par les théories de la dégénérescence. Il examine, à la lumière de plusieurs romans, une constellation du gène, où se retrouvent des termes comme ADN, eugénisme, racisme, virus, mutation, sélection, hybridation, génome, chromosome, inné, acquis, mais aussi filiation, bifurcation, hasard. Un champ sémantique qui noue naissance et mort et expose le corps dans tous ses états.
La science, tablant sur son objectivité proverbiale, a voulu échapper aux chimères et aux succubes pour définir la monstruosité. Y est-elle parvenue ? Des monstres onanistes créés par Tissot ou Kellogg en passant par les dégénérés produits par Morel jusqu'à la nouvelle race de "monstres eugénistes" qu'inventeraient les biotechnologies, la science ne manque pas d'imagination pour découvrir des monstres au pas de chaque porte. Ce livre voudrait parcourir le discours sur le monstre issu de la science au XIXe siècle, sans s'interdire quelques réflexions sur l'époque contemporaine et sur la fiction.
Cette anthologie de l'essai québécois propose des textes contemporains, plus précisément des textes publiés à partir du début des années 1960. Il ne s'agit pas d'une anthologie d'essais sur le Québec, mais du Québec. Cela dit, il va de soi que certains sujets importants qui ont marqué la vie québécoise depuis trente ou quarante ans y sont abordés. Le choix a reposé à la fois sur l'importance des auteurs comme essayistes, sur la qualité des textes, évidemment, mais aussi sur la pertinence des sujets soulevés. Au total, des textes de vingt-trois écrivains, nés entre 1920 et 1958, ont été retenus. Les textes ont été regroupés en sept sections : " Europe, Amérique ", Petite histoire, grande histoire ", " Politique ", " Culture, société ", Féminisme ", " Langue " " Écrire, lire, peindre ". Cette anthologie est publiée simultanément au Mexique, traduite en espagnol, par le Fondo de Cultura Economica, à Mexico.
EssaiNouveauté hors office Automne 2011 Informations génériques Titre : La Littérature à l¿éprouvetteColl. : Liberté grandeAuteur(s) : Jean-François Chassay Editeur : Editions du Boréal Date de MEV : 15 décembre 2011Format : 12, 5 x 21, 5 cm Prix : 16, 50 eurosNombre de pages : 144ISBN : 978-2-7646-2131-8 Contenu du livre Professeur de littérature québécoise, spécialiste de littérature américaine, romancier et essayiste, le quinquagénaire à tous crins qu¿est Jean-François Chassay n¿avait pas quitté l¿incubateur qu¿il projetait déjà, si l¿on en croit l¿infirmière de service, de faire se croiser dans l¿espace immatériel de ses futures lectures tubes et cubes, narrateurs et respirateurs, science pure et littérature altérante. Ce Cosinus prématuré était né pour porter le sarrau de prof ou de médecin, d¿ingénieur ou d¿inventeur ; bref, tel Sartre qui voulait être Stendhal et Spinoza, il entendait devenir Ferron et Vian, ou alors Marcel Aymé et Kurt Vonnegut. Il n¿aura pas connu de guerre, sinon celle des nerfs devant la bêtise, il n¿aura pas inventé la bombe, sinon celle glacée des soupers de fête, mais en grand artificier, comme sa Littérature à l¿éprouvette le prouve, il est devenu spécialiste en amorçages et désamorçages dans les interactions quasiment insaisissables et pourtant réelles entre les cultures scientifique et littéraire. L¿auteur Jean-François Chassay est professeur au Département d¿études littéraires de l¿Université du Québec à Montréal. Il a été codirecteur de la revue Spirale et directeur de Voix et Images, revue consacrée à la littérature québécoise. Il a publié au Boréal Les Taches solaires (2006), Laisse (2007) et Sous pression (2010). 1
Les sciences ne peuvent échapper à la culture. C'est pourquoi la fiction, mieux souvent que l'histoire des sciences, montre comment elles changent nos perceptions du monde. La littérature puise dans l'activité scientifique des modèles, des formes, des métaphores. Les romans, mais aussi le théâtre, la BD, le cinéma, s'inspirent, de plus en plus souvent, de figures canoniques du monde scientifique. Sept d'entre elles, parmi les plus marquantes: Giordano Bruno, Galilée, Newton, Darwin, Marie Curie, Einstein et Oppenheimer, sont ici convoquées comme autant d'exemples emblématiques de ces échanges entre science et fiction. Les destinées de ces chercheurs, et les résonances de leurs découvertes, transposées par les romanciers, en font les révélateurs de tensions sociales et de crises intellectuelles qui débordent le contenu de leurs travaux scientifiques. Leur entrée en fiction fait de ces savants de papier les catalyseurs d'un imaginaire des sciences dont on ne saurait négliger ni l'importance, ni l'attrait. Biographie de l'auteur Jean-François Chassay est professeur à l'Université du Québec à Montréal. Outre ses travaux sur la représentation littéraire des scientifiques, il a publié des romans où la science est fortement présente.
Résumé : Rivés à leurs écrans, les agents veillent à la bonne marche d'un monde qui tourne sans eux. Dans des box blindés, dans de hautes tours de verre d'un autre siècle, ils travaillent et luttent pour conserver leur poste, buvant du thé, s'achetant des armes. Tous les moyens sont bons. Ruse, stratégie, violence - guerre totale. Parce qu'il y a pire que la mort, pire que la Colonne Rouge. Il y a la rue, où règnent les chats, le chaos, l'inconnu. Roman dystopique aux accents kafkaïens, dans la lignée du J. G. Ballard de la trilogie de béton et des oeuvres obsessionnelles de Philip K. Dick, Les agents raconte un monde où l'aliénation du travail est devenue la loi généralisée et machinique en vertu de laquelle tous s'affrontent pour survivre - où la solidarité est une arme à double tranchant.
Résumé : Martha se voit demander par son père, Kurt, en phase terminale d'un cancer, de l'amener de Hanovre jusqu'en Suisse, dans une clinique de suicide assisté. Mais ne conduisant plus, traumatisée par un accident, Martha sollicite Betty, son amie depuis vingt ans, qui consent à les accompagner. Or, le but du voyage se révèle bientôt un prétexte à d'autres desseins. L'odyssée burlesque alors engagée se prolonge en Italie, et ce n'est plus seulement Martha qui explore les voies de libération d'une histoire douloureuse, mais Betty. Entravée par le legs symbolique d'un beau-père tromboniste et menteur, elle aspire à se recueillir sur sa tombe. Le roman de la route devient alors polar. De Berlin aux Cyclades, Betty et Martha, à l'aube de la quarantaine, cherchent un père, des pères, et se déprennent du regret des occasions manquées. Dans une langue innervée d'un humour acide et d'une gouaille mélancolique, Lucy Fricke mène ses héroïnes, soudées par les confidences et l'alcool, au fil des rebondissements et des rencontres, vers une vie délestée.
Tout au long de son enfance, Carolus avait réalisé une oeuvre pléthorique, protéiforme, fragmentaire, en tout cas entièrement inédite. Celle-ci avait été archivée dans une série de boîtes. Qui avaient été déposées chez moi. Il fallait bien qu'un événement m'obligeât à les ouvrir.