Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La bibliothèque de l'Académie royale des sciences au XVIIIe siècle
Chassagne Annie ; Messmer Pierre ; Dercourt Jean ;
CTHS EDITION
32,00 €
Épuisé
EAN :9782735506378
A la croisée de plusieurs disciplines, histoire intellectuelle, histoire des sciences, histoire du livre, cet ouvrage concerne autant les spécialistes qu'un public beaucoup plus large. L'iconographie abondante et choisie, la clarté de l'exposition, les nombreuses citations tirées de documents originaux s'adressent au lecteur de façon très vivante. C'est tout d'abord l'histoire de la constitution d'une bibliothèque savante au XVIIIe siècle, et, à travers elle, l'histoire du fonctionnement de l'institution prestigieuse dont elle émane, l'Académie royale des sciences. La description d'une cinquantaine d'ouvrages met concrètement en évidence la place de l'Académie dans l'Europe des Lumières, la multiplicité de ses centres d'intérêts, l'ampleur des travaux qu'elle entreprit, son rôle primordial dans l'avancement des sciences, et dans le progrès des techniques appliquées à l'intérêt du royaume. Enfin, le livre en tant que tel est à l'honneur comme objet et moyen de transmission des connaissances : l'accent est mis sur la place et le rôle de l'illustration, et sur la collaboration entre savants et artistes dans l'élaboration des dessins et gravures.
Faute de sources adéquates (des archives d'entreprises analogues à l'extraordinaire fonds Oberkampf, déjà exploité par l'auteur), les problèmes du marché et de la croissance de la production ont été ici délibérément écartés, au profit de l'analyse de la mutation des formes de la production, de la proto-industrie à l'usine mécanisée, matrice de la civilisation industrielle. La naissance de l'industrie cotonnière s'opère en France en trois grandes phases: - de 1760 à 1785, "temps des indiennes", domine dans les proto-fabriques l'activité "à forte valeur ajoutée" de l'impression des cotonnades, importées du Bengale par les Compagnies des Indes, ou tissées en France dans les vieilles régions d'activité toilière; - à partir de 1785, et jusqu'à 1815, se diffusent les "mécaniques anglaises" à filer, mues à la main (jennies et mules) ou par l'énergie hydraulique (les water-frames), qui concentrent le filage en fabriques, tout en maintenant dispersé le tissage. On remarquera que ce transfert de technologie coïncide avec la Révolution française, et la fermeture des frontières aux produits étrangers; - après le retour de la paix et le maintien des tarifs protectionnistes, la mécanisation gagne tous les stades de l'activité cotonnière: filature (à l'eau ou à la vapeur), tissage (à bras pour les toiles fines, mécanique pour les qualités ordinaires), impression au rouleau, teinture et séchage à la vapeur pour l'ennoblissement. Ainsi s'impose l'usine comme forme dominante de la production. Pour chaque phase, en gros équivalente à la durée d'une génération, l'auteur s'est interrogé en historien économiste sur le coût d'établissement des entreprises cotonnières, mais aussi, en historien du social, sur le milieu des entrepreneurs qui les ont créées. Les patrons du coton témoignent-ils d'une rupture ou d'une continuité? Ce livre est une tentative de réponse concrète à cette interrogation.
Depuis quelques mois, Madeline fait face à un important bouleversement : elle a maintenant un grand frère plutôt qu'une grande soeur. Son frère, Alexis, est un garçon trans. Les changements qu'elle remarque chez lui la rendent un peu triste, car elle trouve qu'il est différent. Il passe moins de temps à jouer avec elle, et ses nombreuses visites chez le médecin occupent beaucoup leurs parents. Mais lors d'une discussion avec lui, Madeline réalise qu'Alexis est toujours la même personne. A travers des moments partagés, elle apprend à exprimer ses sentiments et à accepter son frère tel qu'il est. Ce conte illustré vous permettra d'aborder l'identité de genre avec votre enfant de manière simple et imagée. Grâce aux sections plus théoriques, vous découvrirez ensemble des moyens d'encourager l'ouverture et le respect de la diversité. En somme, chacun mérite d'être aimé pour qui il est vraiment !
La question de la maladie grave et de la mort en prison reste controversée quel que soit le système carcéral et politique parce qu'elle touche profondément à ce qui fonde notre humanité. Dans cette "double épreuve", les détenus gravement malades nous révèlent en filigrane ce qui semble acceptable ou inacceptable, juste et injuste à notre société. L'auteur a conduit pendant plus de cinq ans une enquête ethnographique. A partir de nombreuses observations et d'entretiens réalisés auprès de détenus malades et des différents professionnels concernés, elle explore les différents mondes juxtaposés : celui de la peine, celui du soin et celui de l'environnement personnel du détenu. Contraintes spatiales et temporelles, qualification des personnes, des objets, des lieux et des rythmes sont au centre de cette réflexion. Comment les détenus-patients ainsi que les professionnels de la surveillance et du soin articulent-ils leurs activités autour de la maladie dans le monde de la prison et dans celui de l'hôpital ? En donnant la parole à une minorité fortement discriminée, les détenus en fm de vie, l'ouvrage interroge l'expérience de la maladie grave et le sens de la punition.
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.