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Editer et traduire. Mobilité et matérialité des textes (XVIe-XVIIIe siècles)
Chartier Roger
SEUIL
24,00 €
Épuisé
EAN :9782021473896
Notre monde devient chaque jour plus global et, pourtant, il n'est pas doté d'une langue universelle. Traduire est donc une nécessité pour que les destins partagés ne soient pas, en fait, des histoires cloisonnées. De là, l'importance des études portant sur la traduction et sur son envers, l'intraduisible. Elles permettent de dissiper les illusions anachroniques qui oublient la très grande inégalité entre les langues qui sont traduites et celles qui traduisent. Shakespeare connaissait Don Quichotte, mais Cervantès ne savait rien du dramaturge anglais. L'histoire des traductions doit s'écrire dans la tension entre l'hospitalité langagière, qui accueille l'autre, et la violence, qui le prive de ses propres mots. Ce livre voué à la première modernité, entre XVIe et XVIIIe siècle, s'attache d'abord aux mots eux-mêmes : ainsi, " sprezzatura " chez Castiglione ou " To be, or not to be " chez Shakespeare. Mais il montre aussi que la traduction ne se limite pas à faire passer un texte d'une langue à une autre. La modification des formes de publication transforme des oeuvres dont la langue reste inchangée. C'est en ce sens que l'édition peut être considérée comme une modalité de traduction et que se trouvent ici associées la matérialité des textes et la mobilité des oeuvres.
Résumé : Découvrir les processus en ?uvre dans l'histoire du livre et, plus largement, dans les pratiques de l'écrit, repérer comment et pourquoi ils se transforment, telle est la tâche que s'est fixée Roger Chartier à travers des enquêtes qui ont renouvelé l'approche historique des pratiques culturelles. Roger Chartier, directeur d'études à l'EHESS, met en lumière les discontinuités d'un " ordre des livres " dans lequel est pris l' " ordre du discours " analysé par Michel Foucault : l'invention de l'auteur, les transformations matérielles qui gouvernent les transmissions des textes et des savoirs, les multiples scènes sur lesquelles jouent les protecteurs princiers, les auteurs, les éditeurs-librairies, mais aussi les lecteurs. Loin d'être un océan sans rivages, le monde de l'écrit a des bornes, des règles, des territoires, des techniques, qui changent au rythme des sociétés. Aujourd'hui, les mutations qui bouleversent l'univers de l'écrit obéissent à des lois souvent indéchiffrables. En conduisant son lecteur à voyager sur cinq siècles, Roger Chartier permet de prendre une distance salutaire avec les débats actuels. Sa vision sans nostalgie ni utopisme plaide pour une histoire capable de mettre en perspective les transformations du présent dans l'ordre des livres et d'échapper aux limites purement sociologiques ou purement formelles des ?uvres.
Dans la France d'entre XVIème et XVIIIème siècle, les normes et les pratiques culturelles changent en profondeur. L'oeuvre de christianisation des pensées et des conduites, la diffusion de nouvelles règles de comportement, d'abord élaborées à la Cour, puis imposées à l'entière société, le déplacement des frontières et contrastes culturels transforment les manières de vivre et de mourir, les façons d'être en société. L'imprimé, en toutes ses formes, tient une place centrale dans cette mutation, parce qu'il propose à des lecteurs plus nombreux des modèles inédits, parce qu'il s'inscrit au coeur de rituels et d'apprentissages qui longtemps n'étaient que gestes et paroles, parce qu'il permet des usages multiples et des appropriations plurielles. C'est son rôle que ce livre examine, en portant attention à certains genres essentiels (les traités de civilité, les préparations à la mort, les livres des Bibliothèques bleues) et en tentant de nouer deux histoires : celle des manières de lire et celle des objets lus.
Entre science et fiction, l'histoire chemine "au bord de la falaise". Selon quels critères peut-elle être tenue pour une reconstruction valide de la réalité passée, sachant que le respect des règles traditionnelles n'est plus une garantie suffisante? Convaincu que la fameuse "crise" de l'histoire constitue non pas une impasse, mais un appel pressant à la refondation, Roger Chartier éclaire, dans un dialogue constant avec les autres sciences humaines, et par sa relecture des oeuvres de Michel de Certeau, Michel Foucault ou Louis Marin, l'intention de vérité qui traverse le propos des historiens. Depuis la première édition de ce livre en 1998, de nouvelles questions ont surgi, qui obligent à reformuler nos certitudes et inquiétudes. Dans une postface inédite, R. Chartier s'interroge sur l'actuelle compétition entre histoire, mémoire et fiction qui, toutes trois, revendiquent la capacité à représenter le passé. Mais une certitude s'impose: les historiens ont une tâche et une responsabilité propres, celle de comprendre et donner à comprendre l'articulation des différentes temporalités qui font que le présent est ce qu'il est, à la fois héritage et rupture, inertie et invention.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".