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Crucifiés
Charrier Cécile
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782343156682
Ile-de-France. Un mois de septembre, parmi d'autres. Un cadavre, celui d'un jeune homme, torturé et violé, parmi d'autres. A la une des journaux, le temps d'une ou deux journées. Un meurtre, c'est l'affaire de la Crim', son lot quotidien. Pourtant, quand il est conseillé à sa capitaine d'aller consulter, pour éclaircir d'éventuels liens personnels avec le tueur, c'est une enquête qui s'annonce unique en son genre. Un deuxième meurtre, des affaires non résolues, ressorties des tiroirs pour d'évidents points communs, et c'est son propre passé que la capitaine Alice se trouve obligée d'affronter, pour comprendre le présent, dans un long travail sur elle-même. Elle pourra compter en cela sur l'efficacité de sa psy, autant que de son équipe. Mais a-t-on le temps de s'entendre soi-même quand la vie d'autres personnes est en jeu ?
Que faisons-nous, chacun, de notre côté monstrueux ? Entre déni et projection — c'est l'autre qui est un monstre —, ne pas penser nos monstres intérieurs empêche d'en faire quoi que ce soit. L'enjeu est de taille : ce qui se cache prend l'espace du silence, et s'agrandit, au fil des générations. Pourtant, un monstre intérieur n'est que la forme que donne notre moralité à des pulsions nécessaires à notre survie : il s'agit alors de les entendre, et de leur donner la place à laquelle elles sont constructives. Avant qu'il ne soit trop tard... Pour nous-mêmes, pour nos enfants, pour le public avec lequel nous travaillons. Car comment un professionnel peut-il travailler avec des personnes concernées par la violence, sans en être lui-même touché ? Comment celle-ci résonne-t-elle en lui, que peut-il en faire, pour ne pas y laisser ses nerfs, à défaut de sa raison ? Ce texte, entrecoupé de présentations d'outils, est un témoignage d'une professionnelle qui se veut partage de réflexions et d'expériences. Au-delà d'une question morale, il s'agit de dénouer ce que la violence a pu déposer en soi, pour avancer, plus libre, vers un avenir désengagé des schémas de reproduction. Trouver du sens, se redonner du pouvoir d'agir, libérer sa capacité créative : l'enjeu est individuel, tout autant que sociétal.
Chartier Roger ; Bourreau Alain ; Dauphin Cécile ;
Le XIXe siècle est un temps décisif pour la correspondance en raison des progrès de l'alphabétisation et du désenclavement économique et social qui multiplie les circonstances où écrire une lettre est une obligation. Ce livre se veut donc exploration d'une pratique qui devient ordinaire, l'écriture d'une lettre, et qui institue une manière nouvelle de penser et vivre le lien social. Pour la comprendre, notre démarche propose plusieurs étapes. La première vise à mesurer et à expliquer, grâce à l'immense enquête menée en 1647 par l'Administration des Postes, les inégalités de la pratique épistolaire. Puis vient, conduite dans la longue durée, à partir du Moyen Age, l'étude de l'invention et de l'imposition de la norme épistolaire et celle des secrétaires, présents dans la librairie de colportage au XVIIe et XVIIIe siècle, édités en masse au XIXe siècle. Après avoir analysé les représentations de la lettre, écrite ou reçue, dans les récits de vie "populaires" du XIXe siècle, le livre s'achève avec l'étude de trois ensembles de lettres, illustrant des situations très contrastées ; la correspondance intime, secrète, féminine ; la lettre adressée au journal — en l'occurrence celui des employés de la Poste — ; le tout-venant du courrier tel que le révèle l'échantillon des lettres conservées pour leur marque ou leur timbre au Musée de la Poste à Paris. Des mesures aux modèles, des représentations aux traces, tel est le cheminement de cette enquête qui espère éclairer l'entrée en écriture de toute une société.
Résumé : Un cahier conçu pour réviser tout le programme, au rythme des vacances : 18 séquences de révision en Français, Maths, Histoire, Géographie, Sciences et technologie et Anglais, à partir d'histoires inédites et de textes documentaires ; Un aide-mémoire pour aider à faire les exercices ; Des bilans réguliers pour mesurer ses progrès ; Des jeux amusants ; Des pages "Doc de l'été" sur des sujets d'actualité. Tous les corrigés détachables au centre du cahier.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.