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Les jeunes, l'insertion, l'emploi
Charlot Bernard ; Glasman Dominique
PUF
21,50 €
Épuisé
EAN :9782130489399
La question de l'insertion des jeunes est en débat sur la scène sociale et politique depuis une vingtaine d'années. Le développement d'une économie plus mondialisée, l'affaiblissement des régulations étatiques, la recomposition du rapport salarial, les nouveaux modes de gestion de la main-d'?uvre adulte et juvénile, la massification des systèmes d'éducation et de formation, les transformations de la famille et les relations interfamiliales se conjuguent aujourd'hui pour faire de l'insertion des jeunes un processus problématique. Pour bien des raisons, cette question de l'insertion des jeunes mérite un examen particulier. Parce qu'elle permet de réinterroger les rapports entre éducation, formation et emploi. Parce qu'elle a suscité l'apparition de dispositifs nouveaux, la mobilisation d'agents professionnels spécialisés, l'élaboration de catégories de pensée et de notions nouvelles - celle d'employabilité par exemple. Parce que, derrière la question globale de l'insertion, se construisent des trajectoires sensiblement différentes d'une catégorie sociale à l'autre. Trouver sa place dans le monde social n'est plus aujourd'hui la conclusion évidente d'un parcours d'éducation et de formation ni l'appropriation "naturelle" d'un héritage familial. L'insertion est devenue un processus, long, aléatoire, une période de latence, un "moratoire de la maturité sociale". Ce n'est pas seulement l'entrée dans l'emploi qui se trouve ainsi différée, c'est aussi l'accès aux différentes marques de la vie adulte: installation en couple, procréation, acquisition de logement... C'est donc également la construction de soi qui est en question à travers ce problème de l'insertion. Toutes ces questions sont abordées dans cet ouvrage, organisé en cinq parties: L'insertion des jeunes: des questions nouvelles; L'insertion, problème des entreprises?; "Inséreurs" et "insérables"; Parcours d'insertion; L'insertion et la construction de soi. Issu des travaux de la Troisième Biennale de l'éducation et de la formation (Sorbonne et CNAM, avril 1996), ce livre en présente les caractéristiques. Il traite de questions vives: la question de l'insertion, bien sûr, mais aussi, par extension, quelques autres ("l'intégration", le devenir du monde rural...). Il les aborde dans une perspective de recherche mais aussi d'innovation. Il multiplie les approches: celles de chercheurs spécialistes de la question mais aussi celles d'acteurs de terrain, politiques ou professionnels.
Cet ouvrage constitue un outil d'entraînement destiné aux candidats aux concours de recrutement, CAPES et agrégation, d'anglais, qui voient figurer le commentaire de texte de civilisation parmi leurs épreuves orales. Il présente trente documents anglais et américains, choisis parmi les diverses périodes de ces civilisations pour leur caractère représentatif (journaux, correspondances, discours et débats parlementaires, pamphlets et essais en tous genres), et illustrant les domaines de la sociologie, de l'histoire et de l'histoire des idées. Chaque texte est accompagné d'un commentaire suivi ou d'un plan détaillé en anglais qui familiarisera l'étudiant avec la méthode et le vocabulaire de ce type d'explication. On trouvera en annexe une bibliographie succincte se rapportant à chacun des documents, et une liste des principales sources de l'étude de ces civilisations.
Le sens de la territorialisation des politiques éducatives est explicité à travers la question de la scolarisation des enfants de deux ans en France, vue à partir de l'histoire, des débats, d'un corpus de textes, des statistiques et d'analyses de terrain. Pourquoi l'Etat décide-t-il, à partir des années 1980, d'apporter des changements dans la gestion des politiques publiques d'éducation, perceptibles dans le phénomène de scolarisation à deux ans ? Pour quels mobiles et finalités, l'Etat et ses services déconcentrés, les collectivités territoriales, l'école et les parents scolarisent-ils les enfants de deux ans ? La territorialisation éducative rompt avec la tradition française centralisatrice, nationale et universaliste. Elle traduit une double volonté politique de l'Etat de lutter contre les inégalités sociales devant l'école par un traitement préférentiel accordé à l'accueil des enfants de deux ans dans les écoles situées dans un environnement social défavorisé, et de redistribuer le pouvoir entre le national et le local. Le mode nouveau de gestion de l'éducation publique participe moins d'une montée du local au détriment du national, que de nouvelles formes d'articulation du national et du local. Il exprime un nouveau référentiel culturel, idéologique et politique de gestion de la chose publique éducative et, plus encore, des politiques de la République.
Résumé : Une société qui entend relever le défi de la concurrence et de la modernité doit aujourd'hui s'interroger sur ses politiques d'éducation et de formation. Ainsi, la France doit accueillir dans les lycées et les universités des jeunes sans cesse plus nombreux, et donc construire, moderniser, équiper, financer des établissements scolaires. Elle doit également concevoir et aménager ces périodes de formation professionnelle des adultes. La planification des moyens ne suffit plus : il faut aussi mobiliser les énergies, négocier avec des partenaires, soutenir des zones ou des secteurs en difficulté, innover, évaluer... C'est bien de politique, au sens plein du terme, qu'il s'agit. L'Etat est concerné au premier chef : il fixe le cadre, arrête les grandes priorités, arbitre, régule. Mais il n'est plus seul. D'autres construisent également des politiques d'éducation et de formation : les régions et les départements, qui bâtissent lycées et collèges, les villes, qui se dotent d'une politique éducative, les établissements scolaires eux-mêmes, qui élaborent des projets, les entreprises, qui intègrent de plus en plus étroitement la formation dans leurs politiques de ressources humaines. Ainsi s'articulent, s'imbriquent et parfois s'enchevêtrent des politiques multiples. Ce livre analyse la construction de ces politiques d'éducation et de formation, au carrefour du savoir et de la professionnalité, de l'institution et de l'innovation, du projet social et des pratiques entre chercheurs, décideurs et acteurs de terrain semble particulièrement pertinent. Issu des travaux de la Deuxième Biennale de l'éducation et de la formation (Sorbonne, avril 1994), le livre traite de questions vives aujourd'hui en débat en France : les 80 % niveau bac ", l'évolution des lycées professionnels, le projet d'établissement, la certification universitaire, la décentralisation, les politiques d'entreprise... Mais il pose ces questions avec un souci constant d'ouverture internationale, vers l'Europe (Allemagne, Grande Bretagne, Suisse, Danemark...) et au-delà (Afrique du sud, Tiers Monde).
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Résumé : Sans que cela fasse la une des journaux, alors que grèves et manifestations semblent rythmer la vie sociale française, nous sommes entrés dans l'âge de la négociation collective. De loi en loi, priorité est donnée au dialogue social dans l'entreprise, au plus près des problèmes à résoudre. Des dispositifs d'appui et des outils d'accompagnement sont disponibles ; plusieurs think tanks et divers rapports ont proposé des solutions. Et les partenaires sociaux savent qu'ils ne peuvent plus continuer d'agir comme avant. Que manque-t-il pour que la France finisse sa mue et que ses forces vives apprennent à se confronter sans s'affronter ? L'essentiel : repenser l'idée même de négociation collective et refonder notre système de relations sociales sur d'autres principes : ne plus légiférer mais inciter ; ne plus obliger, mais inviter ; ne plus contrôler, mais conseiller et laisser expérimenter.
Résumé : En France, la souffrance au travail se porte bien : 30 000 burn out, 3,2 millions de personnes en danger d'épuisement, 400 suicides par an... Un marché économique s'est donc créé autour des risques psychosociaux : formations, expertises, séminaires... Ce juteux business prolifère et gangrène le monde du travail. Malgré les sommes astronomiques investies par les entreprises, une prise de conscience nationale, une médiatisation de grande ampleur, la souffrance professionnelle s'est-elle atténuée pour autant ? En aucun cas. Il est vrai que, sous couvert de " bien-être au travail ", l'objectif reste le profit de l'entreprise. Un salarié " heureux " serait en effet plus rentable. Rien d'étonnant alors si cette mascarade ne fait pas rimer labeur avec bonheur !
Résumé : Deliveroo, Liber, Etsy, Foule Factory, etc. : autant d'applications et de plateformes en ligne qui prétendent bouleverser nos façons de consommer. Mais qu'en est-il de nos manières de travailler ? Plus qu'une innovation technique, les plateformes numériques apparaissent comme le lieu d'une redéfinition des règles du jeu en matière d'emploi et de travail. Entre marchandisation des activités de loisir et gratuité du travail, le "capitalisme de plate-formes" participe de l'émergence de formes renouvelées, voire exacerbées, de sujétion des travailleurs. Loin des idéaux d'une prétendue "économie du partage", assiste-t-on pas au déploiement de nouvelles dynamiques du capitalisme avancé ? A partir d'enquêtes sur les chauffeurs et livreurs, ou encore sur les chefs à domicile, cet ouvrage met au jour la tâcheronnisation des travailleurs et l'extension du domaine du travail, tout en analysant les résistances et les régulations de ces nouvelles activités.
Réformer l'école, refonder l'entreprise, transformer la société, voici les trois axes qui structurent le projet de société de Michel Hervé. Cet ouvrage est un plaidoyer pour l'instauration d'une véritable démocratie concertative, construite sur la confiance entre les individus. Ce modèle n'est pas simplement politique, sa force est de pouvoir s'appliquer dans les entreprises, les écoles, les universités, les hôpitaux, les familles... Michel Hervé en fait l'expérience depuis plus de 40 ans, dans son groupe organisé sur un mode concertatif. Il propose de transformer radicalement les méthodes de management. Mais cette refondation interne des entreprises ne peut suffire en elle-même. L'école doit elle aussi évoluer, pour former des individus plus libres et plus créatifs. Collaboration, créativité, intelligence collective, pensée écologique : si ce cercle vertueux est enclenché, nous serons prêts pour une révolution de la confiance.