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Comment faire l'amour avec un fantôme ?
Charlier Philippe
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204144063
Le médecin-légiste et l'archéo-anthropologue des grandes émissions télévisées nous ouvre son cabinet privé et nous dévoile sa saisissante collection de clichés sur les manifestations du surnaturel dans les sociétés traditionnelles. Un livre à couper le souffle qui est aussi un passé entre les mondes visible et invisible. " Et quand il eut dépassé le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre " (Nosferatu) Voici les fantômes du lointain ! Alors que l'Occident a un rapport très " romantique " avec les revenants, ou dicté par le spiritisme ou la religion (Purgatoire), qu'en est-il des quatre autres continents ? Partant d'objets originaux et de rituels souvent méconnus, Philippe Charlier nous fait découvrir cette façon qu'ont les peuples lointains d'entretenir des rapports entre le monde des vivants et celui des morts. Son récit nous mène des peintures de yurei (ces fantômes japonais) qu'il est possible d'animer, à ces statuettes des " épouses de l'au-delà " en Côte d'Ivoire ; du plus grand masque du monde (Dogon) au plus énigmatique (Grebo). On découvre des fétiches dont l'immense puissance est fondée sur le secret bien gardé de leur constitution (boliw), et des morceaux de bois sculptés chargés d'accueillir les esprits errants de Sibérie ou du sud du Sahara... Avec ces récits principalement issus d'Afrique et d'Asie, Philippe Charlier continue à tracer les chemins d'une anthropologie de l'invisible. Il nous révèle aussi toute la richesse et toute la force de l'anthropologie qui, en donnant un sens à ces objets et ces rituels, nous aide peu à peu à comprendre la complexité du monde.
Résumé : Les rituels sont un lien entre l'Homme et ses dieux. Face à l'inconnu (maladie, mort, lendemain), ils sont une façon d'organiser le chaos, de "savoir quoi faire", d'éloigner la peur et d'affronter les épreuves. Mais comment passe-t-on du profane au sacré ? Quelle est l'histoire du rituel, son ancrage, sa raison d'être ? Quelle fonction occupent chamans, guérisseurs, hommes-médecines ? Quels supports servent à ces échanges verticaux, entre l'humain et le divin ? Comment comprendre la signification précise des gestes millénaires qui se répètent et se transmettent de génération en génération, de maître en initié, de père en fils ? Dans cet essai rassemblant de nombreuses cultures issues des cinq continents. Philippe Charlier entraîne le lecteur dans une description et une analyse originale de ces rituels du quotidien et de l'extraordinaire, illustrés par des clichés rarement reproduits, issus du fond d'archives photographiques du musée du quai Branly - Jacques Chirac.
Résumé : "Ouvrez quelques cadavres : vous verrez aussitôt disparaître l'obscurité que la seule observation n'avait pu dissiper." C'est Xavier Bichat qui tenait ces propos en 1801. Philippe Charlier peut aisément les reprendre à son compte, car la pratique...
C'est à un voyage dans le temps que le lecteur va être convié, en compagnie d'un scientifique qui fait "parler les morts" : analyse moderne de procès-verbaux d'autopsie, exhumation de restes momifiés, comparaisons génétiques, recherches de poisons... Le lecteur va enfiler sa blouse de médecin, prêt à autopsier les personnalités de l'Histoire. Qui vont être ses patients ? Alexandre le Grand, Cléopâtre, Montezuma, saint Louis, Raspoutine, Louis II de Bavière, Le Caravage, Rodolphe d'Autriche, le Chevalier d'Eon, Anastasia et les Romanov, Mozart, Christophe Colomb, Gilles de Rais, Marat, la bête du Gévaudan, Casanova, Marie Stuart, Diane de Poitiers, Foulque Nerra, Henriette d'Angleterre... Squelette après squelette, relique après relique, témoignage après témoignage, on verra si l'Histoire dit vrai, si les causes de décès transmises de génération en génération sont véridiques, et s'il n'est pas possible de tirer le vrai du faux avec les dernières techniques de pointe de la médecine légale appliquées à l'archéologie. Médecin légiste, docteur ès lettres, Philippe Charlier trace des ponts permanents entre médecine et archéologie. Chroniqueur à la radio et à la télévision, il dirige depuis 2021 la collection "Terre Humaine" chez Plon ; il est également éditeur en chef de la revue Ethics, Medicine and Public Health publiée chez Elsevier.
Les Médicis sont-ils véritablement morts empoisonnés aux « poudres de succession »? Que révèle le procès verbal d autopsie de Zola sur les causes mystérieuses de sa mort? Les circonstances de l assassinat de Jaurès ou du suicide de Nerval peuvent-elles encore être éclaircies aujourd hui? Crime... ou pas crime? Cette obsédante question surgit inévitablement au lendemain de la mort, violente ou suspecte, des grands personnages qui ont marqué leur temps. Et il n est pas rare qu elle reste non élucidée aujourd hui! C est là que la science, avec les techniques modernes, peut intervenir. Qu a-t-elle à nous apprendre dans le cas de ces crimes célèbres? Philippe Charlier enfi le ses gants et nous propose une relecture scientifi co-policière de notre histoire. D Henri IV à Trotski, de Jean Sans-Peur à Jean Jaurès, de la Brinvilliers à Anne Greene, il fait, avec le talent de conteur que ses apparitions télévisuelles nous a fait connaître, la chronique de crimes dont l impact politique a presque toujours fait oublier le détail historique...
Seul l'Occident moderne s'est attaché à classer les êtres selon qu'ils relèvent des lois de la matière ou des aléas des conventions. L'anthropologie n'a pas encore pris la mesure de ce constat : dans la définition même de son objet - la diversité culturelle sur fond d'universalité naturelle -, elle perpétue une opposition dont les peuples qu'elle étudie ont fait l'économie. Peut-on penser le monde sans distinguer la culture de la nature ? Philippe Descola propose ici une approche nouvelle des manières de répartir continuités et discontinuités entre l'homme et son environnement. Son enquête met en évidence quatre façons d'identifier les "existants" et de les regrouper à partir de traits communs qui se répondent d'un continent à l'autre : le totémisme, qui souligne la continuité matérielle et morale entre humains et non-humains , l'analogisme, qui postule entre les éléments du monde un réseau de discontinuités structuré par des relations de correspondances ; l'animisme, qui prête aux non-humains l'intériorité des humains, mais les en différencie par le corps ; le naturalisme qui nous rattache au contraire aux non-humains par les continuités matérielles et nous en sépare par l'aptitude culturelle. La cosmologie moderne est devenue une formule parmi d'autres. Car chaque mode d'identification autorise des configurations singulières qui redistribuent les existants dans des collectifs aux frontières bien différentes de celles que les sciences humaines nous ont rendues familières. C'est à une recomposition radicale de ces sciences et à un réaménagement de leur domaine que ce livre invite, afin d'y inclure bien plus que l'homme, tous ces "corps associés" trop longtemps relégués dans une fonction d'entourage.
Jared Diamond, d'abord biologiste de l'évolution et physiologiste, enseigne actuellement la géographie à l'Université de Californie, à Los Angeles. Il a notamment publié Le troisième chimpanzé et Effondrement, ouvrages qui forment avec De l'inégalité parmi les sociétés un triptyque.4e de couverture : La question essentielle, pour la compréhension de l'état du monde contemporain, est celle de l'inégale répartition des richesses entre les sociétés : pourquoi une telle domination de l'Eurasie dans l'histoire ? Pourquoi ne sont-ce pas les indigènes d'Amérique, les Africains et les aborigènes australiens qui ont décimé, asservi et exterminé les Européens et les Asiatiques ?Cette question cruciale, les historiens ont renoncé depuis longtemps à y répondre, s'en tenant aux seules causes prochaines des guerres de conquête et de l'expansion du monde industrialisé. Mais les causes lointaines, un certain usage de la biologie prétend aujourd'hui les expliquer par l'inégalité supposée du capital génétique au sein de l'humanité.Or l'inégalité entre les sociétés est liée aux différences de milieux, pas aux différences génétiques. Jared Diamond le démontre dans cette fresque éblouissante de l'histoire de l'humanité depuis 13 000 ans. Mobilisant des disciplines aussi diverses que la génétique, la biologie moléculaire, l'écologie des comportements, l'épidémiologie, la linguistique, l'archéologie et l'histoire des technologies, il marque notamment le rôle de la production alimentaire, l'évolution des germes caractéristiques des populations humaines denses, favorisées par la révolution agricole, le rôle de la géographie dans la diffusion contrastée de l'écriture et de la technologie, selon la latitude en Eurasie, mais la longitude aux Amériques et en Afrique.
Au rythme actuel de la croissance démographique, et particulièrement de l'augmentation des besoins économiques, de santé et en énergie, les sociétés contemporaines pourront-elles survivre demain ? La réponse se construit à partir d'un tour du monde dans l'espace et dans le temps - depuis les sociétés disparues du passé (les îles de Pâques, de Pitcairn et d'Henderson ; les Indiens mimbres et anasazis du sud-ouest des États-Unis ; les sociétés moche et inca ; les colonies vikings du Groenland) jusqu'aux sociétés fragilisées d'aujourd'hui (Rwanda, Haïti, Saint-Domingue, la Chine, le Montana et l'Australie) en passant par les sociétés qui surent, à un moment donné, enrayer leur effondrement (la Nouvelle-Guinée, Tikopia et le Japon de l'ère Tokugawa). De cette étude comparée, et sans pareille, Jared Diamond conclut qu'il n'existe aucun cas dans lequel l'effondrement d'une société ne serait attribuable qu'aux seuls dommages écologiques. Plusieurs facteurs, au nombre de cinq, entrent toujours potentiellement en jeu : des dommages environnementaux ; un changement climatique ; des voisins hostiles ; des rapports de dépendance avec des partenaires commerciaux ; les réponses apportées par une société, selon ses valeurs propres, à ces problèmes. Cette complexité des facteurs permet de croire qu'il n'y a rien d'inéluctable aujourd'hui dans la course accélérée à la dégradation globalisée de l'environnement.
Résumé : Marqué par l'expérience de l'exil, ce volume témoigne d'un moment à la fois biographique et historique au cours duquel, comme nombre d'artistes et savants juifs européens, Claude Lévi-Strauss est réfugié à New York. Ecrits entre 1941 et 1947, alors qu'il n'a pas encore délaissé ses réflexions politiques, les dix-sept chapitres de ce livre restituent une préhistoire de l'anthropologie structurale. Ces années américaines sont aussi celles de la prise de conscience de catastrophes historiques irrémédiables : l'extermination des Indiens d'Amérique, le génocide des Juifs d'Europe. A partir des années 1950, l'anthropologie de Lévi-Strauss semble sourdement travaillée par le souvenir et la possibilité de la Shoah, qui n'est jamais nommée. L'idée de "signifiant zéro" est au fondement même du structuralisme. Parler d'Anthropologie structurale zéro, c'est donc revenir à la source d'une pensée qui a bouleversé notre conception de l'humain. Mais cette préhistoire des Anthropologies structurales un et deux souligne aussi le sentiment de tabula rasa qui animait leur auteur au sortir de la guerre et le projet ? partagé avec d'autres ? d'un recommencement civilisationnel sur des bases nouvelles.