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LE LIVRE DU SAGE
CHARLES DE BOVELLES
VRIN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782711622528
L'esprit rêvait, le monde était son rêve. "Comme un dieu en la terre ", l'homme de la Seconde Renaissance rivalisait de ses prouesses techniques avec le Créateur. Vinci, au Clos Lucé, témoignait, en ses derniers feux, de cette inventivité. Manquait encore un philosophe capable de rendre raison de cette audace prométhéenne. Ce fut Bovelles. Le rationalisme naissant pose la convertibilité du rationnel et du réel. Esprit et Nature, figures en miroir, s'entrexpriment de part et d'autre du diaphane, en lequel subsiste cette matière tutélaire qui les empêche de se confondre. La tentation idéaliste conjurée, la pensée est en mal de justification. Comment la mens humana pourrait-elle se saisir de la "raison propre " des choses? En faire une simple approximation de la mens divina ne satisfait pas Bovelles, qui tente une "déduction transcendantale" avant la lettre des catégories de l'entendement. Par un déplacement de chaque chose, sise en son lieu, au "lieu de nulle chose", Bovelles ouvre le champ de la représentation, qu'il ne centre sur le sujet pensant que pour ordonner ce dernier au premier principe de toutes choses. Ne s'agit-il pas de voir le monde de l'oeil même de Dieu?
Résumé : Colloque International organisé par la Fondation Charles De Gaulle avec le concours du Conseil Régional Nord - Pas-de-Calais, du Conseil Général du Nord, de la ville de Lille et de l'Université Lille III. Le 18 juin 1940, Charles de Gaulle entre " dans l'aventure ", comme il l'a écrit lui-même. Il a 49 ans. De ce moment, la suite est bien connue. Mais que sait-on de De Gaulle avant de Gaulle ? D'où vient cet officier qui ose braver sa hiérarchie, sortir du rang et mener une bataille militaire, politique, longue et difficile, pour ramener la France dans le camp des vainqueurs ? Comprendre cet homme, tel est le but du colloque " Charles de Gaulle, la jeunesse et la guerre (1890-1920) ", organisé par la Fondation Charles de Gaulle à Lille en novembre 1999, qui retrace le climat familial dans lequel a évolué le " Petit Lillois ", les lignes maîtresses de sa formation intellectuelle et morale. On y découvrira également l'itinéraire de ce jeune saint-cyrien, capitaine d'infanterie, combattant courageux de la Grande Guerre, blessé devant Verdun, prisonnier des Allemands, qui tente à cinq reprises de s'évader. L'évocation de ce destin s'achève après sa mission en Pologne en 1920. De Gaulle a alors 30 ans. Les vingt années suivantes feront l'objet d'un prochain colloque de la Fondation.
Charles De Coster (1827-1879) est un écrivain belge francophone. Né à Munich d'un père flamand et d'une mère wallonne, Charles De Coster étudie à l'Université Libre de Bruxelles où formé à l'esprit du libre examen, il acquiert des convictions démocrates et anticléricales. D'abord journaliste, il devient professeur de littérature à l'École de guerre de Bruxelles. Il se consacre ensuite à la littérature. Le chef d'?uvre de De Coster, La Légende et les Aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandres et ailleurs, déplut aux milieux conformistes belges. Il est maintenant connu dans le monde entier et traduit dans toutes les langues européennes. La Légende d'Ulenspiegel incarne le c?ur et l'esprit de la Flandre dont elle évoque le folklore, le climat et les traditions. Elle mêle l'histoire et le mythe, l'aventure d'une famille à celle d'un peuple. Charles De Coster, écrivain francophone, reconstitue une époque en poète visionnaire et crée une langue nouvelle dans la grande tradition rabelaisienne. Till Ulenspiegel est surtout le défenseur de la Liberté, celui qui a lutté contre l'oppression de Philippe II et du duc d'Albe, le héros qui s'est dressé contre toutes les formes d'oppression. Il y a plus de 70 ans, Abel Lefranc, du Collège de France, demandait "que la France, en particulier, songe qu'Ulenspiegel honore sa langue" et qu'elle se décide enfin à l'installer "fraternellement dans son Panthéon littéraire".
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.