Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Que sais-je ? Histoire des universités. 2e édition revue et augmentée
Charle Christophe ; Verger Jacques
QUE SAIS JE
9,00 €
Épuisé
EAN :9782130564935
L'université, entendue comme une communauté autonome de maîtres et d'étudiants réunis pour assurer à un niveau supérieur l'enseignement d'un certain nombre de disciplines, est une institution née en Italie, en France et en Angleterre au début du XIIIe siècle. Ce modèle a perduré, est même devenu l'élément central des systèmes d'enseignement supérieur sur tous les continents. Une telle continuité ne doit pourtant pas masquer les profondes mutations de l'institution universitaire que cet ouvrage met en lumière. Il révèle aussi que l'histoire de l'université offre une clé de lecture pertinente pour mieux comprendre notre héritage intellectuel et le fonctionnement de nos sociétés.Membre de l'Institut universitaire de France. Christophe Charle est professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne et directeur de l'Institut d'histoire moderne et contemporaine (CNRS/ENS/Collège de France). Directeur d'études à l'EHESS, Jacques Verger est professeur d'histoire médiévale à l'Université de Paris IV.
Résumé : Entre les administrateurs d'Ancien Régime et les technocrates contemporains, voici les hauts fonctionnaires du XIXe siècle. Préfets et diplomates, directeurs généraux, hauts magistrats, membres des grands corps de l'Etat, ils assurent la continuité avec l'ordre ancien en même temps qu'ils incarnent les valeurs nouvelles : le mérite, la compétence, la technique. Portrait d'un groupe social en expansion, mais aussi moment essentiel de notre histoire : car, intellectuels et hommes d'action, ces hommes-orchestres ont su très tôt choisir, contre les apparences éphémères, la réalité du pouvoir et devenir, lieu de passage obligé, le carrefour de la classe dirigeante.
Résumé : Paris, " capitales " des XIXe siècle Cet ouvrage explore Paris dans toutes ses dimensions, politiques et sociales, quotidiennes et culturelles, symboliques ou imaginaires. Il s'agit de comprendre comment coexistent, mais plus souvent se heurtent plusieurs mondes et plusieurs époques sur un territoire toujours trop contraint malgré ses élargissements. Grâce aux images et aux témoignages du temps largement cités ou reproduits, on y saisit comment Parisiens et Parisiennes, natifs et nouveaux venus, classes dominantes et classes dominées, classes moyennes et citoyens mobilisés rêvent ou réalisent plusieurs formes urbaines, toujours décalées face aux besoins et aux urgences du temps. Tout prend une nouvelle ampleur dans cette capitale des révolutions et des ruptures, des modes et des cultures d'avant-garde, à la fois archaïque et moderne, toujours inquiète et inquiétante par sa masse humaine et ses tensions récurrentes. De l'invasion de 1814 au conflit de 1914, Paris se reconfigure sans cesse, fascine et fait peur jusqu'à l'autodestruction de 1871, suivie des renaissances flamboyantes de fragiles belles époques. Christophe Charle Professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment dirigé La Vie intellectuelle en France (avec Laurent Jeanpierre, Seuil, 2016 ; " Points Histoire ", 2018, 3 vol.).
Les "intellectuels" sont nés au moment de l'affaire Dreyfus et le néologisme désignait à l'origine une avant-garde culturelle et politique qui osait défier la raison d'Etat. Pourtant ce mot, qui aurait dû disparaître après la résolution de cette crise politique, s'est perpétué, tantôt pour désigner un groupe social, tantôt pour qualifier une manière d'envisager le monde social au nom des valeurs universelles allant contre les hiérarchies établies. Pour comprendre le paradoxe d'un événement qui structure durablement la vie sociale, culturelle et politique, il fallait montrer comment la crise des représentations anciennes, le nouvel état du champ intellectuel, et en particulier l'expansion sans précédent des professions intellectuelles, et le vide laissé par la crise des classes dirigeantes traditionnelles ou des nouvelles élites républicaines ont créé les conditions favorables à l'affirmation collective des "intellectuels". Et il fallait aussi expliquer les raisons pour lesquelles les avant-gardes littéraire ou universitaire, traditionnellement à l'écart de l'engagement, se sont progressivement rapprochées des avant-gardes politiques et ont mis au point les nouvelles manières d'intervenir dans le champ du pouvoir, en dehors des voies de la politique classique, qui sont inséparables de l'émergence des "intellectuels" pendant l'affaire Dreyfus. La lecture méthodique des pétitions d'intellectuels conduits à renouveler l'interprétation de ce moment essentiel de la Troisième République et à proposer un modèle de compréhension des rapports que les différents groupes d'intellectuels ont entretenu avec la politique. Ce modèle qui peut sans doute s'appliquer à d'autres crises du XIXe siècle, ne fait que mieux ressortir la singularité des intellectuels français au sein de l'Europe culturelle.
Constituer, au-delà des mémoires obsédantes des tragédies qui l'ont marqué et du prisme des histoires nationales, le premier XXème siècle en objet d'histoire devient une nécessité imposée par le travail du temps. Le XXIème siècle se doit de porter un autre regard sur le siècle passé. C'est à quoi s'emploie le livre de Christophe Charle. Comment l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, ces trois sociétés dominantes, que l'auteur propose d'appeler "impériales" en un sens nouveau, ont-elles été prises dans un champ de forces incontrôlées et incontrôlables dès avant l'été 1914 ? Plus grave, comment en sont-elles venues, sans être capables de tirer les leçons des origines de la Grande Guerre et des profondes transformations qu'elle a entraînées, à s'enfermer dans leurs habitus nationaux au point de tolérer la régression du nazisme et du vichysme et la gestion libérale anglaise sourde aux souffrances des plus dominés ? Il s'agit donc d'analyser, pas à pas, les caractéristiques propres à chaque pays, d'expliciter les dynamiques sociales à l'oeuvre, l'impossible pacification de l'entre-deux-guerres, les tentations guerrières et autoritaires permanentes et, finalement, l'effondrement et la perte du leadership européen. En utilisant les ressources de l'histoire sociale comparative et en remettant en cause les interprétations classiques issues de l'histoire politique ou des relations internationales, Christophe Charle réussit là, sans doute, le premier livre d'histoire du XXIème siècle sur le XXème siècle.
En matière de relations internationales, que signifie être "réaliste" ou "libéral" ? L'Etat en reste-t-il le principal acteur ? Les démocraties sont-elles moins enclines à faire la guerre ? Ces questions et bien d'autres sont au coeur des théories des relations internationales, dont ce livre offre un panorama : réalisme, libéralisme, transnationalisme, constructivisme, marxisme, féminisme, postpositivisme, postcolonialisme, approches bureaucratiques, psychologiques et mixtes... Autant d'outils permettant de donner du sens à l'actualité.
Résumé : De toutes les conduites psychopathologiques, l'addiction est peut-être celle qui interroge le plus les limites entre le normal et le pathologique. La frontière entre ce qui relève des " mauvaises habitudes " et des vraies dépendances est difficile à tracer. Les addictions sont presque toujours des conduites relevant au départ de l'ordinaire, simplement déviées de leurs finalités initiales : boire, manger, jouer, acheter, travailler, se soigner, etc. Alors, tous dépendants ? Ce qui caractériserait le vrai dépendant pourrait être une forme de polarisation, quand l'objet ou l'activité devient le but d'une vie, quand la " mauvaise habitude " se fait identité : " je bois trop " devenu " je suis alcoolique ". Cet ouvrage interroge le sens des addictions, analyse le mécanisme et les symptômes des plus courantes d'entre elles et propose une synthèse des différentes approches thérapeutiques possibles.
Résumé : Le mot de " résilience " rencontre aujourd'hui un succès considérable. Pourtant, si elle constitue pour certains un véritable tournant dans la façon de considérer la psychopathologie, la résilience n'est pour d'autres qu'un habillage neuf pour désigner divers processus connus depuis longtemps : ceux qui permettent de résister à un traumatisme et/ou de se reconstruire après lui. L'auteur analyse les raisons de l'attrait que la résilience suscite. Il expose son histoire, d'abord américaine, et pointe les divergences autour de ses définitions et de ses usages. Tantôt processus et tantôt trait de personnalité, sorte d'immunologie psychique ou méthode de prévention, la résilience connaît en effet de multiples déclinaisons et recouvre des conceptions variées, voire opposées.