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LA PHILOSOPHIE NATURELLE DE CHRISTIAAN HUYGENS
CHAREIX
VRIN
33,00 €
Épuisé
EAN :9782711618262
Entre les premiers développements de la mécanique galiléenne et la publication des Principia de Newton, s'est jouée une transformation radicale de la philosophie naturelle des modernes. Mathématiques, sciences de la nature et techniques de précision ont façonné d'une part une nouvelle manière, active et opératoire, d'interroger la nature, et d'autre part une image du monde fondée sur l'idée d'une rationalité intégrale des phénomènes. Interlocuteur infatigable de Mersenne, Galilée, Descartes, Leibniz ou Newton, Christiaan Huygens (1629-1695) a assuré un lien nécessaire pour son époque entre l'assimilation critique des Principes de la philosophie de Descartes, dont il retient l'exigence d'intelligibilité dans la conduite de la science, et la réception - critique elle aussi - des Principes mathématiques newtoniens. La méthode de Christiaan Huygens se structure dans les apports cartésien et galiléen: choc des corps, oscillations du pendule, étude de la force et du mouvement en tant qu'expressions de rapports géométriques, caractérisation de la nature de la lumière sont autant de champs dans lesquels il est impossible de ne pas voir l'imprégnation d'un questionnement philosophique permanent. C'est donc en philosophe tout autant qu'en physicien qu'il s'oppose aux définitions newtoniennes de la lumière et de la pesanteur. La lecture traditionnelle voit en Huygens un savant positif, dépris de toute tutelle métaphysique et imprégné d'un cartésianisme vaguement réduit aux acquêts. Celui que nous découvrons répond à la nécessité de rendre raison des lois et phénomènes qui entrent sous leur mesure. Biographie de l'auteur Agrégé de philosophie et lauréat du prix 2000 de la Société Française d'Histoire des Sciences et des Techniques, Fabien Chareix a enseigné l'histoire des sciences à l'UFR de Physique de l'Université des Sciences et Technologies de Lille (Université de Lille 1). Il est actuellement maître de conférences en philosophie à l'Université de Paris IV-Sorbonne.
Baudart Anne ; Cantagrel Gilles ; Chareix Fabien ;
On est un génie par naissance, mais on devient universel. L'universalité n'est pas l'oeuvre d'un jour, ou de quelques coups d'éclat : elle doit s'attester et se consolider au fil du temps et des générations. Elle réclame des médiateurs, des intercesseurs et des relais. Elle se confirme dans la chaîne de la reconnaissance, mais aussi à travers les usages multiples auxquels se prête l'héritage d'une pensée ou d'une oeuvre. L'humanité compte quelques grandes figures universelles. Combien sont-elles ? Une quinzaine ? Une cinquantaine ? "Grands hommes" ou personnalités d'exception, bienfaiteurs ou héros des nations, sages ou génies des sciences et des arts, ils vivent encore parmi nous, car nous revenons sans cesse à eux. Comment l'expliquer ? Anciens ou modernes, fondateurs ou réformateurs, ils ont leur place aux sources de la civilisation, quel que soit leur âge. C'est le cas de Confucius, Socrate, Gandhi, Avicenne, Galilée et Bach (tome 1), et également de Shakespeare, Mozart, Luther King, De Vinci, Descartes ou encore Einstein (tome 2) : de la philosophie à la politique, en passant par les sciences de la nature, le théâtre, la musique, etc. Chacune de ces figures s'inscrit en son temps dans un contexte particulier, parfois celui d'une société ou d'une culture qui ne nous est plus familière. D'où vient que nous les honorions encore, en dépit de tout ce qui devrait nous en éloigner ? Quels sont les ressorts de cette universalité ? Quelques spécialistes se sont penchés sur leur cas. Avec, pour ce tome I, des contributions d'Anne Baudart, Gilles Cantagrel, Fabien Chareix, Anne Cheng, Robert Deliège, et Ahmed Hasnaoui.
Résumé : Un révolutionnaire fondateur de la physique moderne ? Le simple continuateur de la physique médiévale ? L'inspirateur de la méthode expérimentale ? Le dernier rejeton de l'idéalisme platonicien ? Si l'on s'en tient aux nombreuses étiquettes qui ont historiquement qualifié la pensée de Galilée, la confusion est patente. Au crépuscule d'une domination sans partage d'une certaine image grecque du monde, l'?uvre du Florentin est pétrie d'ambitions multiples mais suit cependant une orientation invariable : lutter, dans toutes les régions du savoir, contre le dogme de la philosophie naturelle aristotélicienne. L'astronomie, la mécanique, les définitions de la matière et de l'entendement qui s'y rapporte : tout est prétexte, chez Galilée, à une activité de critique radicale dans laquelle nous voyons émerger, peu à peu, les fondements d'une idée de nature qui, aujourd'hui encore et malgré les révolutions successives de la physique contemporaine, nous semble familière et nôtre. Mais la connaissons-nous autrement que par les mythes qu'elle n'a cessé de véhiculer ? Or, cette science nouvelle ne s'est pas produite par génération spontanée : elle est le fruit d'un patient travail au cours duquel Galilée a dû passer outre l'enseignement de ses maîtres. Si la science galiléenne possède une forme définitive consignée dans le Dialogo et les Discorsi, il est plus que nécessaire de parcourir les étapes historiques et conceptuelles de sa formation. C'est ce que propose le présent livre.
Prenant comme point de départ la critique nietzschéenne du christianisme, cet ouvrage montre que la pertinence de celle-ci est conjoncturelle, et non point structurelle. Le Dieu chrétien n'est pas réductible au seul Dieu de la moralité : l'Ancien Testament et le Nouveau Testament attestent de la gratuité de l'amour du Dieu de l'Alliance et du Dieu chrétien. S'inscrivant dans la ligne d'une éthique téléologique, la deuxième partie du livre dégage les grandes lignes de l'éthique aristotélicienne et analyse l'articulation opérée par Paul Ricoeur dans Soi-même comme un autre, entre les moments déontologique et téléologique. Le détour par Thomas d'Aquin permet d'introduire la dimension théologale de l'éthique chrétienne. A partir de concepts élaborés par Paul Ricoeur, la troisième partie articule morale, éthique et théologalité. Loi et désir sont pensés en lien avec la Règle d'or. La revalorisation de l'hétéronomie offre alors une perspective nouvelle pour donner sens à la grâce. Les notions d'attestation-conviction, d'imputabilité, de responsabilité et de reconnaissance permettent ensuite de développer l'identité du sujet éthique chrétien. Enfin, l'éthique est pensée selon une dialectique entre agir et désir d'être qui s'ouvre à la dimension ontologique et qui aboutit à une perspective eschatologique.