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ETHIQUE ET GRACE. Contribution à une anthropologie chrétienne
Chareire Isabelle
CERF
43,00 €
Épuisé
EAN :9782204059855
Prenant comme point de départ la critique nietzschéenne du christianisme, cet ouvrage montre que la pertinence de celle-ci est conjoncturelle, et non point structurelle. Le Dieu chrétien n'est pas réductible au seul Dieu de la moralité : l'Ancien Testament et le Nouveau Testament attestent de la gratuité de l'amour du Dieu de l'Alliance et du Dieu chrétien. S'inscrivant dans la ligne d'une éthique téléologique, la deuxième partie du livre dégage les grandes lignes de l'éthique aristotélicienne et analyse l'articulation opérée par Paul Ricoeur dans Soi-même comme un autre, entre les moments déontologique et téléologique. Le détour par Thomas d'Aquin permet d'introduire la dimension théologale de l'éthique chrétienne. A partir de concepts élaborés par Paul Ricoeur, la troisième partie articule morale, éthique et théologalité. Loi et désir sont pensés en lien avec la Règle d'or. La revalorisation de l'hétéronomie offre alors une perspective nouvelle pour donner sens à la grâce. Les notions d'attestation-conviction, d'imputabilité, de responsabilité et de reconnaissance permettent ensuite de développer l'identité du sujet éthique chrétien. Enfin, l'éthique est pensée selon une dialectique entre agir et désir d'être qui s'ouvre à la dimension ontologique et qui aboutit à une perspective eschatologique.
Résumé : Le témoignage ou l'actualité du vrai - témoignage et vérité, perspective épistémologique - rendre témoignage à la vérité autobiographie et vérité : une illusion littéraire
Résumé : De l'enfant espiègle et tendre, vivant dans son Berry natal où la vie après-guerre était encore rude mais tellement remplie de l'affection des trois femmes qui l'ont élevé ; en passant par le jeune homme virevoltant et croquant la vie à pleines dents, dans l'enthousiaste facilité des fabuleuses années 60-70... La maturité nous ouvre d'autres portes au travers de voyages initiatiques vers la quête de la Connaissance. Gérard Chareyre nous surprend par sa légèreté et son épicurisme ; nous séduit par la profondeur et l'élévation de l'âme d'un homme qui aime passionnément la vie. Un "touche à tout" goûtant tout. Un amoureux de la vie et de l'amour... D'éclats de rire en émotions intenses. Toujours fidèle à lui-même, comme il aime à le rappeler ; il est ainsi toujours capable de dévorer les plaisirs avec une joie enfantine, comme de savourer la solitude dans le plus profond recueillement en connexion avec le Divin. Embarquons donc à bord de ce train et laissons-nous entraîner dans une belle aventure qui ouvrira en nous les portes de l'Ailleurs... Véronique Quatravaux
Chareire Isabelle ; Salenson Christian ; Bony Paul
Voyages, lectures ou rencontres amènent des chrétiens d'aujourd'hui à réfléchir et même à prier à partir de textes sacrés communiqués par des croyants d'autres traditions. Ces chrétiens ont des précurseurs, tels Christian de Chergé, Henri Le Saux ou, au XVIe siècle déjà, le franciscain Bernardino de Sahagùn. Que signifie cette pratique d'" interlecture " ? Quels en sont les enjeux et les conditions ? Il s'agit tout d'abord de bien saisir le rapport que les communautés des religions envisagées (hindouisme, religion aztèque, islam) entretiennent avec leurs textes-sources et d'étudier la relation avec l'Absolu qui en découle. Il convient ensuite de se pencher sur le statut des Écritures dans la tradition biblique, étudiée selon ses deux visages, juif et chrétien. S'ouvre alors un champ proprement théologique et spirituel où se dessinent des voies qui permettent de penser la fécondité de ce dialogue des Écritures et d'en baliser la pratique.
L'objet du sentiment moderne du fantastique n'est pas le surnaturel mais le caractère irreprésentable de la simple position d'une chose dans l'être. Le principe du fantastique est philosophiquement un réalisme de l'existence dans lequel le monde est, à l'instant, toujours seulement identique à son exister. La chose fantastique y signale l'indépendance à priori du réel à l'égard de la pensée. Dans cette perspective, la tradition rationaliste-idéaliste en philosophie n'a peut-être jamais été que l'expression du rejet de l'étonnement fantastique devant le fait inhumain que les choses soient avant d'avoir un sens.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".