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Zygmunt Bauman. Les illusions perdues de la modernité
Chardel Pierre-Antoine
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271075420
Zygmunt Bauman est une figure majeure de la sociologie européenne. Son oeuvre est dominée par l'inquiétude provoquée par la succession des crises politiques, économiques, morales qui affectent nos sociétés contemporaines. Du Coût humain de la mondialisation à L'éthique a-t-elle une chance dans un monde de consommateurs?, ses travaux portent un diagnostic corrosif sur notre époque sans se laisser enfermer dans des cadres théoriques trop univoques. Diversifiant les angles d'interprétation, engagé dans un constant dialogue avec une multitude d'auteurs, de Camus à Levinas, de Gramsci à Arendt, Bauman parvient à embrasser la complexité des phénomènes sociaux en couvrant des champs de réflexion a priori hétérogènes - de l'interrogation sur le statut de l'Holocauste dans l'histoire de la modernité industrielle à l'avènement du consumérisme dans nos sociétés devenues "liquides". C'est cette exigence critique singulière que nous rend présent Pierre-Antoine Chardel dans cet essai, le premier en français consacré à ce penseur hors norme.
Résumé : L'espace public, pris entre social et politique, n'est pas seulement un lieu d'échanges d'opinions et de construction de consensus ou de consentement discursif. Il est aussi un lieu où se construisent et se déploient des liens entre les différents acteurs qui le constituent et qui s'exercent dans un espace hiérarchisé et saturé de rapports de pouvoir et de domination.La quête de sens, de vision d'un avenir commun, et la création des liens sociaux vont ensemble : elles impliquent et mettent en jeu les finalités de l'agir public. Le lien politique qui pouvait ouvrir à une pluralité d'espaces publics semble aujourd'hui être en question ou, peut-être, est-il dépassé et remplacé par des logiques discursives, médiatiques et technologiques qui affectent les cadres intellectuels et mentaux qui structuraient notre représentation du monde.S'arrêtant sur la publicisation et l'importance de la visibilité voire de la célébrité dans l'agir public, ce livre et les 14 contributions qui le constituent s'interrogent sur les formes, les modalités et les enjeux que peuvent avoir aujourd'hui la publicité et l'expression publique. Il tente de comprendre ce qui peut faire le public de l'espace public se demandant alors si la notion d'espace public peut être encore centrale pour la compréhension du lien social et de la politique.
Temps Noir consacre un long dossier aux romans qui se situent à la croisée des genres, mêlant la littérature policière à la science-fiction ou au fantastique. Egalement au sommaire : une nouvelle étude de Michel Chlastacz sur les collections policières sous l'Occupationâ ; un dossier sur le cinéma de Pierre Véry durant cette même périodeâ ; une correspondance inédite de l'un des grands maîtres du roman de suspense, Thomas Narcejac, avec Jean-François Coatmeurâ ; une étude sur les traces de l'Occupation dans le film de gangster de l'après-guerreâ ; un long entretien avec Patrick Raynal, romancier et directeur de la collection "âSérie Noireâ" , puis de "âFayard Noirâ" . A ce copieux sommaire, il faut ajouter la rubrique habituelle sur le cinéma policier.
Chardel Pierre-Antoine ; Reber Bernard ; Kemp Pete
Né à Tokyo en 1922, Tomonobu Imamichi est l'un des grands philosophes japonais contemporains. Spécialiste de philosophie antique et d'esthétique, il s'est engagé depuis plusieurs décennies dans l'élaboration d'un dialogue entre les traditions extrême-orientales et occidentales dont est née la notion d'éco-éthique. II s'agit par cette notion d'ouvrir la réflexion éthique et esthétique à la nouveauté technologique comme au risque environnemental. Plus profondément, l'éco-éthique dessine la possibilité d'une relation renouvelée des hommes à la planète, relation conçue comme le prolongement d'un juste rapport à autrui. Si des philosophes occidentaux contemporains tels que Paul Ricoeur, Raymond Klibanskv ou Mikel Dufrenne ont rencontré la pensée de Tomonobu Imamichi, celle-ci est encore très peu connue du grand public francophone. Le présent ouvrage entend, pour la première fois en langue française, mettre en lumière l'originalité de l'éco-éthique.
A l'heure où les sociétés contemporaines - si l'on en croit certains "grands récits" - sont censées évoluer vers un monde de plus en plus unifié, l'expansion massive des technologies de contrôle, sous leurs multiples aspects, tend à contrarier un tel schéma en rendant paradoxales les dynamiques que l'on prétend résumer sous le concept de mondialisation. Les dispositifs de contrôle, dont la diffusion devient quasiment l'expression d'une règle commune dans une époque où les régimes d'exception tendent à prévaloir, ne renvoient pas cependant à un immense pouvoir tutélaire qui agirait de manière parfaitement homogène sur la totalité du corps social.Ces dispositifs sont plutôt la manifestation d'un pouvoir diffus, dont l'hétérogénéité et la complexité nous imposent des modes spécifiques d'interprétation, justifiant de croiser les approches disciplinaires (philosophique, historique, politologique et littéraire). Il convient en effet d'examiner sous différents angles théoriques et pratiques des modes de contrôle protéiformes qui concernent autant les flux de population et de communication, que les affects et les imaginaires individuels et collectifs. Il s'agit d'interroger leur possible indissociabilité en analysant les différents mécanismes de pouvoir qui agissent sur les processus de subjectivation.Est-ce à dire toutefois que les médiations technologiques nous soumettent massivement à des logiques de "désubjectivation"? Ne sont-elles pas, au contraire, l'enjeu de "résistances", ou plus subtilement, de formes nouvelles de détournement et d'appropriation? Comment en définitive peut-on tenter d'évaluer, au-delà de tout déterminisme réducteur, le rapport entre la diffusion de technologies de contrôle et l'état de la démocratie dans nos sociétés dites "mondialisées"? C'est l'un des défis du présent ouvrage que d'explorer ces questions à travers l'analyse de divers enjeux politiques, éthiques et esthétiques.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.