Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Amours tropicales Tome 1 : Azizé
Charbonneau Louis ; Little Roger
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782343027715
Peu après le début de son séjour en Afrique équatoriale française, qui devait durer de 1888 à 1922, le commerçant et prospecteur minier Louis Charbonneau (1865-1951) fut envoyé par sa compagnie concessionnaire à l'intérieur de ce qui s'appelle maintenant la Guinée équatoriale. Trafiquant le caoutchouc et l'ivoire, pratiquant la chasse au gros gibier dans la forêt, il s'associe la jeune Azizé pour ses besoins de jeune homme, profitant ainsi de sa situation de maître. L'auteur reprend en 1926 les carnets de 1889-90 de son alter ego Iala N'Zavo pour faire revivre ses expériences exceptionnelles. Il ne s'interroge guère pourtant sur le système d'exploitation qui sous-tend ses activités commerciales et les privilèges de Blanc dont il jouit, malgré des intuitions parfois gênantes. Même s'il trouve sympathiques et fin les Balinguis parmi lesquels il travaille, ses réflexes sont bien ceux de son époque et nous permettent de mesurer l'évolution des mentalités.
Rédigé en 1960, ce petit texte visionnaire, d'une grande portée spirituelle et philosophique, parle davantage encore à l'homme de 2017 qu'à celui du milieu des " Trente Glorieuses ". Bernard Charbonneau y analyse l'importance du temps et du lieu sur la possibilité laissée à l'homme ? ou conquise par lui ? d'être libre ; l'ubiquité, l'accélération du temps, la contraction de l'espace, la démultiplication des sollicitations extérieures, la simultanéité, la perte dangereuse d'intérêt envers l'histoire et la géographie, la fuite hors de soi, sont autant de thèmes extrêmement contemporains abordés par ce livre inspiré au souffle fort dont la lecture redonne sa valeur au mot-clé des écrits et de la vie de Bernard Charbonneau : liberté.
Charbonneau Louis ; Little Roger ; Escholier Raymo
Grand Prix de la littérature coloniale en 1925, Mambu et son amour est une histoire vraie. Louis Charbonneau, commerçant et prospecteur minier, a tenu un journal intime pendant un séjour prolongé (1882-1922) dans l'Afrique de l'Ouest allant du Nigeria aux deux Congo. De ses carnets, il a tiré ce récit situé dans l'enclave argolaise du Cabinda où, ayant laissé son épouse en France, il raconte son "mariage à la mode du pays" avec Mambu, Fiote de son ethnie, qui révèle une sensibilité et une subtilité bien attachantes mais peu courantes dans la littérature coloniale malgré toutes les mousso et autres congaï qu'on y trouve. Cette réédition bénéficie d'informations recueuillies dans des lettres inédites de Charbonneau, dont elle fournit un échantillon de fac-similés.
Commerçant et prospecteur minier en Afrique équatoriale française entre 1888 et 1922, Louiss Charbonneau ne recueille pas des contes existants mais rédige des nouvelles à partir de son vécu. Certaines sont des esquisses préparatoires par son roman, Mambu et son amour (Grand prix de littérature coloniale, 1925), tellement intimes qu'il interdit leur publication avant sa mort, d'autres récrivent des fables de La Fontaine en fonction de la faune africaine, d'autres enfin reflètent sa vie aventureuse dans des régions largement inexplorées ente le Gabon, les deux Congo et l'Angola. Doué d'une grande capacité d'observation et de narration et d'un grand sent de l'humour et de l'ironie, il partage avec le lecteur, en une large gamme d'émotions devant la mort et l'amour, devant les cocasseries et les tracasseries de sa vie quotidienne tiraillée entre les puissances coloniales anglaise, belge, française et portugaise, son regard sympathique et pénétrant.
L'Orchidée noire, deuxième volet d'un diptyque, fait suite à Azizé. La compagne éponyme d'Azizé quitte l'alter ego de l'auteur Louis Charbonneau (1865-1951), commerçant et prospecteur minier en Afrique équatoriale française de 1888 à 1922, et lui procure une jeune remplaçante. Toujours à l'intérieur de ce qui s'appelle maintenant la Guinée équatoriale, c'est un Arnolphe récidiviste. Mais il joue aussi le rôle d'un Moïse, menant les Balinguis vers de nouvelles contrées sous la pression des M'Fans qui envahissent leur territoire. Ses talents de chasseur et ses contactes avec le monde des Blancs s'avèrent utiles dans cette tâche. Quant au repos du chasseur, il est fourni dans les bras d'abord de N'Dya, puis de Diouna. Pionnier dans la forêt où il profite du prestige du Blanc, il n'est pourtant qu'un pion pour les maîtres de la compagnie pour laquelle il travaille. Aussi fait-il le paon en Afrique, fier de ses exploits, et aimant vraiment les contrées qu'il arpente et les gens qu'il fréquente, traduisant la vie de tous les jours en un roman plein de rebondissements et révélateur d'une mentalité largement partagée dans son temps .
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.