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Les silences de l'histoire. Les Mémoires français du XVIIe siècle
Charbonneau Frédéric
HERMANN
38,15 €
Épuisé
EAN :9782705691806
On peut dire que le principal propos des Mémoires d'Ancien Régime consiste à dénoncer les Silences de l'Histoire, à en dévoiler les détails scabreux, les revers obscurs, les rouages que dissimulent le pouvoir et ses chantres. Le mémorialiste veut par là se défendre contre l'oubli ou contre l'infamie dont le menacent les versions de l'Histoire qui ont publiquement cours. Le secret, ou sa révélation, est ainsi la raison de l'écriture, son primum mobile ; il parcourt comme un fil de trame ces oeuvres indiscrètes par excellence, depuis les retraites où elles s'écrivent jusqu'aux circuits clandestins de leur diffusion, du témoignage brutal des grands seigneurs aux délations cursives des courtisans. Mais le secret est aussi motif : constamment différé, il irrite la curiosité du lecteur, se faisant stratégie d'écriture, artifice rhétorique et forme vide. Enfin, il est un secret de troisième niveau, ineffable, infiniment antérieur à toute motivation tactique, interrogation fondamentale du mémorialiste sur sa propre histoire en ce qu'elle lui résiste, noyau incompréhensible et dur. L'intrigue et le présage en sont les deux formes écrites : principes organisateurs de la vie et du texte, ils instruisent le déchiffrement des mystères profanes ou sacrés qui ordonnent le déroulement de l'Histoire et permettent au mémorialiste, comme au lecteur moderne, d'en approcher le sens caché.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Claude-Jean Allègre, né le 31 mars 1937 à Paris, est un géochimiste et un homme politique français. Ses travaux scientifiques et sa carrière de chercheur ont notamment été récompensés par le prix Crafoord en 1986 et la médaille d'or du CNRS en 1994. Il est membre de l'Académie des sciences française. Il a été ministre de l'Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie dans le gouvernement Lionel Jospin de 1997 à 2000. En parallèle de sa carrière scientifique, Claude Allègre a publié de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique et pris des positions publiques sur les thèmes de l'université française et de la recherche. Connu pour son franc-parler, il a suscité des controverses, en particulier par ses prises de position sur l'origine et l'évolution du réchauffement climatique.
Faut-il considérer que le rationnel est du côté de la science, et l'irrationnel du côté de la religion ? Et que la première a détrôné la seconde ? Rien n'est moins sûr : elles n'ont pas les mêmes objets. On emploie le mot " science " comme s'il avait eu le même sens de toute éternité, comme s'il signifiait la même chose pour Aristote, Copernic, Galilée ou Stephen Hawking. Or ce mot ne désigne pas la même réalité pour les Anciens, les Médiévaux et nos contemporains. La science se construit historiquement, dans le temps et avec son époque. Tout comme la religion, la science est une forme de pensée qui détient une vérité, certes, mais une vérité qui n'est pas intangible. Par ailleurs, la " science ", dans sa genèse, a été profondément influencée par une certaine théologie, laquelle s'est elle aussi présentée comme une démarche rationnelle, en interaction permanente avec son environnement intellectuel. D'une époque à l'autre, c'est à une étude des croisements et des enjeux entre science et théologie que cet ouvrage nous invite.
La science moderne a dû se libérer de l?héritage antique pour prendre son essor. Les mathématiques s?occupent d?entités abstraites, sans rapport avec le monde qui nous entoure, alors que la physique manipule des objets réels. En cette époque de boom technologique, la science bat le haut du pavé et le niveau de culture générale scientifique n?a jamais été aussi élevé.Autant d?idées reçues que le mathématicien et historien des sciences Lucio Russo dément avec brio dans cet essai court et incisif.Textes à l?appui, l?auteur montre combien la dette des sciences modernes à l?égard de l?Antiquité est importante. Il rappelle le rôle essentiel des phénomènes observables dans la genèse des théories scientifiques, aspect dangereusement occulté par les processus d?abstraction complexes des sciences modernes et par l?évolution des programmes scolaires.Il souligne que la science même la plus contemporaine implique une méthode qui, en l?occurrence, est directement héritée des travaux d?Euclide et de ses successeurs hellénistiques.Synthèse des recherches de toute une vie, Notre culture scientifique convoque les différents domaines de la connaissance (cosmologie, chimie, mathématiques, théorie des marées?) et nous invite à comprendre notre passé scientifique en profondeur, seul moyen de s?en affranchir pour bâtir notre futur.Table des matières : Note sur la présente éditionAvant-proposPREMIÈRE PARTIE. La pensée grecque à l?origine de la science moderne1. Le cas de l?astronomie2. L?idée de gravitation3. La théorie des marées4. Atomisme antique et moderne5. Le concept de molécule6. La durable influence d?une ?uvre hellénistique7. Philosophie antique et science moderne8. Une synthèseDEUXIÈME PARTIE. Le XXe siècle et aujourd?hui9. La culture scientifique10. L?histoire de quelques termes scientifiques11. Euclide retrouvé et abandonné12. Physique et science exacteÉpilogueBibliographieIndex des nomsNotes Biographiques : Lucio Russo, professeur de mathématiques à l?université de Rome Tor Vergata, est spécialiste de mécanique statistique, de probabilité et d?histoire des sciences. Il a notamment publié La Rivoluzione dimenticata (1996) et Flussi e riflussi. Indagine sull?origine di una teoria scientifica (2003). Notre culture scientifique est son premier livre traduit en français. Antoine Houlou-Garcia est membre associé de l?Institut des Sciences et Techniques de l?Antiquité et enseigne à la Fondazione Demarchi à Trente (Italie). Il réalise les vidéos Arithm?Antique pour le site La vie des Classiques et a publié plusieurs ouvrages sur les mathématiques.