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La voix cachée du tiers. Des non-dits du discours
Charaudeau Patrick ; Montes Rosa
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782747573955
Pendant longtemps, le langage a été considéré comme ce qui liait l'homme au monde. Plus tard, est née l'idée que c'est l'homme qui construit la vision du monde à l'aide du langage, et que c'est en interaction avec l'autre qu'il procède à cette co-construction. Le schéma sur lequel reposait la communication humaine restait cependant essentiellement duel. Certes, les travaux des consersationalistes du langage, ont bien repéré les possibilités d'indirection de l'acte de langage qui met en scène un troisième partenaire, souvent non désigné. Certes, des études ont porté sur les situations trilogiques de la conversation. Mais rarement a été proposé de considérer que toute la communication sociale se fondait sur un rapport triadique. Comment deux individus pourraient-ils échanger, comment pourraient-ils se comprendre si n'existait la médiation de représentations communes ? Quelle est cette médiation sinon une " instance-tiers " ? Comment un individu ou un groupe pourrait-il se différencier d'un autre et se construire ainsi une " conscience de soi ". si ce n'est dans un modèle identitaire ternaire ? La réflexion commune qu'ont élaborée des chercheurs français et mexicains met en évidence qu'existent divers lieux de problématisation du tiers du discours. Aussi, trouvera-t-on dans cet ouvrage des contributions plurielles, les unes centrées sur les dispositifs communicatifs, les autres sur les stratégies discursives.
Le discours d'information est la base de la démocratie. Il permet que s'établisse dans les sociétés le lien social sans lequel il n'y aurait point de sentiment d'appartenance identitaire. Les médias sont partie prenante de cette pratique sociale, mais de façon organisée, s'instituant en entreprise à fabriquer de l'information à travers ce que l'on peut appeler une "machine médiatique". C'est la description de cette machine médiatique qui fait l'objet de ce livre: quelles sont ses contraintes, quels sont les genres qu'elle utilise, quelles sont les stratégies qu'elle permet de mettre en oeuvre, quelles sont ses dérives. Etant donné la place centrale que cette machine occupe dans le fonctionnement d'une société, elle ne peut échapper à une interrogation sur ce que doit être son éthique. Aussi, sans vouloir clouer au pilori les instances responsables des organes d'information, cet ouvrage met-il en lumière les contradictions de certaines pratiques médiatiques et les manquements aux règles souhaitables d'une information qui permette aux citoyens de "bien vivre ensemble".
Ce volume est consacré à l'utilisation des médias dans l'enseignement. Il est le bilan d'une réflexion menée à l'initiative du groupe "Médias" qui travaille au sein de l'AUPELF dans la perspective de l'enseignement du Français Langue Etrangère. Quels présupposés théoriques se cachent derrière les pratiques de classe ? En quoi la connaissance des techniques et des conditions de production peut-elle modifier les conduites pédagogiques ? Comment l'analyse des documents et l'enseignement du FLE appuyé sur les médias peuvent-ils s'enrichir d'une approche interculturelle ? C'est à de telles questions que ce volume tente de donner des éléments de réponse.
Les "débats culturels" à la télévision, leur enjeu social et médiatique à travers une mise en scène de la parole, de l'image et du geste, voilà l'objet de ce livre. Ces types de débats, dont l'émission Apostrophes a été le pivot, sont soumis à une radioscopie scientifique interdisciplinaire. En effet, d'une part ils ont été analysés de différents points de vue sémiologiques (verbal, visuel et gestuel), d'autre part une étude psychosociologique en Réception a tenté de mettre en évidence l'écart entre "effets possibles" visés par la mise en scène des débats, et "effets produits" chez des groupes de téléspectateurs. Cet ouvrage s'adresse aussi bien aux professionnels des médias qui s'intéressent à des études autres que celles des sondages et audimats, qu'aux chercheurs spécialisés en études sur le discours, et particulièrement dans le domaine des interactions verbales, car on y voit comment sont rendus opérationnels certains concepts théoriques, lorsqu'ils sont appliqués à un objet complet.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.