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Le système religieux de la Géorgie païnne - tome 2. 02
Charachidzé Georges
LA DECOUVERTE
21,50 €
Épuisé
EAN :9782707134486
Cette monographie du paganisme géorgien est un modèle de l'analyse structurale. Placée sous le triple patronage théorique d'Emile Benveniste, de Claude Lévi-Strauss et de Georges Dumézil, cette analyse rigoureuse dévoile peu à peu la trame d'une civilisation pure de toute influence occidentale. " Le présent livre se propose de décrire et d'analyser les cultes païens que pratiquaient encore au début de ce siècle les montagnards de la Géorgie orientale. L'entreprise est conçue comme une introduction à la connaissance de l'archaïque culture géorgienne, ce dernier terme devant être compris dans sa plus large acception : l'ensemble des "inventions" au moyen desquelles un groupe humain déterminé exprime les qualités définissant son génie spécifique. " Cette monographie du paganisme géorgien " tel qu'il se présentait au début de ce siècle, à la veille de sa mort ", est un modèle de l'analyse structurale. Placée sous le triple patronage théorique d'Emile Benveniste, de Claude Lévi-Strauss et de Georges Dumézil, cette analyse rigoureuse dévoile peu à peu la trame d'une civilisation pure de toute influence occidentale. Economie insolite, où les ors acquis par le travail et le pillage s'entassent dans des caches aussitôt oubliées, société prisonnière de sa propre perfection, où le jeu des règles voue les clans à n'échanger que des morts ou des femmes, où la passion se révèle indiscernable de la coutume, c'est une philosophie radicalement différente qui nous est décrite dans cet ouvrage magistral qui illustre la puissance interprétative du structuralisme.
Extrait Extrait de l'introduction D. Charabidze, Unité de Taphonomie Médico-Légale, Université Lille 2, France M. Gosselin, Laboratoire de Zoologie, Université de Mons, Belgique L'étude des insectes nécrophages (présents sur les cadavres) présente un double intérêt. D'un point de vue fondamental, il s'agit d'espèces communes mais relativement peu étudiées, leur mode de vie ayant réussi à dissuader la majorité des entomologistes. Un important travail d'observation et d'expérimentation est donc nécessaire afin d'améliorer les connaissances quant à la biologie et au comportement de ces espèces. D'un point de vue appliqué, ces insectes sont non seulement utiles à la datation du décès, mais permettent également des dosages toxicologiques post mortem (entomotoxicologie) ou la description d'anciennes pratiques funéraires (archéoentomologie). De plus, plusieurs espèces présentent des risques sanitaires, et peuvent notamment causer des myiases, c'est à dire se développer comme parasites sur des hôtes encore vivants. Ces différents éléments de connaissance ou de technique sont repris abordés au fil des chapitres de cet ouvrage. 1. Le cadavre : un écosystème éphémère Un cadavre constitue une ressource énergétique importante : de nombreux insectes nécrophages vont donc l'exploiter et y proliférer très rapidement. Il s'agit cependant d'un écosystème bien particulier, caractérise notamment par sa courte durée d'existence. Les insectes qui exploitent cette ressource ponctuelle et éphémère présentent donc des adaptations particulières. Les adultes ne sont pas inféodés à un milieu et peuvent se déplacer facilement. Il s'agit de plus d'espèces communes et ayant une large répartition géographique. Ils présentent un système olfactif très développé qui leur permet de détecter la présence d'un corps à grande distance. Ces aptitudes permettent ainsi aux insectes nécrophages de localiser, d'atteindre puis de coloniser rapidement les cadavres. Comparativement aux autres espèces d'insectes, leurs larves se développent très rapidement : cette adaptation physiologique limite leur temps de résidence sur le cadavre, et donc leur dépendance à cette ressource. Les insectes nécrophages les plus fréquents sont des diptères ou des coléoptères mais on peut aussi distinguer d'autres ordres d'insectes minoritaires. Chez les lépidoptères (papillons), les mites exploitent principalement les restes secs (peau, poils, etc.). Certains hyménoptères sont également associés aux cadavres : on observe ainsi occasionnellement la présence de guêpes ou de fourmis. Ces espèces ne sont le plus souvent pas nécrophages, mais exploitent cet écosystème pour chasser les larves qui s'y trouvent. Plusieurs dizaines d'espèces de coléoptères (scarabées) nécrophages ont été recensées sur des carcasses d'animaux ou des cadavres humains. Certaines sont de véritables nécrophages, tandis que d'autres exploitent également la présence de nombreuses proies. Leurs préférences écologiques sont très diversifiées : les Histeridae et les Silphidae regroupent des espèces nécrophages ou prédatrices qui interviennent généralement durant la période de décomposition active, tandis que les Dermestidae colonisent les corps plus tardivement, lorsque les tissus sont momifiés. (...)
Cette monographie du paganisme géorgien est un modèle de l'analyse structurale. Placée sous le triple patronage théorique d'Emile Benveniste, de Claude Lévi-Strauss et de Georges Dumézil, cette analyse rigoureuse dévoile peu à peu la trame d'une civilisation pure de toute influence occidentale. " Le présent livre se propose de décrire et d'analyser les cultes païens que pratiquaient encore au début de ce siècle les montagnards de la Géorgie orientale. L'entreprise est conçue comme une introduction à la connaissance de l'archaïque culture géorgienne, ce dernier terme devant être compris dans sa plus large acception : l'ensemble des "inventions" au moyen desquelles un groupe humain déterminé exprime les qualités définissant son génie spécifique. " Cette monographie du paganisme géorgien " tel qu'il se présentait au début de ce siècle, à la veille de sa mort ", est un modèle de l'analyse structurale. Placée sous le triple patronage théorique d'Emile Benveniste, de Claude Lévi-Strauss et de Georges Dumézil, cette analyse rigoureuse dévoile peu à peu la trame d'une civilisation pure de toute influence occidentale. Economie insolite, où les ors acquis par le travail et le pillage s'entassent dans des caches aussitôt oubliées, société prisonnière de sa propre perfection, où le jeu des règles voue les clans à n'échanger que des morts ou des femmes, où la passion se révèle indiscernable de la coutume, c'est une philosophie radicalement différente qui nous est décrite dans cet ouvrage magistral qui illustre la puissance interprétative du structuralisme.
Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride, D'où sortaient de noirs bataillons De larves, qui coulaient comme un épais liquide Le long de ces vivants haillons." Baudelaire, extrait de Une charogne.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.