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Le système religieux de la Géorgie païenne. Analyse structurale d'une civilisation
Charachidzé Georges
LA DECOUVERTE
39,50 €
Épuisé
EAN :9782707134363
Cette monographie du paganisme géorgien est un modèle de l'analyse structurale. Placée sous le triple patronage théorique d'Emile Benveniste, de Claude Lévi-Strauss et de Georges Dumézil, cette analyse rigoureuse dévoile peu à peu la trame d'une civilisation pure de toute influence occidentale. " Le présent livre se propose de décrire et d'analyser les cultes païens que pratiquaient encore au début de ce siècle les montagnards de la Géorgie orientale. L'entreprise est conçue comme une introduction à la connaissance de l'archaïque culture géorgienne, ce dernier terme devant être compris dans sa plus large acception : l'ensemble des "inventions" au moyen desquelles un groupe humain déterminé exprime les qualités définissant son génie spécifique. " Cette monographie du paganisme géorgien " tel qu'il se présentait au début de ce siècle, à la veille de sa mort ", est un modèle de l'analyse structurale. Placée sous le triple patronage théorique d'Emile Benveniste, de Claude Lévi-Strauss et de Georges Dumézil, cette analyse rigoureuse dévoile peu à peu la trame d'une civilisation pure de toute influence occidentale. Economie insolite, où les ors acquis par le travail et le pillage s'entassent dans des caches aussitôt oubliées, société prisonnière de sa propre perfection, où le jeu des règles voue les clans à n'échanger que des morts ou des femmes, où la passion se révèle indiscernable de la coutume, c'est une philosophie radicalement différente qui nous est décrite dans cet ouvrage magistral qui illustre la puissance interprétative du structuralisme.
Georges Charachidzé poursuit ici un dialogue entrepris il y a plus de trente ans avec Georges Dumézil et son oeuvre. Spécialiste du Caucase et comparatiste, l'auteur s'attaque à des problèmes que Dumézil qualifiait d'"étranges" et de "redoutables''. Le système trifonctionnel - la religion, la guerre, l'économie -, propre à l'univers indo-européen, peut-il être utilisé par des groupes étrangers aux langues indo-européennes ? Etendant son enquête au-delà des oeuvres littéraires étudiées par Dumézil, l'auteur analyse les religions du Caucase et fait cette découverte surprenante : pour comprendre et manier le dispositif mental des trois fonctions, il n'est nul besoin de l'avoir hérité de ses ancêtres. En effet, les indigènes caucasiens ont su préserver le système mieux que les Indo-européens auxquels ils l'avaient emprunté. Chemin faisant, on rencontre des figures singulières : Sainte-Marie, qui veille à la régulation des naissances ; Kviria, un dieu féministe au royaume de la misogynie ; l'étrange génie de la Petite-Vérole qui est, selon les cultes, mâle ou femelle, chrétien ou musulman. Enfin, dans ce livre qui renouvelle les études sur le Caucase, Georges Charachidzé ressuscite les Alains, ces bandes barbares qui terrorisèrent l'Empire romain et dont on croyait la religion perdue.
Extrait Extrait de l'introduction D. Charabidze, Unité de Taphonomie Médico-Légale, Université Lille 2, France M. Gosselin, Laboratoire de Zoologie, Université de Mons, Belgique L'étude des insectes nécrophages (présents sur les cadavres) présente un double intérêt. D'un point de vue fondamental, il s'agit d'espèces communes mais relativement peu étudiées, leur mode de vie ayant réussi à dissuader la majorité des entomologistes. Un important travail d'observation et d'expérimentation est donc nécessaire afin d'améliorer les connaissances quant à la biologie et au comportement de ces espèces. D'un point de vue appliqué, ces insectes sont non seulement utiles à la datation du décès, mais permettent également des dosages toxicologiques post mortem (entomotoxicologie) ou la description d'anciennes pratiques funéraires (archéoentomologie). De plus, plusieurs espèces présentent des risques sanitaires, et peuvent notamment causer des myiases, c'est à dire se développer comme parasites sur des hôtes encore vivants. Ces différents éléments de connaissance ou de technique sont repris abordés au fil des chapitres de cet ouvrage. 1. Le cadavre : un écosystème éphémère Un cadavre constitue une ressource énergétique importante : de nombreux insectes nécrophages vont donc l'exploiter et y proliférer très rapidement. Il s'agit cependant d'un écosystème bien particulier, caractérise notamment par sa courte durée d'existence. Les insectes qui exploitent cette ressource ponctuelle et éphémère présentent donc des adaptations particulières. Les adultes ne sont pas inféodés à un milieu et peuvent se déplacer facilement. Il s'agit de plus d'espèces communes et ayant une large répartition géographique. Ils présentent un système olfactif très développé qui leur permet de détecter la présence d'un corps à grande distance. Ces aptitudes permettent ainsi aux insectes nécrophages de localiser, d'atteindre puis de coloniser rapidement les cadavres. Comparativement aux autres espèces d'insectes, leurs larves se développent très rapidement : cette adaptation physiologique limite leur temps de résidence sur le cadavre, et donc leur dépendance à cette ressource. Les insectes nécrophages les plus fréquents sont des diptères ou des coléoptères mais on peut aussi distinguer d'autres ordres d'insectes minoritaires. Chez les lépidoptères (papillons), les mites exploitent principalement les restes secs (peau, poils, etc.). Certains hyménoptères sont également associés aux cadavres : on observe ainsi occasionnellement la présence de guêpes ou de fourmis. Ces espèces ne sont le plus souvent pas nécrophages, mais exploitent cet écosystème pour chasser les larves qui s'y trouvent. Plusieurs dizaines d'espèces de coléoptères (scarabées) nécrophages ont été recensées sur des carcasses d'animaux ou des cadavres humains. Certaines sont de véritables nécrophages, tandis que d'autres exploitent également la présence de nombreuses proies. Leurs préférences écologiques sont très diversifiées : les Histeridae et les Silphidae regroupent des espèces nécrophages ou prédatrices qui interviennent généralement durant la période de décomposition active, tandis que les Dermestidae colonisent les corps plus tardivement, lorsque les tissus sont momifiés. (...)
Imaginez une scène de crime où les indices les plus révélateurs ne sont ni les empreintes digitales, ni les témoins humains, mais des asticots drogués, des coléoptères nécrophages ou des moucherons spécialistes des cercueils ! Bienvenue dans le monde de l'entomologie médico-légale. De l'ancienne Chine, où un meurtre fut résolu grâce à des mouches attirées par l'arme du crime, jusqu'à des affaires criminelles récentes, Damien Charabidzé, expert en entomologie médico-légale, nous embarque à travers plus de 200 enquêtes réelles et 15 ans de recherches. Alliant humour et rigueur scientifique, il nous explique comment les insectes des cadavres sont utilisés en justice comme des preuves, et peuvent renverser un verdict. De la salle d'autopsie au tribunal, une plongée dans l'entomologie criminelle et le monde fascinant et peu connu du petit peuple des cadavres.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.