Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le droit du travail en sociologue
Chappe Vincent-Arnaud ; Tonneau Jean-Philippe
ECOLE DES MINES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782356718389
Que faire du droit quand on est sociologue du travail ? Quelle place lui laisser à côté des pratiques et normes informelles ? Longtemps négligé car considéré comme relevant des seuls juristes, les évolutions récentes du travail et des modes de régulation rendent plus que jamais l'étude sociologique du droit du travail indispensable. Que ce soit pour analyser ses évolutions, la façon dont il participe à la constitution des relations de travail, dont il est utilisé, critiqué, détourné ou évite , l'analyse sociologique du droit du travail permet d'appréhender plus globalement l'évolution du travail et de ses règles. A partir d'analyses générales et d'études de cas empiriques, ce livre collectif démontre l'acuité et la pertinence du regard sociologique pour expliquer l'évolution et les pratiques sociales du droit du travail. Il invite à dépasser l'opposition entre normes formelles et informelles pour comprendre comment le droit, tel que les travailleurs et employeurs se l'approprient, participe à l'ordre social. Au-delà de la seule sociologie, il offre un point de vue original et stimulant sur les bouleversements en cours des mondes du travail et la remise en cause de son droit.
Depuis vingt ans, le droit de la non-discrimination a été largement étoffé. La qualification de "discrimination" est aujourd'hui utilisée pour dénoncer de nombreuses inégalités de traitement. Mais qu'en est-il de ses usages réels ? Pourquoi et comment des individus décident-ils de dénoncer des discriminations devant les tribunaux ? Quelles difficultés rencontrent-ils ? Ce livre s'intéresse à l'appropriation de cette catégorie de discrimination dans les contentieux du travail. A partir d'une approche ethnographique auprès de plaignants et d'intermédiaires du droit (CGT et SOS Racisme), il retrace le parcours difficile des victimes devant les prud'hommes et les stratégies développées pour rendre ce droit plus efficace. Prenant appui sur les apports d'une sociologie pragmatique du droit, l'ouvrage montre comment les normes juridiques sont capables de rétablir ponctuellement la justice au travail. Faire du droit un véritable levier pour l'égalité dépendra de la capacité des organisations militantes à concilier la grammaire juridique avec le souci des victimes et un horizon transformateur des pratiques sociales.
De 1815 à 1848, la période du Vormärz se caractérise, dans le monde germanique, par une vie intellectuelle très intense. Fichte, Schelling, Hegel - visant le dépassement de Kant - permettent à l'Allemagne d'être en avance sur son temps - une avance théorique, mais qui tranche avec la réalité pratique. Il resterait à l'Allemagne à réaliser sa philosophie : cette perspective est notamment examinée ici au prisme des scissions de l'école hégélienne et à travers plusieurs figures significatives.
Chappé Raphaël ; Crétois Pierre ; Lazzeri Christia
Les philosophies et les sciences humaines sont des fabriques de l'homme, selon le double sens du génitif. Elles sont fabriquées par des hommes, mais elles fabriquent aussi l'homme, en tant qu'elles véhiculent une représentation de ce qui le constitue et (ou) du rapport qu'il entretient avec ce qui n'est pas lui (nature, société). La construction d'un discours impose en effet une grille de lecture, un découpage et une articulation du réel. Aussi, en dépit de l'effort que l'on rencontre parfois pour élaborer des discours sans présupposé ontologique sur la nature humaine, une prise de position au sujet de l'homme semble en fait inévitable. Prendre par exemple pour point de vue celui de l'individu ou, au contraire, celui du tout social n'est pas neutre mais il s'agit déjà d'une façon de régler le rapport de l'un à l'autre. Et partir d'un homme ramené au statut d'agent rationnel visant à maximiser son profit est un choix massif qu'il convient d'analyser. Mais, s'il y a toujours, en philosophie morale et politique, ou dans les sciences humaines, des présupposés anthropologiques, on ne trouve pas forcément dans, ou à l'arrière-plan de tout discours sur les hommes, l'admission d'une essence générique de l'homme; autrement dit, le présupposé peut être aussi de contestation. Quoi qu'il en soit, il faut mettre en évidence un personnage abstrait, parfois assumé, parfois caché et parfois contesté donc, mais toujours là à sa façon, à défaut d'être à chaque fois opératoire.
La question des statistiques de la discrimination fait régulièrement débat que ce soit pour des raisons scientifiques, éthiques ou politiques. Ces controverses récurrentes portent notamment sur la pertinence d'ajouter de nouvelles variables dans les grandes enquêtes des statistiques. Mais au regard de ces interrogations, l'analyse de la production et des usages concrets des mesures de la discrimination reste largement en retrait. Grâce aux apports de la sociologie de la quantification, ce numéro vise à faire un pas de côté par rapport aux problématiques habituelles, en observant et analysant différents usages concrets des statistiques au-delà de la seule connaissance scientifique.
Réseaux saturés en zone dense, dépendance à la voiture en zone rurale, impact environnemental local et global : tels sont les défis auxquels doit répondre la mobilité. Pour y parvenir, l'évolution de l'urbanisme et des infrastructures de transport est nécessaire, mais trop lente. En parallèle, des solutions numériques se développent de façon fulgurante et réinventent la manière de se déplacer. Ce foisonnement devient une source de complexité pour l'usager. Pour y remédier, une solution simple : combiner l'information et les titres de transport pour tous les modes utilisés sur le même trajet. On obtient alors de véritables couteaux suisses de la mobilité, appelés MaaS (Mobility as a Service). Face à l'inertie des acteurs traditionnels dans leur effort de modernisation, la tentation est grande de laisser de nouveaux arrivants faire mieux et plus vite. Le concept reste toutefois expérimental et pose encore autant de questions qu'il apporte de réponses. Cet ouvrage vise à aborder le MaaS comme révélateur des tensions au coeur des évolutions de la mobilité, au-delà des effets de mode tendant à en faire l'arbre qui cache la forêt.
Latortue Xavier ; Cluzel François ; Cointe Françoi
En France, le secteur du bâtiment représente 45% de la consommation totale d'énergie et près du quart des émissions totales de CO. Si les effets du changement climatique et leur incidence sur notre modèle de société ne sont plus à mettre en doute, force est de constater que la réponse du secteur n'est pas à la hauteur de l'enjeu. Ainsi, la multiplication des labels, certifications ou garanties témoignent d'un manque de concertation entre les acteurs. Cet ouvrage met en évidence l'urgence d'adopter une démarche collective, l'écoconception, en intégrant l'ensemble des solutions visant à maîtriser les impacts environnementaux des bâtiments. En analysant les pratiques de l'industrie, les verrous sectoriels et le positionnement de la recherche autour de l'écoconception des bâtiments en France, nous présentons les problématiques scientifiques émergentes qu'il est urgent de traiter. Au terme d'une étude bibliographique, d'une analyse sectorielle et d'ateliers thématiques impliquant près d'une quinzaine de professionnels du secteur, nous regroupons ces problématiques autour de trois grandes thématiques : l'évaluation de la valeur fournie, le changement d'échelle et l'implication des occupants. Fruit d'un projet de recherche collaborative entre CentraleSupélec, Vinci Construction, l'ADEME et le réseau EcoSD, ce livre doit faire émerger des collaborations de recherche et constituer un outil de réflexion pour les décideurs. Face à l'urgence environnementale, et le poids du secteur, posons les fondations de pratiques réellement durables pour les acteurs du Bâtiment.
Weil Thierry ; Dubey Anne-Sophie ; Senard Jean-Dom
L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes d'organisation. Il existe cependant des manières très diverses de rompre avec les organisations hiérarchiques traditionnelles. Certaines peuvent susciter l'enthousiasme et conduire les salariés à se dépasser, individuellement et collectivement. D'autres peuvent être anxiogènes, lorsque les objectifs sont contradictoires ou lorsque l'individu se trouve investi d'une responsabilité sans avoir les ressources nécessaires pour y faire face. D'autres, enfin, peuvent même être hypocrites ou oppressantes. La littérature la plus visible sur ces nouvelles formes d'organisation accorde une attention très limitée au "comment faire ? " : comment développer et pérenniser l'autonomie ? Quelles sont les étapes et l'instrumentation utilisée ? Quelles sont les difficultés rencontrées et comment les surmonter ? Cet ouvrage repose sur une enquête approfondie dans une dizaine d'organisations très diverses par leur taille et leur nature. Il analyse la multiplicité des pratiques, et identifie des points de vigilance pour les dirigeants qui souhaitent lancer une démarche d'autonomisation de leurs collaborateurs.
La parution en 2001 du " Manifeste Agile " a consacré le déploiement des méthodes " agiles " dans le monde informatique. Mais exigeantes dans leur mise en oeuvre, ces méthodes recouvrent souvent dans les faits un ensemble de pratiques assez éloignées de leurs bases théoriques. Cet ouvrage est donc l'occasion de repréciser les fondements théoriques des méthodes agiles et de rendre compte des retours d'expérience en entreprise. II s'adresse à un public large. Les chercheurs y trouveront une revue de la littérature rassemblant les principaux travaux de recherche relatifs à ces méthodes. Les praticiens débutants y verront une présentation didactique des fondements de plusieurs méthodes agiles : Scrum, Extreme Programming et Développement Lean. Les praticiens confirmés pourront bénéficier de retours d'expériences inédits sur la mise en oeuvre des méthodes agiles dans des contextes d'entreprise spécifiques.