Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Main courante
Chapelan Maurice
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246808008
Courtois, ou contraint de l'être, et enclin à quelques sévérité envers soi, il est impossible de publier tel quel tout ce qu'on a pu recueillir au jour le jour, dans de petits carnets toujours dans la poche, où ont fini par s'entasser, après plusieurs lustres, propos, anecdotes, indiscrétions, choses vues, souvenirs, aveux, aphorismes ou notations qui, pour devenir aphorismes, n'attendaient qu'un peu plus de rigueur dans le style. Il s'agit de trier, de faire un choix et parfois de polir. C'est ainsi qu'en ordonnant tant bien que mal ce que la nature des choses avait fait naître dans le désordre, avec le souci d'éliminer à la fois l'inopportun et l'indésirable, j'ai vu le présent ouvrage s'organiser librement autour d'un petit nombre de thèmes. Donc, tout ici n'est pas dit, ni ne pouvait l'être, mais ce qu'on a consenti de livrer, du moins ne porte-t-il pas de masque (si ce n'est quelque initiale ou un pronom personnel ne renvoyant à personne) : je veux bien que ce soit le comble du déguisement. Si j'ose enfin faire paraître ces pages, c'est qu'à défaut d'une oeuvre qui justifiât l'intérêt de seconde main qu'on y pourrait prendre, je les tiens pour la première manifestation de cette oeuvre même, sachant que je n'écrirai rien qui le soit sous une autre forme, par la raison que des notes au gré de ma fantaisie sont la façon de m'exprimer la plus naturelle et qu'il n'y a d'autre devoir, ou mieux d'autre bonheur pour un écrivain, que faire simplement ce pour quoi il se sent fait. Peu de lecteurs s'affectionnent à cette sorte d'ouvrage : j'appartiens à ces lecteurs-là. Rêverais-je meilleurs ? M. C.
L'auteur durant les années folles (1930-1936). La dèche à Montparnasse, les combines, les aubaines, les frasques. Intermède militaire en Corse, héroï-comique et libertin. Des personnages de tous les milieux croqués avec esprit. L'amour et les aventures galantes mêlés aux amitiés et aux premiers essais littéraires. Enfin, le portrait, cruellement indiscret mais fraternel, de Bernard Grasset, dont Maurice Chapelan fut le secrétaire. Tous les apprentissages parfois risqués de l'homme et de l'écrivain d'où sortiront le moraliste désinvolte de {Main courante}, d'{Amoralités familières, d'Amours, amour}, et, en 1972, le conteur tendrement cynique de {Mémoires d'un voyou}. Son jaillissement, d'une liberté surprenante, permet au lecteur de voir le livre se faire : le présent y recoupe sans cesse le passé, et les réflexions du narrateur, cocasses ou profondes, le récit toujours si vif de ses souvenirs. Partout à son habitude, d'une sincérité absolue. "Se peindre petitesse nature, si besoin est, écrit-il, me paraît être l'une des formes recommandables de la grandeur".
Résumé : La collection plébiscitée par les enseignants entièrement repensée pour vous aider à mettre en oeuvre le nouveau programme.Mise en activité de l'élève dans des contextes de la vie quotidienne et de la vie professionnelle : des situations professionnelles propres à chaque filière ; du vocabulaire professionnel et quotidien dans un livret détachable et disponible en fichier audio (fichiers MP3 enregistrés par des comédiens hispanophones). Une pédagogie différenciée et collaborative : des tâches finales et des activités de groupe pour favoriser le travail collaboratif ; une évaluation diagnostique : par Unidad, une page " Balance " pour que l'élève s'auto-évalue et suive sa progression. A utiliser avant de commencer l'unité ou en remédiation. La prise en compte des 5 activités langagières : une offre connectée pour varier les approches et augmenter le temps d'exposition à la langue : des vidéos, de l'audio, des exercices interactifs variés de niveau différent " Pour commencer " (niveau 1) et " Pour aller plus loin " (niveau 2). Un Kit Bac complet : une préparation à toutes les épreuves en fin d'unité avec les pages " Para preparar el CCF ".
Maurice Chapelan noircit depuis toujours des carnets auxquels il emprunte la substance de ses ouvrages. Après Main Courante, Lire et écrire et Amoralités familières, il nous donne aujourd'hui un recueil d'un registre plus ample, où, à côté de réflexions moralistes un peu amères, et de celles que lui ont inspiré ses expériences d'écrivain, d'éditeur et de journaliste, il nous fait des confidences plus intimes sur sa vie de banlieusard, ami des bêtes et des plantes, et son bilan de sexagénaire, moins désabusé qu'on pourrait croire, les femmes ayant toujours tenu dans sa vie - et maintenant surtout l'une - une place privilégiée. Quelques poèmes, dont l'inspiration étonnera peut-être, terminent Amours, Amour, un livre à la fois très proche et très différent des trois qui l'ont précédé.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.