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Laisse parler les femmes, fais parler les hommes
Chanu Pauline ; Beccarelli Marine ; Capuano Léa ;
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246833222
Automne 2017. La vague #metoo déferle dans les médias, c'est une révolution. Mais loin des projecteurs, qu'en pensent les femmes aux vies supposées ordinaires, qui n'ont jamais voix au chapitre ? Pourquoi certaines s'en méfient-elles, ou bien continuent de se taire ? Et qu'en est-il de leurs maris, pères et frères ? Pour le savoir, Marine Beccarelli, Léa Capuano, Pauline Chanu et Maïwenn Guiziou leur ont donné la parole dans le cadre d'un projet radiophonique qui se prolonge ici sous la forme d'un livre. Dans un bar à Montélimar, un salon de coiffure en Côte d'Or, une plage dans le Var, un service de maternité dans les Hauts-de-Seine, une place de marché dans le Pas-de-Calais, un foyer pour personnes âgées en banlieue de Rennes, un square parisien et un collège en Haute-Savoie, elles ont croisé les quotidiens des femmes - leurs difficultés, les injonctions intégrées, au-delà des conflits de classes, des fractures territoriales et générationnelles. Si les inégalités ne sont pas partout les mêmes, qu'ont-elles en commun ? Puis elles sont allées voir de l'autre côté, et ont entendu les silences, les rires gênés, les pleurs, les propos déplacés d'hommes bravaches ou timides, les gagnants de la masculinité, et les oubliés. D'Epinal à la Défense, retraité, cadre ou infirmier : que disent les hommes quand ils parlent de doutes et de douleurs ? Comment se débrouillent-ils dans un monde en recomposition ? Réinterrogent-ils leur place ? Mêlant leurs mots à ceux des quelques trois cents femmes et hommes auxquels elles ont tendu leur micro, nos quatre autrices offrent un témoignage rare : le portrait pluriel et intime de la société française des années 2020.
Chanu Pierre-Yves ; François Philippe ; Reimat Ann
Les réformes des retraites se succèdent et s’accompagnent toujours de leurs lots de discours cacophoniques. Pour certains, les caisses de l’État sont vides et il est temps de laisser à chacun le soin de gérer sa propre retraite. Pour d’autres, le problème ne tient pas au manque de ressources, mais à l’instabilité causée par les bouleversements successifs de notre modèle social. Nos retraites ne sont pas un sujet anecdotique et, pour en cerner les principaux tenants et aboutissants, chacun d’entre nous doit pouvoir disposer de repères clairs et synthétiques. À travers la confrontation de deux visions antagonistes – celle de la CGT et celle de la Fondation iFRAP –, ce livre dresse un panorama original de la question, sans tabou et sans dissimulation. À vous, ensuite, de vous forger votre propre opinion.
Résumé : Ce livre a une ambition : faire aimer la peinture. Pour ce faire, il souhaite aider à observer, à identifier, à comparer, à interpréter, décrire et raconter... Il est fondé sur une conviction, celle de la nécessité d'une approche directe, physique et sensible des oeuvres. Celle-ci n'est possible qu'à travers la visite au musée ou la découverte in situ du lieu, du monument, de la galerie, dans lequel les tableaux sont conservés et présentés. Mais il s'agit aussi de replacer l'oeuvre dans un contexte stylistique et historique permettant d'évaluer sa place dans l'histoire des arts. Cet ouvrage se veut donc une petite boite à outils, un nécessaire de voyage. Il propose d'entamer, à partir d'exemples choisis principalement dans la peinture ancienne, l'exploration de cet univers infini de formes et de couleurs, dans toute la richesse de son histoire. Patrick Le Chenu
Résumé : Jack Yu est muté à Chinatown, quartier où il a grandi. Dans un secteur à 99% chinois, 99% des flics sont blancs. Jack Yu est donc le "chinois de service", le seul capable de comprendre les mentalités des habitants, dans un secteur où, par principe, on n'aime pas les flics. Lorsqu'une fillette de dix ans est violée dans une cage d'escalier, on préfère faire appel à la communauté, pas aux diables blancs. Oncle Quatre, figure de la communauté chinoise et patron des Hip Chings, un gang d'origine hong-kongaise, est descendu froidement. Traditions, misère, justice parallèle, guerre des gangs, jeux d'argent ... une immersion au coeur de Chinatown.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...