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Actions et diplomaties culturelles dans le Nord de l'Afrique et au Moyen Orient. XIXe-XXIe siècle
Chantre Luc ; Mazari Kahina ; Messaoudi Alain
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753598621
Quels sont les usages politiques et diplomatiques des productions et des pratiques culturelles au sein du vaste territoire et de l'époque allant de l'Egypte de Méhémet Ali au Maroc contemporain ? Fondées sur des exemples précis qui touchent à différents domaines (beaux arts, musique, cinéma, cursus scolaires, pratiques archéologiques...) et à différents espaces (Turquie, Emirats arabes unis, Palestine, Algérie, Tunisie), l'ouvrage éclaire les réalités et les enjeux d'actions culturelles nationales (avec une attention particulière sur la France) et internationales (Ligue arabe) généralement présentées aujourd'hui comme des formes de soft power. Au-delà des effets d'affiche parfois trompeurs, il s'agit, avec le recul du temps et une certaine distance d'observation, de rendre compte des diplomaties dites culturelles ou d'influence prises entre des logiques structurelles et la capacité effective de mise en mouvement des acteurs. Avec le soutien deNantes Université
Pendant toute la période coloniale, la France s'est fortement impliquée dans l'organisation des déplacements et du séjour des pèlerins musulmans de son empire à La Mecque. Les différentes dimensions du hajj - politiques, religieuses, diplomatiques, sanitaires ou encore anthropologiques - y sont abordées selon une double entrée, chronologique et thématique, à travers toute une série de documents inédits. Les récits de voyage côtoient les rapports sanitaires, et les témoignages de pèlerins font écho aux dépêches diplomatiques et autres reportages inédits.
LE ROMAN : Pour les 70 ans de l'Armistice de 1918, un homme de 83ans apporte un témoignage aux élèves d'une classe qui prépare un projet sur l'époque de la Grande Guerre. Il répond aux questions des jeunes et raconte son enfance en Allemagne auprès de Rosa Luxemburg, et l'existence de celle-ci, à partir des documents qu'il a continué à rassembler jusqu'à ce jour. Dès le lycée Rosa Luxemburg se fait remarquer par son esprit contestataire et son refus des injustices. Devenue adulte elle n'aura de cesse de participer à tous les mouvements d'émancipation en Pologne, son pays de naissance, et en Allemagne, son pays d'adoption : luttes politiques et syndicales, grèves de masse, soulèvements insurrectionnels... Puis, internationaliste convaincue, elle essaie de s'opposer au déclenchement de la Première Guerre mondiale et de voir l'Europe plonger dans la guerre. Celle-ci une fois déclarée, elle est parmi les rares à ne pas trahir ses convictions : elle refuse donc des soutenir les armées de son pays, l'Allemagne, tout comme elle tente de convaincre ses camarades français de refuser de soutenir l'armée française. Cette intransigeance lui vaut d'être jetée en prison. Mais le livre de Lucile Chastre nous permet aussi de découvrir que derrière la militante et la théoricienne, se tenait une humaniste, une femme soucieuse de liberté, amoureuse des jeunes, défendant la nature, collectionnant les herbes et les pierres, s'émouvant même du chant des oiseaux présents dans la cour de sa prison... Après l'armistice de 1918, sortie de prison, cette femme d'exception continua à déranger le pouvoir en place. On la fit assassiner.
Résumé : De 1807 à 1843, les habitants d'une ville du Wurtemberg ont vu un promeneur solitaire quitter et retrouver la maison d'un charpentier bâtie sur le rempart. Ils se sont habitués à cette figure qui murmurait tout en marchant des bribes de français ou des vers grecs. Il s'appelait Friedrich Hölderlin. Auteur d'un roman célèbre, Hypérion ou l'ermite de Grèce, il avait été l'ami de Schelling et de Hegel. Après une grande histoire d'amour, il était parti en France et avait vécu là-bas un bouleversement, dont ses poèmes gardent la trace. Mais ses traductions de Sophocle, publiées au retour, avaient fait rire aux larmes Goethe et Schiller : la légende du poète fou venait de commencer. Et si la légende mentait ? Si le poète avait voulu dire autre chose en écoutant le reste de sa vie sonner les heures au clocher de Tübingen ? Dernier feu de la tradition mystique qui éclaira la nuit européenne et premier artiste dégénéré, d'Allemagne, Hölderlin ne pouvait pas être entendu. Il le peut maintenant que les glaciers fondent et que les villes s'embrasent. Nous devons le relire, entendre la leçon de sa ténacité.
En 1905, l'administrateur colonial Paul Gillotte est chargé par le gouverneur général de l'Algérie d'accompagner des pèlerins algériens jusqu'à Djeddah, le port de La Mecque. Dans le rapport qu'il rédige à cette occasion, l'administrateur consigne soigneusement tous les événements intervenus à bord, à l'aller comme au retour. Mais, bien plus qu'un simple journal, Gillotte nous a laissé un véritable reportage sur l'organisation du pèlerinage à La Mecque à l'époque ottomane. Il consulte la presse, les archives du consulat de France, interroge des témoins, rencontre des personnalités locales. Avec l'opiniâtreté d'un grand reporter, Gillotte entend jeter la lumière sur ce qu'il appelle les "dessous du pèlerinage" : spéculations sur le prix de l'eau, trafic de billets retours, corruption des autorités locales... Le portrait qu'il dresse de l'Empire ottoman finissant est sans concession et sa description très personnelle du pèlerinage à La Mecque révélatrice de la mentalité coloniale de l'époque. Pendant la traversée et lors de son séjour au Hedjaz, Gillotte a également pris un centaine de photographies - reproduites dans cet ouvrage - qui constituent un témoignage précieux sur l'histoire du pèlerinage à La Mecque et les circulations en Méditerranée et en mer Rouge au début du XXe siècle.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.