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Déviance et Société Volume 30 N° 3/2006 : Prisons et mutations pénales
Chantraine Gilles ; Mary Philippe
GEORG
20,00 €
Épuisé
EAN :9782825709283
Depuis longtemps, les analyses du système pénal cherchent à décrire l'inertie qui caractérise les institutions carcérales pour en interpréter l'étrange dynamique : au fil des époques, la prison semble changer autant qu'elle paraît immuable. Pourtant, cette inertie n'est qu'un récit sociologique parmi d'autres et on peut faire l'hypothèse que la prison est en perpétuelle mutation, qu'elle s'adapte constamment à son temps et qu'il est préférable de la saisir dans sa contemporanéité plutôt que dans son a-historicisme apparent. Schématiquement, trois niveaux de réalité - carcéral, pénal et sociétal -, forment alors les grands axes à partir desquels on peut observer et contextualiser les changements et adaptations des prisons dans les sociétés occidentales contemporaines. Les articulations possibles entre ces trois niveaux de réalité peuvent ainsi se décliner en de multiples questions : comment les nouvelles idéologies et pratiques pénales reconfigurent les rapports sociaux en détention ? Comment les modes de subjectivation des individus propres au néolibéralisme participent à la redéfinition des sujets criminalisés ? Comment l'exigence sécuritaire et l'objectif de contention des détenus viennent-ils composer avec la multiplication des droits des détenus et des instances de contrôle extérieures, les nouvelles exigences en matière de santé, d'éducation et de culture ? La complexification des modes d'exercice du pouvoir - résultant notamment de la multiplication des intervenants et des droits accordés aux détenus - modifie-t-elle les formes de résistances et de contestation de la part des détenus ?
Cette troisième édition de la Rééducation neurologique est une nouvelle version profondément révisée de l'ouvrage. Celle-ci s'imposait non seulement du fait des avancées rapides survenues dans tous les domaines des neurosciences, mais aussi par les progrès majeurs réalisés dans la prise en charge et les techniques de la médecine de rééducation et de réadaptation. Au travers du concept fondateur et holistique de la plasticité de la fonction motrice, étayé sur les données les plus actuelles des neurosciences, la rééducation se révèle déterminante aussi bien pour orienter les processus de réorganisation du système nerveux qu'indispensable pour en assurer l'expression fonctionnelle. Cet ouvrage montre l'enrichissement considérable que notre discipline tire de ces confrontations aux techniques d'exploration les plus récentes. Elles en fondent la démarche, en élargissent le champ, et en confirment la portée. Cependant, l'esprit dans lequel avait été rédigé ce guide - clair, didactique et le plus complet possible - a su être conservé. De même, le découpage des différents chapitres a gardé la présentation en quatre parties (les bilans, les techniques et moyens de rééducation, les grands syndromes et quelques affections particulières), pour apporter des réponses pratiques aux cliniciens et aux professionnels de la rééducation.
Chantraine Gilles ; Lascoumes Pierre ; Martuccelli
La prison change-t-elle, peut-elle changer? Constitue-t-elle une partie de la solution aux problèmes variés posés par la délinquance? S'interrogeant sur la légitimité d'une institution qui, intra-muros, semble largement incompatible avec la dignité des individus, l'auteur suggère que les véritables réformes carcérales se feront par-delà les murs, par le réancrage des questions "des sécurités" au coeur d'une réflexion politique, d'un projet de société. L'auteur propose à travers un travail de terrain approfondi constitué d'entretiens biographiques réalisés en maisons d'arrêt, une réflexion originale.
A l'heure d'une mondialisation accélérée, on observerait une recrudescence des maladies infectieuses, mélange détonant de pathogènes émergents et anciens. Parmi ces derniers, le virus de la rougeole reviendrait en force. Médias, experts en santé publique et parents attribuent régulièrement cette résurgence à une hausse des refus de la vaccination. Qu'en est-il vraiment ? Cette explication est, pour l'autrice, historienne de la santé, un peu trop simple, voire simpliste. Dans cette enquête d'une rigueur exemplaire se penche sur la vaste question des non-vaccinations et leurs raisons d'être, elle met en cause l'idée que le rejet des vaccins augmente et que le "retour" de certaines maladies "que l'on croyait disparues" est la conséquence directe de cette opposition. Partant d'une autopsie minutieuse de la dernière grande épidémie de rougeole qui a touché le Québec il y a tout juste trente ans, elle dissèque et démystifie les comportements contemporains entourant la vaccination et met en relief ce qui se joue vraiment dans la réapparition de l'infection virale. Son livre souligne l'importance d'avoir une démarche historienne pour bien comprendre, dans toute leur complexité, les façons individuelles et collectives de préserver sa santé et celle des autres.
Que faisons-nous quand nous communiquons ? Qui sommes-nous quand nous communiquons ? Ces deux questions sont généralement séparées. L'une renvoie aux " techniques " et à la technologie de la communication - peut-être vaut-il mieux dire " de l'information " - et fait l'objet d'un nombre croissant d'interrogations, accélérées avec l'usage massif de l'Internet et du World Wide Web. L'autre renvoie à la psychologie, voire à la philosophie, et semble désuète par rapport à la première. Sauf lorsqu'elle se présente comme une nouvelle psychologie, appelée " de l'esprit ", laissant croire que l'esprit est dans la machine (" the ghost in the machine "). Nouveautés réductionnistes, qui font passer les gens pour des choses. Ce livre traite ensemble les deux questions " que " et " qui ", sans tomber dans cet horrible amalgame qui confond machine et cerveau, cerveau et esprit. Au contraire, il montre que " ce que nous faisons " et " ce que nous sommes " sont étroitement liés par la finalité de toute communication : s'entendre les uns les autres au sein d'un monde commun, en dépit de tous les obstacles que font naître les défaillances des appareils, les différences culturelles et rituelles, les diverses manières d'écrire et de lire les histoires, et s'engager dans la discussion avec tous les troubles de l'âme inhérents à la condition humaine. Les deux termes clés de ce livre sont composer et interpréter. Les deux, intimement associés, renvoient à des processus matériels (émettre et recevoir des messages - quels que soient les médias utilisés), à des mises en scène (à qui je m'adresse et comment ?), à des intentions plus ou moins durables (que veux-je obtenir de mes interlocuteurs ?), pour des motifs plus ou moins clairs (pourquoi un tel désir d'obtenir quelque chose ?). Composer c'est s'adresser aux autres en ayant toutes ces questions en tête ; interpréter, c'est tente de les faire siennes, ne serait-ce que pour y répondre selon ses propres désirs. L'art de communiquer, c'est l'art de vivre ensemble, avec et sans machines, pour le meilleur et pour le pire. Un art que personne ne maîtrise.
C'est en 1950 que le grand psychanalyste suisse donna cette quatrième édition, considérablement amplifiée, d'un essai de 1912 dans lequel, partant d'un cas individuel - celui, expose par Théodore Flournoy, dune jeune Américaine auteur de poèmes dans un état semi-inconscient -, il ouvrait à sa discipline des perspectives radicalement neuves. En partant de l'histoire de miss Miller, il s'y livre à une vaste enquête sur les symboles et les mythes culturels et religieux, développe sa théorie de l'inconscient collectif et archaïque, élargissant en fait le champ de la psychanalyse à une psychologie générale de l'humanité et de la culture. Dès sa première partition, ce livre qui marquait sa rupture avec Freud fut abondamment commenté et discuté. C. G. Jung ne cessa par la suite de l'enrichir et d'en affiner les vues. C'est une de ses oeuvres maîtresses et lun des classiques mondiaux de la psychanalyse.
A l'heure où les praticiens (psychiatres, psychologues, éducateurs), les responsables de l'industrie et du management (chefs d'entreprise, managers, coachs, DRH), les spécialistes de la ville et de l'évolution des groupes (sociologues, psychosociologues, anthropologues, urbanistes, politologues) sont appelés à prendre en compte la complexité accrue et les mutations des contextes sociaux et culturels actuels, au sein d'une société de communication où la figure de l'altérité s'impose de manière particulière, et dans laquelle les relations humaines occupent une place déterminante ; au moment où certaines théorisations s'essoufflent devant ces nouvelles réalités, ce livre vient, précisément, apporter une contribution décisive en montrant comment la pensée systémique et plus récemment les approches narratives et contextuelle permettent de comprendre et de traiter les crises relationnelles, en particulier au sein de la famille. L'expérience de l'auteur lui permet de présenter des exemples pris sur le vif qu'elle sait nourrir à la fois d'observations personnelles et d'éléments empruntés à l'histoire de la psychiatrie. C'est ainsi que cet ouvrage s'adresse à des étudiants en psychologie, médecine ou communication, à des professionnels qui, dans leur pratique, ont besoin de sérieuses connaissances sur ce qu'implique " être en relation ", mais aussi à un plus large public curieux de comprendre les enjeux essentiels du monde contemporain.